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gramme du poids de l’animal, il est facile de prendre dans une artère, à l’aide d’une seringue de physiologie, au bout d’une heure, de deux heures ou d’un temps plus long, un échantillon de sang d’un volume égal à 20<=‘^, de l’in-
jecter dans un ballon récipient (fig. 50) pourvu d’un tube réfrigérant d’Allihn et uni à la pompe à mercure : le vide est fait dans l’appareil. Le ballon étant immergé dans l’eau bouillante, on obtient au bout d’un certain temps la distillation de l’alcool et de l’eau, donnant dans la pompe un liquide tout à fait clair qui est recueilli dans une allonge fixée au-dessus du robinet et qui renferme tout l’alcool.
Courbes des résultats obtenus. — Les courbes (fig. 60) qui montrent les résultats de la distillation et du dosage de l’alcool par le procédé de Nicloux sont très instructives. Sur la ligne des abscisses sont marquées les heures; sur la ligne des ordonnées, les proportions d’alcool absolu en centièmes de centimètre cube contenues d^ns 100 centimètres cubes de sang sont inscrites; enfin sur les courbes, j’ai indiqué les volumes d’alcool absolu en centimètres cubes qui ont été injectés dans l’estomac au début de chaque expérience.
Prenons comme exemple la dose de 5 centimètres cubes d’alcool absolu par kilogramme, ou en réalité 50 centimètres cubes d’alcool à 10 pour 100 que l’animal supporte bien, mais qui produit au bout d’une heure une ivresse profonde : nous voyons qu’après ce laps de temps, 100 centimètres cubes de sang contiennent 0^‘^,5 d’alcool absolu ou 1/200; cette proportion se maintient constante pendant quatre heures, et la ligne du tracé est parallèle à la ligne des abscisses : c’est ce que j’appelle le plateau, qui peut porter mon nom, car c’est une de mes plus importantes découvertes; elle démontre que l’absorption de l’alcool dans l’estomac est loin d’être instantanée et qu’elle maintient dans le sang une proportion d’alcool constante.
Si, comme je l’ai fait dans une série d’expériences sur des chiens et des lapins, après l’injection de 5 centimètres cubes d’alcool’ absolu par kilogramme du poids, je trace les résultats obtenus, je trouve, comme l’indique la figure 61, qu’entre la cinquième et la sixième heure, chez le chien, la proportion d’alcool dans 100 centimètres cubes de sang s’abaisse légèrement de 0‘^‘^,50 à 0‘^‘^,475, ou à
1/211, puis la courbe s’abaisse peu à peu dans les heures successives, et ce n’est qu’au bout de 23 heures que l’alcool ne se trouve plus dans le sang chez le chien, et au bout de 17 heures chez le lapin.
Toujours pour le même volume, 5 centimètres cubes d’alcool absolu par kilogramme, j’ai trouvé dans les divers tissus.