EXTRACTION DES GAZ DU SANG
passer dans le tube rempli de mercure et de réabsorl)er l’acide carbonique soluble dans l’eau.
Exemple d’extraction des gaz du sang. — On découvre chez un chien, dans la région du cou, l’une des artères carotides qui est liée du côté de la tête et sous laquelle on place une ligature d’attente du côté du cœur; on fait sur le vaisseau, entre les deux liens, une incision avec des ciseaux et on introduit un ajutage métallique ou de verre du calibre de l’artère, présentant un léger rétrécissement sur lequel on fixe le vaisseau avec un fil ciré. L’ajutage porte un tube de caoutchouc fermé par une baguette de verre plein. On délie le lien, on applique la canule de la seringue de physiologie que j’ai fait construire par Golaz, excellent instrument qui jamais ne laisse pénétrer l’air entre le piston et le cylindre de verre, qui a partout le même diamètre : on aspire 43‘=‘^,2 de sang qui est injecté dans le récipient vidé d’air le plus complètement possible par les manœuvres de la pompe; le ballon de verre est maintenu immergé dans l’eau bouillante; on extrait les gaz, qui sont recueillis dans une cloche graduée en centimètres cubes et dixièmes : il faut avoir soin de manœuvrer avec précaution le robinet pour faire entrer le gaz bulle à bulle dans la cloche, car, si une bulle de gaz sortait par l’extrémité inférieure de cette cloche, l’expérience serait manquée.
Analyse des gaz. — Lorsqu’on a obtenu la totalité des gaz qui étaient contenus dans le sang par les manœuvres de la pompe, on porte la cloche graduée dans une cuve à mercure profonde de fer, présentant deux parois de glaces parallèles; après quelques minutes d’immersion dans le mercure, dont on prend la température, on mesure exactement le volume occupé par le gaz, en ayant soin que le niveau du mercure dans la cloche soit d’un millimètre plus bas que le niveau du mercure dans la cuve de forme rectangulaire, si la hauteur de l’eau dans la cloche est de 13““, 5 environ : on
est sûr alors que le gaz est soumis à la pression atmosphérique donnée par un baromètre.
On fait passer avec une pince de fer deux pastilles de potasse dans la cloche et on agite, ce qui favorise la dissolution de l’alcali et l’absorption de l’acide carbonique; on lit le volume occupé par le gaz restant mélangé d’oxygène et d’azote : si une nouvelle agitation des gaz avec la solution de potasse donne le même nombre, on est sûr que l’absorption de l’acide carbonique est complète;
pour doser l’oxygène, le meilleur procédé, le plus exact à mon avis , c’est mon eudiomètre à eau; on fait passer sur la cuve à eau le gaz restant à l’aide d’un entonnoir à gaz dans une cloche graduée pleine d’eau; on mesure le volume occupé et on ajoute un volume triple d’hydrogène pur toujours en réserve dans l’appareil de Kipp (fig. 7); on agite vivement les gaz, et on porte la cloche, après avoir mesuré le volume, dans un grand bocal plein d’eau renfermant l’excitateur à fil de platine et le support à curseur qui sert à fixer fortement la cloche sur un disque de caoutchouc; on fait passer le courant de quelques accumulateurs, le fil de platine rougit et enflamme le mélange; le tiers de la réduction mesurée représente l’oxygène; en opérant ainsi, en ramenant les volumes des gaz acide carbonique, oxygène et azote, secs, à 0° et à la pression de 760 millimètres, ce qui se fait très facile^^ ment par l’emploi d’un tableau qui donne les nombres ou coefficients de correction, quand on a lu la pression barométrique et la température de la cuve à mercure, on obtient pour 100 centimètres cubes de sang normal du chien t
Fig. 7. — Appareil de Kipp servant à la préparation d’hydrogène puri