‹ La Saskatchewan: essai de monographie provinciale canadienneChapitre 22 sur 59 · GS · texte numérisé non relu

GS

veu d'étangs et de murais. À l'ouest, la marne noire domine, elle convient à tous les produits du pays. La réserve indicnne des Enfants du Tonnerre, qui s'étend au sud du lac Brightsand couvre une superficie de 13.280 acres.

A l'est du lag Brightsand, se trouve le lac de la Tortue, très poissonneux et bordé de bosquets d'épinettes. A son extrémité nord, le terrain est composé d'une épaisse couche d'argile ou de marne sablonneuse sur un sous-sol d'argile; la surface, qui offre de nombreuses ondulations, est couverte de bois sans interruption, les pins jack, les épinettes ot les peupliers ayant.en moyenne 12.pbuces de diamètre. Au sud, s'étendent de grandes surfaces d'argile et de marne sablonneuse, mais il ya aussi des pierres en grande quantité; le foin est ahondant et les bons pâturages ne manquent pas.

Le ‘lac Briÿhtsand, le lac de la Tortue et deux autres lacs moins imporfants, Pierreûx et de Minuit, s'écoulent par la rivière de la Tortue.

Däns son cours’ supérieur, près de la réserve indienne 115 B, cette rivière a un cours rapide de 3 milles et demi à l'heure, une largeur d'une chaîne et une profondeur de 3 à 5 pieds; les terrains adjacents ne sont pas exposés . à l’inondation, ils se composent d'une riche marne noire, la surface est onduleuse et couverte de .taillis de saules et de peupliers. Dans son cours moyen, la rivière traverse un sol léger et sablonneux convenant surtout aux pâturages, sa Jargeur et sa profondeur n'ont pas changé, seule la rapidité du courant à diminué et n'atteint que 2 milles et demi à l'heure. En aval d'Edam, jusqu’à la Saskatchewañ, elle s'élargit jusqu’à 50 chaînes, sa profondeur est de 3 pieds environ el courant devient plus rapide.

lacs s'écoulant par la rivière dela Tortue on remarque deux lacs ommuniquant ensemble par un petit crique, le lac Long et le Inc

guère à l'agriculture; la surface est unic et couverte de petits bois sans ‘Meur commerciale. A l'ouest du lac du Bouleau, la ré£ion est onduleuse ou

d'épinettes et de baumes de Gilead; le sol est un humus sablonneux de 6 à 10 pouces de profondeur avec fond d'argile et de pierre; à l'est et au nord-est, les bois sont rabougris; l'argile dure et l'absence presque complète de sol alluvial rend la contrée peu propre à l’agriculture.

En descendant vers le sud, nous rencontrons deux autres lacs jumeaux, le Jackfish et le Murray, alimentés par de nombreux criques et se déversant dans la Saskatchewan du nord. °

Le lac Jackfish est une nappe d'eau douce, très poissonneuse, longue de 14 milles et large de 6. Aux alentours le pays est plat, couvert par le prairie

nontueuse, en partie rocheuse, couverte de pins, de bouleaux, de trembles, .

ou quelques petits bosquets de trembles; une colonie française, située au nord .

du lac, et comprenant des Français, des Canadiens et des métis, s’adonne à l’agriculture et réussit parfaitement dans la production des céréales, des pommes de terre, des betteraves, elc.Le lac Jackfish devient très populaire

comme lieu de rendez-vous, surtout pour les habitants de Bat{leford et de.

North Battleford. .

Entre les lacs Murray et Jackfish le pays, très onduleux et parsemé de bou-

pu

quets de peupliers, convient mieux aux pâturages qu'à la culture. Au nordest, ont été établies les deux réserves indiennes n°" 112 et 159. La contrée qui s'étend plus au nord jusqu'au lac de Minuit possède un sol riche du bonne terre glaise ou de marne noire; bosquets de peupliers, coteaux, muskegs et quelques cyprès en approchaut du lac de Minuit.

Au sud-est du lac Juckfish, sur les bords, de la Saskatchewan du nord, et

non loin du confluent de la rivière Bataille, ést située la cité de North Battleford.

Incorporée comme cité le 1 mai 1913, North Battleford se trouve sur la ligne principale du GC. N.R. de Winnipeg à Edmonton, à 254 milles à l'est de cetto dernière cité. Sa population est passée de 2.105 en 1911 à 5.000 en 1912; son industrie el son commerce progressent rapidement. Le tableau ci-dessous indique l'importance du développement de la cité en 1911. (4)

: VALEUR VALEUR DÉPENSES DÉPENSES pour constructions

" s Constructions An :

. des Lu ace 8 doit ou améliorations Services Publics crigces en £: permanentes

d'assainissement y compris les égoûts

VS

Les permis de construction se sont élevés en 1911 à $ 240.080 et en 1912 à $ 896.970. *

‘En descendant toujours la rive gauche dela Saskatchewan, nous traversons une région bien colonisée.’Au nord de la ligne du C. N. R., s'étend une étendue de terre noire avec sous-sol de marne sablonneuse ou d'argile, très peu de bois, quelques saules épars autour des fondrières, peu de foin: de bonne eau douce peut être obtenue en creusant à une profondeur de 30 pieds. En partant de Ruddel pour se diriger vers Rabbit Lake, on découvre successivement un sol médiocre, montueux, avec des collines de 50 à 200 pieds, de rombreuses fondrières et peu de bois; puis une prairie onduleuse avec toutfes de trembles; enfin #n terrain raboteux, inégal et pierreux avec, des )osquets

de trembles et de broussailles épaissés, le sol est presque partout riche humus sablonneux de 4 à 6 pieds de profondeur avec sous-sol de sakle ou d'argile.

Continuant dans la direction du nord, nous atteignons le lac de la Rencontre (Meeting), au nord duquel la région devient ondulcuse et hoisée. Les peupliers varient depuis les jeunes plants jusqu’à des arbres de 8 à 10 pouces de diamètre, les épinettes peuvent atteindre 16 à 18 pouces. Il y a aussi d'épaisses broussailles de peupliers, de saules, d’aulnes et de noisetiers. Le sol ‘est principalement formé de marne argileuse sur sous-sol d'argile ou bien il est graveleux; il conviendra parfaitement à l'agriculture quand il sera défriché.

“ts

() Seventh annual report of the Department of agriculture of the province of Saskatcheuan, 1911. .

fr 4

Plus au nord enfin est situé le lac Witchekan. En partant de sa rive ocvi, dentale et en se dirigeant vers le lac du Bouleau, on traverse de vastes prairies 6ù poussæ une grande quantité de foin. Les principales essences forestières sont le peuplier et le baume de Giléad. Le terrain est d'abord composé d'argile dure et recouvert de muskews et de marais alcalins; puis, plus à l'ouest, la région devient montueuse et l'on retrouve la marne noire avec

‘ sous-sol d'argile, '

Nous allons maintenant étudier les terrains qui s'étendent au nord de Ja partie occupée par la colonisation jusqu'à l'extrème-nord du district. Dans la région comprise entre le lac Brightsand et les lacs Bronson, Ministikwan et Makiva, la surface est généralement boisée et onduleuse; on trouve du peuplier, de l'épinette, du pin jack, du tamarack et du bouleau, mais il y a beaucoup de bois brûlés. De grandes étendues de terres marécageuses couvrent la contrée sans grande’ utilité; les hauteurs, cependant, étant formées de marne argileuse, avec peu de pierres, conviendraient à la culture. Là où

+ iln'y a pas de marécages, on rencontre souvent des collines de sable; le foin

peut être assez facilement obtenu. Au sud du lac Makiva s'élèvent des collines de 100 à 400 pieds; les bois, assez denses, conviennent aussi bien à la pulperie qu'au bois de charpente. :

Entre le lac Bronson et la rivière du €astor, au nord, le sol est formé de marne argileuse ou d'humus sur sous-sol pierreux ou argileux, la surface généralement onduleuse. est très boisée, les lacs sont nombreux et contiennent beaucoup de poissons, le gibier est abondant. Le lac le plus important est le Ministikwan, assez profond et long de 5 milles et demi du sud-ouest au nord-

‘ est; il est très poissonneux; ses rivages sud et ouest sont hauts et pierreux,

ceux du nord et du nord-est présentent des plages basses et marécageuses.

Nous allons maintenant descendre la rivière du Castor en nous occupant plus particulièrement des terrains situés sur la rive droite. Elle rentre dans la province au milieu d’une région parsemée de lacs et en décrivant de grands méandres. Au township 60, rang 22, à l'ouest du 3° méridien, elle a 50 yards de large en moyenne et coule à la vitesse de 2 à 3 milles à l'heure sur un fond de gravier, ses rives ont de {2 à 18 pieds de haut et sa vallée sétend sur une largeur de 3/4 de mille environ. Les terres basses, le long de la rivière, sont dominées d'environ 200 pieds par la contrée adjacente; on y trouve du foin. Les platières plus élevées de la vallée sont couvertes d'épinettes, de peupliers, de cotonniers et de saules sur une grande épaisseur. Le sol, quoique léger, ect

on,

En descendant la rive droite la surface devient onduleuse et reste toujours bien boisée, le sal -est composé de sable mélangé d'argile. ,

Près du confiuent de la rivière Mokwa, la rivière du Castor a 75-yards de largeur en moyenne, ses rives sont hautes de 15 à 20 pieds et son courant atteint la vitesse de 2 milles à l'heure; il existe un rapide à un quart de mille au-dessous du confluent de la Mokwa.

La rivière du Castor est irès poissonneuse. « Il y a quelques années, .

M. Cook, inspecteur des pêcheries avait pu attraper 32.000 poissons blancs en

2 nuits, pesant en moyenne de 2 à 2 livres et demi chacun. Le poisson pdur

- l'approvisionnement ‘d'hiver fut pris en 3 ou 4 nuits par des mélis el des in-

diens. Les poissons descendaient le courant après le frai et les pêcheurs fes attrapaient en tendant leurs filets en travers de la rivière » (1).

Au nord de la réserve indienne 105, la contrée est basse et marécageuse; à l'est on rencontre de grandes prairies sur un sol de marne noire ou sablonneuse, avec çà et là des bouquets de saules et de peupliers, à l'ouest, sur les hauteurs où le sol est léger il n’y a que quelques pins jack, mais sur les pentes des collines ct dans le voisinage des marais le sol est couvert de bons peupliers de 9 à 10 pouces de diamètre.

Entre la réserve indienne 105 et la réserve de bois 1048, la surface est onduleuse, couverte en partie de brûlé et de petites broussailles, en partie de beaux peupliers, de bouleaux et d'épinettes'atteignant 24 pouces de diamètre. Sur les hauteurs le sol est composé de marne noire d'une épaisseur de 3 à 6 pieds reposant sur un sous-sol de sable; la marne noire existe aussi dans les basfonds. : ‘

Sur la limite du district de Prince-Albert, à l'est du lac Vert, tributaire’ de la rivière du Castor, la contrée onduleuse est très boisée; on remarque de jeunes peupliers et une grande croissance d'aulnes et de saules dans les basfonds; le sal est une marne sablonneuse 1 d'argile sans gravier ni pierres. .

Au nord de la rivière du Castor sonf situés des lacs\nombreux et importants. C'est d'abord le lac rene orientale lac Froid, sur la limite

de la provinte d’Alberta/Pré$ du lac Froid des incendies ont causé de grands ravages dans les forêts. /Le sol, couvert de souches, paraît convenir à l'agriculture.

Entre la partie orientale du lac Froid et le lac Primerose, ja contrée est généralement très boisée de peupliers et de bouleaux. Le sol, près du lac Froid, est bon, l'argile dure domine sur les hauteurs. Le long de la rivière Marti-

. neau le sol est très sablonneux mais, ailleurs, on trouve, çà et là, de l'argile

de bonne qualité. À l'ouest et au nord-ouest du lac Primerose des hauteurs sablonneuses plantées de pinjack alternent avec des terres basses et humid»s boisées de petite épinette et de tamarack; on remarque aussi de grandes étén- ‘ dues de peupliers. : ‘

La contrée qui s'étend du lac Primerose à la rivière du Poisson Blanc, le long du 4 méridien, présente d'abord une surface onduleuse avec quelques petites collines, les hauteurs sont sablonneuses-et le sol est presque partout couvert de mousæ; on ne trouve que des cônifères ,il y à peu d'étendues de prairies. Puis le pays devient plus montuéux, les bois sont moins denses, les terrains des hauteurs sont composés d'argile très dure ou de sable, tandis qu'aux niveaux intermédiaires ils sont noirs et humides avec de petits marécages à tamaracks dans les dépressions; comme d'habitude, dans tout le district, le meilleur sol est celui qui est couveït d'épinettes. Non loin de la rivière du Poisson Blänc Korgile domine, la surface onduleuse ou montueuse est très boisée et en partie Ma récageuse .

(1) The New North-West, 1910.

Dans l'est du district, lo lac Ile à la Crosse est le plus important; il reçoit la rivière du Castor ot les eaux venant du lac la Loche et du lac Clair. Dans les environs du lac Ile à la Crosse la contrée est très bonne; on n'y rencontre pas de roches; le bois de charpente et le foin sont abondants (1).

En se dirigeant du lac la Loche jusqu'au township 9%, près de la frontière ouest de la province, la surface est généralement marécageuse, couverke de mousse et boisée de tamaracks et d'épinettes. Le township 89, rang 26, est traversé par la rivière Mc Murray, à la vallée profonde de 600 à 800 pieds, rabo- ” teuse et très boisée. La rivière a, à cet endroit, 120 yards de large en moyenne, une 2rofondeur de 3 à 10 pieds et un courant d'environ 2 milles à l'heure, son eau est douce et coule sur un lit de beau sable. ki Le d

Au nord de la rivière Mc Murray le sol est sablonneux et couvert de mousse; il y & aussi beaucoup de bois brûlé. Puis la contrée devient montueuse, avec des hauteurs très sablonneuses, le seul sol de quelque valeur se rencontrant dans les dépressions où poussent des épinettes de petites dimensions; les lacs, aux rivages sablonneux et sans herbe, sont nombreux. L'altitude est d'en- ” viron 1.900 pieds au-dessus du niveau de la mer.

. À mesure que l'on se dirige vers le nord, la nature sablonneuse du sai

s'accuse de plus en plus; en certains endepiis 1e surface n’est formée que de

sable fin, les parties marécageuses sont frésque ificonnues, ‘aucune terrè ne

convient à l’agriculture. On rencontre quelquefois des collines de sable de

100 pieds au-dessus de petites vallées; çà et là de petits pins jack sont éparpil- , lés sur une surface généralement dépourvue le végétation.

On arrive enfin au lac Athabaska où le climat est très froid surtout en hiver, maïs généralement supportable en raison de ses nombreuses journées ensoleillées.

La superficie de la partie du lac Athabaska située dans la province de Saskatchewan est de 1.152.480 acres. Le lac Athabaska est le lieu de rendez-vous de toùs les oiseaux de passage. « Il y a plusieurs variétés de canards et deux d'oies, l'oie ‘grise et une espèce blanche plus petite. Ces volatiles arrivent au printemps, puis ils partent au milieu de juin, on ne sait pour quelle région

-et ils reviennent vers la fin d'août en quantité considérable que l'on ne peut évaluer. Ils vont vers les « barren grounds », dit-on. On trouve dans l'estomac de ceux que l'on tue de grandes quantités d'airelles » (2). .

La contrée environnant le lac paraît être riche en minéraux « A la paie Noire, sur le lac Athabaska, on a trouvé de la galène de 1" classe contenant de l'or, de l'argent et du cuivre... Il y a une épaisse veine près de Ia baie Noire et vous pouvez la suivre facilement jusqu'à sa rencontre avec une île. C'est un très beau pays pour l'or; de nombreuses tentatives ont été faites ponr sa découverte, mais le temps n'est pas encore mûr pour la réussite » (3).

(1) The New North-West, 1910.

(2) The New North-W'est, 1910.

@) The New North-Wrest, 1910,

Page 1