‹ La Saponine Du GaïacChapitre 8 sur 19 · É SES · texte numérisé non relu

É SES

Faire digérer le tout pendant 15 jours dans :.

AGE On ajoute :

Résine de Gaïac pulvérisée. .….…. 60 gr.

On fait encore digérer 15 jours et on ajoute :

Salseparetlle "1,140 120 gr:

SALE PU ar :.. 2.600 gr,

Ce sirop se donnant par cuillerées à bouche de une à quatre par jour.

C'est au même auteur qu'est due l’observation sui-

vante : ; |

«En 1776, Mr. Emerigon, procureur du Roi, de la

Justice Royale et au siège de l’Amirauté du Fort de

Saint-Pierre de la Martinique écrivait en France, le 8 février au comte de Nozières, la lettre suivante à l’occasion de la maladie goutteuse et des avantages qu'il avait retiré, dé l’élixir de Gaïac, contre cette cruelle maladie dont il était fort tourmenté : :

« Gette maladie, dit-il, ne m'est point héréditaire : j'en ressentis les premières atteintes en 1767, alors. : âgé de soixante-cinq ans. Des douleurs fréquentes qui

ns Circulaient aux mains, aux pieds et aux genoux en

: - furent les précurseurs. Je n’y crus point, mais un

accès caractérisé qui me survint en 1769 me démontra FT que j'étais réellement goutteux. TE

« Cet accès fut suivi de plusieurs autres, souvent plusieurs par année et toujours plus longs et plus violents. L'un et l’autre pie, les genoux et les mains

furent attaquées, tantôt séparément, tantôt tous ensemble. Mon dernier accès en 1774 fut des plus cruels. L'attaque fut générale ; je souffris pendant pe de. Fe

VAS En

deux mois des douleurs inexprimables ; des fomentations, cataplasmes de toutes espèces furent employés ; Je n’en reçus aucun soulagement.

« On m'’annonça qu'un vieux goutteux, perclus de tous les membres depuis plus de cinq ans avait été radicalement guéri par un remède qu'il tenait d’un Caraïbe ; je vérifiai ce fait, et certain de cette guérison,

. Je me hâtai d’user de ce remède. J'en éprouvai bientôt les effets salutaires. Ce n’était autre chose que l'infusion des fleurs, des feuilles, de l’écorce et de l’aubier de Gaïac dans du tafa. J’en recommençai l'usage en 1774; mes jambes qui restaient longtemps faibles et

“débiles après les accès, récouvrirent bientôt leur force et leur vigueur ; les nodus qui s’étaient formés sur presque toutes les Jointures des pieds et des mains se

dissipèrent : il ne resta plus que deux nodosités qui ne me gênent pas et qui diminuent journellement.

Je ne sens plus ces douleurs errantes qui me tourmen-

aient et depuis environ quinze mois, je jouis d’un bien-être dont j'avais été privé pendant sept à huit

années consécutives. » ë

Cette préparation resta sous le nom de « Remède

des Caraïbes » dont Jamin Dada nous donne ainsi Ja formule :

à prendre le matin deux cuillères à bouche.

Bientôt cette action antigoutteuse n'était plus em-

ployée et la Gaïac disparaissait définitivement de la

; pharmacopée française en 1888.

1 P Clostre ; LAS RE AVE 2

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