INDUSTRIE ET COMMERCE
Les notes et rapports précédents exposent très brièvement les méthodes adoptées et les avantages offerts au colon par la Saskatchewan, au point de vue agricole. Il existe d'autres avantages non moins importants en rapport avec le système économique de la province et d'un bénéfice sérieux aux colons ou autres personnes résidant dans la province.
La culture y est sans contredit l'industrie principale, mais d'autres industries et le commerce y jouent aussi un rôle important.
L'exploitation du bois au nord de la province, à Prince-Albert en particulier, se fait sur une assez grande échelle; ces bois sont utilisés pour la construction et pour fins de chauffage; des scieries très importantes fonctionnent à Prince-Albert.
Cette industrie a sensiblement diminuée avec la guerre actuelle, mais il est certain qu'elle reprendra un nouvel essor dès que les conditions normales seront rétablies.
Il existe aussi dans le sud de la province, des bancs considérables d'argile propre à la fabrication de la brique, poterie, tuile, etc. La fabrication de ces produits ne se fait peis encore en Saskatchwan, mais il s'en expKjrte en très grande quantité dans l'est et aussi à Medicine Hat, en
Alberta, où il existe d'importants fourneaux. L'exploitation sur place de ces bancs d'argile ne peut que progresser en temps normal, attendu que dans le voisinage immédiat dans les districts d'Estevan et de Weyburn surtout, il existe des gisements de charbon d'une très grande richesse.
Des mines sont actuellement en activité oii l'on emploie environ 400 hommes.
D'autres terrains miniers assez importants ont été découverts ailleurs au sud, ainsi dans la vallée de Willow Bunch, tout près du village du même nom, le charbon se découvre à quelques verges de profondeur dans les côtes de la vallée, et il est atteint avec grande facilité.
Le gaz naturel a été découvert en maints endroits dans le nord de la. province ainsi que des minéraux de différentes natures.
Depuis le commencement de la guerre, la construction a très sensiblement diminuée dans les centres principaux. Nos petites villes et villages n'ont cependant pas eu à souffrir sur ce rapport, la fécondité des terrains avoisinants y amène une certaine aisance et permet l'érection d'édifices nouveaux chaque année, mais ces travaux de charpenterie et menuiserie rurale ne se font qu'en été et l'ouvrier en construction se voit forcé de se vouer à d'autres occupations durant l'hiver.
Pour ce qui concerne l'ouvrier il faut admettre que l'Ouest du Canada ne lui offre pas actuellement des conditions de vie beaucoup préférables à celles que lui donne l'est. Après la guerre la situation devra nécessairement s'améliorer dans une mesure très sensible.
L'industrie en général se développe d'une façon assez satisfaisante dans les villes, malgré les conditions actuelles. Le progrès de l'agriculture ne peut que se faire sentir et produire des bons résultats dans toute la province et dans toutes les branches de commerce
Les capitaux sont ici reçus à un taux assez élevé; les compagnies ou particuliers ayant des placements à faire, peuvent y réaliser de sérieux bénéfices s'ils sont prudents dans leurs opérations. Les placements sur fermes sont les pus sûrs et les demandes de prêts hypothécaires en cegenre sont nombreux. Ces emprunts ont pour but, en général, l'agran-^ dissement ou l'amélioration de ces immeubles une fois libérés de leurs charges primitives. Les garanties offertes sont généralement de premier ordre.
De nombreuses compagnies de prêt sur ferme opèrent dans la province et nos fermiers franco-canadiens qui y sont établis sont forcément obligés de faire affaire avec elles et seraient heureux de l'opportunité d'encourager les placeurs de fonds de la province de Québec si ceux-ci voulaient bieiv investir ici.