PRIX
totale
Blé .
Avgine Orge Lin .
En dehors du blé, de l’avoine, de l'orge et du lin, les autres grains ne donnent qu'une superficie ensemencée de 4.098 acres, une production de 180.512 boisseaux et-une valeur de $ 456, La c Iture du seigle pourra se développer dans l'avenir, en raison des vffres U Ÿ sont-faites par le commerce et de . la valeur de cette céréale dans les r oûs, mais jusqu'à présent la produc- : tion est à peu près nulle. Un 7".
Après les céréales, la culture des pommes de terre et des racines est la plus importante; il n'y en a pas de meilleure pour nettoyer le sol. On récolte les pommes de terre un peu partout dans la province, aussi bien dans le sud que sur les bords de la rivière Churchill, près de Stanley.
- En 1912, les pommes de terre et le$;racines donnèrent une bonne récolte, comme quantité et qualité. Le rendeïhent moyen des pommes de terre fut de 200 boisseaux à l’acre, et celui des racines de 300. Quelques navets ont atteint le poids de 12 à 15 livres chacun.
(1) Saskatchewan, minister of interior, 1911.
(2) Bulletin n° 45, Final report on grain crops and live stock of.the province of Sas-
mn z -
Pommes de terre et racines én 1942 (1)
RENDEMENT SUPERFICIKS PRODUCTION
Itivé moyen total cullivées par acre e
e boisseaux 8 Pommes de terre. ut.927, | 6.885.400 0.39% Racines . . . . 9 È 2.979.000 0.48
La production du foin {naturel et domestique), recueillie suf 970.600 acres,
. a été, en 1912, de 1.650.020 tonnes, ou 1.70 tonnes par acre; sur cette quan-
iité, l'alfalfa comptait pour 2.100 tonnes et les autres espèces de foin, timothée, seigle et brôme, pour 37.000; au prix de $ 5 par tonne, la valeur totale de la récolte s'est élevée à $ 8.250.000.
“De plus, 12.705 acres ont produit 63.525 tonnes de fourrage qui, au prix moyen de $ 5.50 par tonne, donnent une valeur de $ 349.385.
La culture des fruits commence à peine en Saskatchewan; jusqu'ici tous cæux que l’on consomme proviennent des provinces de l'est ou de la Colombie Britannique. Les enquêtes déjà faites indiquent qu'on n'en est encore qu'à la période expérimentale. Les gros fruits, comme les ‘pêches, les prunes,
- les pommes et les poires ne paraissent pas donner de bons résultats; par contre, les framboises, les cassis, les groseilles rouges et blanches, les groseilles
à maquereau et même les fraises, réussissent très bien. Mais les récoltes de ces fruits n'ont, jusqu'ici, donné lieu à aucune transaction commerciale.
Élevage
Après l'agriculture, l’industrie de l'élevage tient une place importante. L'éle- :
vage fut, jusqu'à l'arrivée du flot de l'immigration, pratiqué à travers toute la province, bien avant la mise‘en culture des terres. L'herbe qui avait nourri les millions de bisons, d’antilopes, d'élans et d'orignaux, errant autrefois sür les prairies, s'offrait aux éleveurs; ils en profitèrent. Mais aujourd'hui il ne reste plus qu’une étendue, relativement restreinte, dans le sud-ouest, où les troupeaux soient encore nombreux. Là seulement les bêtes à cornes, les chevaux et les moutons restent dehors toute l’année et l'élevage est demeuré une occupation de première importance. Dans tout le reste de la province, au sud
: du 54° parallèle, la culture du blé est le travail préféré des fermiers et l'éle-
vage ne subsiste. que comme accessoire; ainsi les anciens pâturages sont rapi-
() Bulletin n°35, Final report on grain crops and live stock of the province of Sas- Latchewan, 1912.
dement « cassés » par les nouveaux colons ct les ranchers sont repoussés de * plus en plus loin vers les terres montueuses où les plus hauts sommets sont atteints dans les collines des Cyprès.
Il y a cependant, dans la province, quelques régions convenant particulièrement à l'élevage; elles sont comprises dans les étendues à demi boisées situées au nord de laligne principale du G.'T. P., l'embranchement Sheho-Lanigan du C. P. R. et la ligne principale du C. \. R. La terre y est difficile à cultiver et le colon ne se risquera pas, sans hésitation, à l'ensemencer ‘en blé. De nombreux animaux sont élevés, à l'heure actuelle, dans cette région qui s'étend vers le nord-ouest sur une largeur de 75 à 150 milles.
Afin de développer et d'aider l'mdustrie de l'élevage dans la province, particulièrement en ce qui concerne le transport du bétail, le gouvernement a récemment nommé un.commissaire pour s'occuper exclusivement de cette question. La province entretient aussi un expert pour le bétail, à Winnipeg,
faisant fonction d'inspecteur pendant l'époque des transports. Un acte a été.
dernièrement passé par la législature de la province pour encourager l'usare d'ure meilleure classe d’étalons. .
Tableau indiquant l'augmentation des animaux domestiques en Saskatchewan de 1901 à 1912 (1)
ñ À ANNÉES CHEVAUX VAGHES Autre MOUTONS PORCS
laitières BÉTAIL
ANIMAUX NOMBRE PRIX MOYEN | VALEUR TOTALE = $ 8 ‘ Chevaux. . . . . 592.220 175.00 103.638.500. 00 Vaches laitières . . . 258.235 75.00 49.367.625.00 Autre bétail . . . . 562.590 85.00 19.690.650.00 Moutons. . . . . . 128.498 5.25 673.040.00 Porcs. . . . . . . 324.880 410.00 3.24:8.800.00 Volailles. 4.759.954 j
(1) Bulletin n° 35, Final report on grain crops and live stock of the province. of Sas-
katchewan, 1912.
(2) Bulletin n° 35, Final report on grain crops and live stock of the province of Saskatchewan, 1912.
L'élevage du mouton est restreint à la partie sud-ouest de la province; de grands troupeaux, comptant do 100 à plusieurs milliers de moutons, parcourent la prairie toute l'année. Les « English Downs » sont préférés à cause de leur vigueur, de leur prolificité et de leur croissance rapide. On peut conslitubr le premier noyau d'un troupeau en achetant, moyennant $ 125, 12 brebis et un bélior. En 1901, il n'y avait que 73.079 moutons, leur nombre attei- . gnait 128.198 en 1912, après ‘avoir monté à 164.855 bn 1910. La valeur des moutons et agneaux expédiés annuellement de Maple Creek et des stations environnantes est de 8 100.000. Environ 300.000 livres de laine partent aussi, chaque année, de ces stations; sa valeur varie suivant les saisons, en 1910, à elle était de 12 cents par livre. (1) ri
L'élevage du porc s'est développé rapidement avec l’accroissement du peuplement : le nombre de ces animaux a passé de 27.753 en 1901, à 324.530 en 1912, après avoir atteint 426.579 en 1908. Les criblures d'élévateurs, les grains de qualité inférieure et les racines de différentes espèces leur fournissent une nourriture satisfaisante et d'un prix peu élevé. L'animal préféré est le type à bacon, principalement le Yorkshire amélioré, qui paraît être le grand favori, mais les races donnant du lard s’affirment aussi de plus en. plus. D'une manière générale, les éleveurs réussissent aussi bien dans la zone du blé, en Saskatchewan, que leurs concurrents dans les plaines des Etats-Unis. En dehors des Yorkshires, les races rapportant: le plus sont les Berkshires, les Tamworths, les Duroc-Jerseys, les Chester-Whites et les Polagä-C -Chinas.
Le cheval est, aujourd’hui, une des plus grandes richesses du fermier de la Saskatchewan. Aux nouveaux colons qui arrivent, presque tous dépourvus de cet animal de première nécessité, les éleveurs en ont vendu un grand nombre dans ces dernières années. Les engins à vapeur et à gazoline aident bien, il est vrai, l'habitant de la prairie de diverses manières, mais le temps n'est pas encore venu où l'on püisse se passer du cheval. On en comptait 83.461 en 1901 et 592.220 en 1912. Le gouvernement, par le. « Stallion Enrolement Act », encourage beaucoup les fermiers à élever de belles races. Les Clydesdales viennent en tête, puis \ ensuite les Percherons. Il y a aussi quelques Shires, Suffolk-Punch et purs sarigs, mais ils sont peu nombreux si on ls compare aux deux premières races. De nombreux convois de chevaux de labour arrivent annuellement du Canada. oriental, d'autres, en plus petit nombre, sont achetés aux Etats-Unis. Le prix moyen est d'environ 8 400 par attelage; mais les attelages de chevaux sains et bien dressés, pesant de 3.000 à 3.200 livres par paire, valent de $ 400 à $ 500 à 5 ou 6 ans. La venue dans la province d'un grand nombre de colons, ayant besoin de chevaux, a cré, en Saskatchewan, un marché très important; les prix payés dans les autres provinces et la rareté des animaux, achetés à n'importe quel prix,
) Saskatchewan, minister of interior, 1911.
font prévoir pour cette branche de l'élevage des profits de plus en plus grands.
L'élevage des bêtes à cornes et l'industrie laitière conviennent parfaitement à la Saskatchewan. Les bestiaux sont facilement entretenus dans d'excellentes conditions de santé et de nombreuses sortes de racines, d'herbes et de grains communs peuvent être cultivés à un prix peu élevé et en grandes quantités .Il y avait, en 1912, 258. 235 ‘vaches laitières. Elles étaient loin de pouvoir subvenir à la demande de la province pour tous les produits laitiers.
L'augmentation de la production du beurre a presque été de un demi million de livres en quatre ans et le nombre des fermiers fournissant la crème s'est élevé de 553 en 1908 à 1.596 en 1911.
Il y à quatre ans, aucune crêmerie ne travaillait l'hiver, l'année dernière, pas une n'a interrompu ses opérations pendant cette saison. La province est divisée en deux districts dirigés chacun par un inspecteur de la laiterie, Ces inspecteurs doivent particulièrement attirer l'attention des fermiers sur la propreté et les soins à donner au lait et à la crème.
Sous l' impulsion du département provincial de l'agriculture, des crèmeries coopératives ont été crées. Depuis 1908, année où elles commencèrent à fonctionner, le total du beurre fabriqué est passé: ‘de 220. 282 livres à 737.940
en 1912. Il y eut, en 1911, 13 crèmeries opérantnts Ja province, dont 9 dirigées par le gouvernement. us |
Production du beurre dans les crèmeries surveillées par le Gouvernement (4)