APOLOGIE DU MUSÉUM D’HISTOIRE NATURELLE
En terminant ce livre qui a exigé beaucoup de travail, il est de mon devoir de rendre hommage au Muséum d’histoire naturelle, à ce bel établissement consacré à rexj)osilion permanente de toutes les richesses fournies ]>ar la Nature, qui renferme non seulement des collections admirables et une très instructive ménagerie, mais qui contient aussi des laboratoires de recherches expérimentales qui sont poursuivies d’une manière continue par mes savants collègues et par moi, dans le vaste domaine des applications de la physique, de la chimie et de la physiologie à l’étude des sciences naturelles.
Je me rappellerai toujours que dans une brillante réunion qui eut lieu dans la galerie de Paléontologie, nous avons rendu tous hommage à notre savant collègue M. le professeur Gaudry, et nous avons entendu avec émotion les éloquentes paroles de notre directeur, M. le professeur Edmond Perrier : a Vous avez augmenté la gloire de notre glorieuse maison. »
Au Muséum^ nous travaillons tous au progrès de la science avec un grand désintéressement, et, si l’on veut comparer l’état actuel de nos galeries et de nos collections à celui qui est décrit dans le bel ouvrage le Jardin des plantes, L. Curmer, éditeur, 1842, on verra quelle somme énorme de travail on a donné dans les divers services depuis soixante-quatre ans.
Le Collège de Erance, fondé par François P’’, et le Muséum d’histoire naturelle, fondé par Louis XIII et modifié ])ar un décret de la Convention nationale, continuent à faire progresser la science, qui est sans limites. « On a beaucoup fait avant nous, mais on n’a pas tout fait. Il reste beaucoup à faire aujourd’hui et à jamais. Tous ceux qui naîtront dans cent mille ans trouveront encore l’occa-