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CHAPITRE VII

Hygiène de l'Elimination.

Qu'est-ce que l'élimination ?

Par élimination, il faut entendre l'acte par lequel les aliments absorbés, comme nous venons de le voir, sont ensuite rejetés au dehors sous diverses formes et par diverses voies, parce qu'ils ne peuvent plus servir à la vie.

Sous quelles formes et par quelles voies les aliments sont-ils éliminés ?

Nous avons établi qu'il y avait deux sortes d'aliments : les uns respiratoires et les autres plastiques. Les premiers, qui comprennent les matières féculentes, le sucre et la graisse, sont transformés en acide

Carbonique et en eau qui sont après un certain temps jetés au dehors, l'acide carbonique parles poumons, l'eau par les poumons aussi, parla peau et les reins. Les seconds, composés des matières albuminoïdes (fibrine, caséine), après avoir séjourné quelque temps dans nos tissus, sont transformés en urée et en acide urique, qui sortent par les urines et la sueur.

REFLEXIONS

Le dernier terme des aliments respiratoires est l'eau et l'acide carbonique, comme l'urée et l'acide urique sont le dernier terme des transformations des aliments plastiques. Ces vérités sont bien établies : ce sont des faits ; seulement nous savons bien peu les modifications nombreuses que ces aliments subissent avant d'en venir à cette dernière forme.

Ces transformations ne se font pas sans développer de la chaleur ; la chaleur dont nous avons besoin vient donc de là, mais plus particulièrement de6 modifications subies par les aliments respiratoires.

Quand les principes nutritifs des aliments que nous mangeons ne sont pas en quantité considérable, et quand il n'y a pas proportion entre les aliments qui nous échauffent et ceux qui séparent nos tissus, ou qu'une maladie quelconque empêche l'absorption de se faire, il y a alors défaut d'alimentation et l'amaigrissement se fait promptement.

La nourriture abondante et réparatrice est indispensable quand il y a santé ; mais elle est nuisible en temps de maladie : il vaut mieux, dès qu'on s'aperçoit d'une indisposition grave, s'abstenir complète-

ment de nourriture. Je laisse après moi deux grands médecins, disait Desmoulins, la diète et l'eau.

Il est facile de comprendre pourquoi l'abstinence est chose bonne, lorsqu'on est malade. Il n'y a généralement pas de maladie sans fièvre : or la fièvre diminue les sécrétions du canal digestif que nous savons être indispensables à la bonne digestion : donc la nourriture, que nous prendrions alors, ne pouvant être digérée facilement, ne pourrait qu'être nuisible et aggraverait la maladie.

L'élimination dans la maladie est aussi lente que l'assimilation. Il y a si peu de vie que ce phénomène ne se fait que lentement ; sans cela les malades ne pourraient pas résister aussi longtemps sans manger.

Que de maladies sont graves, que de convalescences redeviennent maladies, parce qu'an ne sait pas alors régler sa nourriture, ou plutôt parce qu'on ne s'abstient pas assez d'aliments qui nous tentent et nous tuent : les appétits alors sont si trompeurs et si traîtres qu'on ne saurait trop s'en défier !

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