CHAPITRE II Extraction des gaz du sang
Pour extraire les gaz du sang, je me sers depuis bien longtemps de la pompe à mercure, que j’ai perfectionnée en utilisant un robinet de verre à trois voies ^ enveloppé d’un manchon métallique constamment rempli d’eau, fermeture hydraulique qui s’oppose à toute rentrée d’air par le robinet. La figure 6 représente la pompe à mercure d’Alvergniat qui m’a rendu tant de services, et le récipient formé d’un ballon à long col, d’un demi-litre ou un litre de capacité, fermé par un bouchon de caoutchouc à deux trous traversés l’un par un long tube de verre presque capillaire, uni à un robinet de métal extérieur par lequel on introduira le sang; l’autre par un tube de verre qui est uni par un long tube de caoutchouc à parois épaisses et à calibre de 1 millimètre environ de diamètre, portant une pince de Mohr qui permet d’ouvrir ou de fermer ce tube uni au tuyau d’aspiration de la pompe. Ce perfectionnement, dû au docteur L. Camus, a pour but de laisser, pendant un temps très court, la communication établie entre le récipient et la pompe, temps qui suffit au passage des gaz, mais qui ne permet pas à l’eau du sang de distiller en grande quantité, de
1. Le robinet métallique à trois voies a etc invente par l’illustre physicien V. Régnault.