— 24 — + POINT VUE POLITIQUE
En 1896, Sir Wilfrid Laurier était député de - la Saskatchewan. Il n’y avait alors que 2 députés . fédéraux pour le territoire qui aujourd’hui comprend la province de. Saskatchewan. Après Ba. ", nouvelle répartition. des comtés, qui doit avoir lieu à la. prochaine .session du Parlement, il y © aura 21: députés fédéraux pour la province. Il ” viendra uri temps où l'Ouest ne sera pas quantité négligeable, comme influence politique’ dans la © Confédération canadienne. Le gourvernement ac- * tuel. à Ottawa ne peut fonctionner sans le parti a-
. graire qui se recrute principalement dans l'Ouest.
Hest donc'de la plus haute importance que les Canadiens-français prennent leur part d'influence . dans cette partie du pays; il est important qu ‘ils . deviennent une force politique, afin de ne pas lais-
ser entièrement aux étrangers le soin de diriger
les affaires du pays. Déjà, nous avons deux séna- : .
‘teurs canadiens-français et nous devrions en avoir un troisième pour les trois provinces de l'Ouest:
et vôus savez, comme moi, que le Sénat :compte
dans la rédaction des lois ou dans leur approbetion; ; puisqu'il a le pouvoir de les rejeter.
.… POINT DE VUE NATIONAL. ue nl est important de renforcer : VOuest aù. “point. :
de. vue national: Une foule. d’Arméricains - des: È
: États-Unis. et. des étrangers vertus $ d'Europe dans
l'Ouest. canadien, ignorant tout de notre histoire, ‘.:
n'ayant pas”nôtré mentalité et ne connaissant -. absolument rien de. nos aspirations, même. dans -:
le sens large « du nom canadien, n'ont pas d'autre : :
intérêt que leur intérêt personnel. Les citoyens. CT
dés Etats-Unis, les Yankees si vous aimez mieux, .
croient que tout le monde : au Canada tient à être Die
Américain.
| Nous avons bien, mêmé à Montréal, un certain : .
nombre de Canadiens dont. Je’ point d'orguieil est “-: de singer les Anéricains Quañid< on n’a rien dans.
li tête, il faut bien imiter les autres. Ca peut
devenir un engouemené dangereux. Je crois ce- ” pendant que la: masse dù peuple est elle-même et
ne:va pas chercher ses ‘inspirations aux Etats-."
. Unis. Toutefois, périodiquement, les associations *
des :cultivateurs de l'Ouest qui, en. général, sont. contrôlées “par les Américains, se réunissent en
. convention’ et. “passent des résolutions -demaridant. . la réciprocité avec les: Etats-Unis, il n’y a pas. .de” ral" à ça; mais si ça ne réussit pas, on demande | . purément et. simplement l'annexion au glorieux : pays desétoiles, où brillent le: lynchage, la'prohi" …
bition et le. Klu-Klux-Klan.… - Il. ya . dti mäl àça..
sé qué ces. gens-là. n’ont ‘rien: qui es ra a hent à à notre: Pays. et. es Canadiens: eux qui n° On
pas d'autre pays que le Canada, ne sont pas dans
le cas des autres nationalités, comme les Irlandais, les Ecossais, les ‘Anglais et les'Allemands qui, s'ils ne sont pas satisfaits du Canada, peuvent s’en retourner chez eux. Les Canadiens, au contraire,, qu ls" ‘soient satisfaits ou non, doivent rester chez eux. ou s'expatrier. Alors, il n'y a pas de doute que les Canadiens qui, encore une
fois, n'ont pas d’ autre pays que le Canada, sont
; des éléments précieux pour contrebalancer cette | influence fnalsaine et néfaste des Américains, voulant tout englober dans. le grand” tout du Conti.
nent Nord américain, Lo un Fe
Ü “, " ‘ x ” AT +: Fe à , : À ù -- 3
En établissant des villages canadiens-français -dans l'Ouest, c’est le meilleur moyen de conserver l’esprit canadien. En 1775 et en 1812, nous
avons conservé le Canada à l'Angleterre, nous:
le conserverons encore et je crois que c’est le parti . le plus sage à prendre pour le moment, en fondant dans l'Ouest, des colonies canadiennes-françaises
qui, combattront les tendances annexionistes ‘des.
Yankees importés en trop grand némbre chez
T7 nous. Nous favons pas le temps nécessaire pour. nous les #similere Loos re car e