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RECOLTES ET FACILITES DE MARCHE

Les récoltes commencent généralement du 1 5 au 25 août et les battages se font sur le champ, sans même mettre le grain en mulon, là où les machines sont assez nombreuses. Un personnel de 18 à 20 hommes est nécessaire pour tenir en mouvement une machine à battre de dimension ordinaire. Huit ou dix hommes et voitures charroient le grain du champ à la machine' trois our quatre hommes sont au champ pour aider au chargement dans les voitures, deux sont au moulin aidant à y jeter les javelles et trois autres hommes sont nécessaires aù fonctionnement de l'engin: l'ingénieur, le chauffeur et le charroyeur d'eau. La paille est le combustible pour les engins à vapeur, beaucoup se servent d'engins à gasoline. La paille est mise en mulon au moyen d'un long tuyau dans lequel elle est poussée avec force par le déplacement d'air produit par une hélice éventail, mue à une extrême vélocité par une courroie du moulin.

La capacité d'un moulin à battre varie d'après la dimension, de 1 ,500 à 3,000 minots de blé et de 2,500 à 5,000 minots d'avoine par jour.

Le grain est mis en hangar au moyen d'un tuyau élévateur communiquant directement de la machine à la grainerie; ou encore, si le fermier réside à moins de trois mille d'une station, il charge le grain directement dans des wagons et le charroie à l'élévateur à mesure qu'il est battu.

Dates par district, du commencement de la Moisson dans la Saskatchewan

en 1915.

District

Blé

Avoine

Orge

Lin

Sud-est

19 août

18 août

1 7 août

2 sept.

.bud-central

1 9 août

19 août

1 7 août

1 sept.

Sud-ouest

20 août

19 août

1 6 août

1 sept.

Est-central

Li août

L5 août

19 août

3 sept.

Central

1 7 août

1 7 août

1 5 août

1 sept.

Ouest-central

19 août

19 août

1 6 août

30 août

Nord -est

19 août

1 7 août

1 5 août

Nord-central

1 7 août 1 8 août

20 août

21 août

21 août 18 août

Nord -ouest

6 sept.

Le système d'élévateur de la province permet au fermier de disposer de tout son grain sans difficulté. Les diverses manipulations que subit le grain sont faites au moyen d'élévateurs locaux, dont quelques-uns sont la propriété de syndicats de fermiers; d'autres peu nombreux, appartiennent à des particuliers et le plus grand nombre, à des compagnies faisant le commerce des grains. La loi régissant l'achat du grain par ces propriétaires d'élévateurs garantit aux fermiers l'immunité contre les pertes provenant de la déloyauté, ou des embarras financiers de ces commerçants de grains.

Toutes les stations de chemin de fer sont pourvues d'un ou de plusieurs de ces élévateurs, d'une capacité de 35,000 à 40,000 minots chacun. Un fermier peut livrer son grain en n'importe quel temps et en recevoir paiement immédiat au prix qu'il vaut ce jour-là. Ou bien, s'il désire conserver son grain en entrepôt pendant une période indéterminée, dans le but d'attendre la hausse du prix, il peut s'il le désire, le faire expédier aux élévateurs de Fort William ou de Port Arthur où il est gardé en entrepôt. Des bons lui sont alors émis lui reconnaissant la propriété d'une quantité déterminée de grain de telle ou telle qualité. 11 lui est chargé un prix de V/i cent du minot pour frais de transbordement et environ % de cent du minot par mois si le grain est laissé en entrepôt pour une période de plus de 1 5 jours.

Ces élévateurs locaux sont pourvus de tous les accessoires modernes afin qu'il ne se perde aucun temps dans le déchargement des wagons. Dans quelques minutes à peine une charge de grain passe à l'élévateur, et le propriétaire en a le paiement, ou son bon le garantissant contre les pertes de toute nature.

Etat indiquant le nombre d'Elévateurs à Grain et la capacité d'emmagasinage de 1906^à 1916:

Année

Stations

Entrepôts

Elévateurs

Capacité (minots)

Etat montrant les Exportations de Grains de la Saskatchewan du 1er Septembre au 31 Août, Inspecté à Winnipeg. Les chiffres dans chaque cas indique la moisson de l'année mentionnée en premier lieu:

Année

Avoine

Orge

Lin

1 QOA-Q

1 7\JO y

1 ftl -i «^0

Note. — Les chiffres donnés plus haut pour les années 1905 et 1906 ne sont qu'approximatifs.

ELEVAGE.

Après l'agriculture, l'industrie la plus importante est l'élevage des bestiaux, qui se pratique surtout dans le nord et dans le sud de la province.

Toute la partie nord est spécialement favorable à l'élevage de la bête à corne, en raison de la nature boisée du terrain qui offre un abri ali bétail en temps froid.

La partie sud-ouest offre aussi des avantages marqués gr^ce aux vents "chinooks " qui tempèrent cette partie de la province en hiver. De nombreux "ranchers " y contrôlent des milliers d'acres de terrain loué du gouvernement fédéral pour un temps déterminé. La plus grande partie de cette région est cultivable, mais actuellement pour des raisons déjà citées, l'élevage en est la principale ressource. Avec le rayonnepient des voies ferrées, ces territoires se transformeront en fermes où l'on fera de la culture mixte dont le besoin devient de plus en plus grandissant.

La partie centrale de la province qui comprend les grandes plaines, est plus spécialement adoptée à la culture du blé, et l'élevage n'est qu'un accessoire.

Le Département de l'Agriculture, afin de stimuler l'élevage, donne aux fermiers la facilité d'acheter du gouvernement, des animaux jusqu'à concurrence de $750, exigeant un quart comptant, la balance payable en deux paiements annuels portant intérêt à 6 pour cent. Lors de la dernière session le gouvernement a voté un crédit de $250,000 pour l'achat d'animaux qui doivent être revendus aux termes ci-haut mentionnés. Grâce à plusieurs actes importants placés dans les statuts par le gouvernement, celui-ci encourage le développement rapide et permanent de l'industrie de l'élevage dans la province.

L'élevage du cheval en Saskatchewan ne suffit pas à la demande et il s'en importe en grand nombre à tous les ans. Les races les plus recherchées sont le Clydesdale, le Percheron et le Shire. La moyenne des prix est de $500 la paire.

Cet élevage ne cause pas beaucoup de tracas aux éleveurs, car les chevaux passent leur existence dehors hiver et été, on ne les admet à l'écurie que lorsqu'ils ont atteint l'âge d'être domptés. Les chevaux de trait eux-mêmes, pour la plupart passent l'hiver au dehors et trouvent leur subsistence dans les muions de paille et se nourrissent aussi de l'herbe qu'ils arrivent toujours à découvrir sous la neige. Ces chevaux ne boivent pas de l'hiver, ils s'abreuvent de neige; si celle-ci fait défaut alors on les abreuve régulièrement.

Les chevaux passant les hivers dans ces conditions se portent très bien. Au printemps ils font séjour à l'étable où ils sont soignés et reprennent leur vigueur nécessaire aux travaux de la nouvelle saison.

L'élevage des autres animaux est aussi très répandu et l'éleveur trouve invariablement un marché facile et rénumérateur, soit qu'il expédie directement aux principaux centres ou vende localement.

Le tableau suivant revisé par le Bureau Provincial des Statistiques indique le nombre de chevaux, bêtes à cornes, moutons et porcs dans Saskatchewan.en décembre, dans chacune des années 1908 à 1915, respectivement:

Année

Chevaux

Vaches

Autre

Moutons

Porcs

à lait

bétail

INDUSTRIE LAITIERE

L'élevage des bêtes à cornes et l'industrie laitière conviennent parfaitement à la Saskatchewan. Les bestiaux sont facilement entretenus dans d'excellentes conditions de santé et la production facile et économique des légumes et des grains ordinaires, les facilités et qualité de pâturage sont les principaux facteurs de cette industrie.

Le Département provincial de l'Agriculture encourage par tous les moyens possibles cette industrie, et sous l'impulsion de ce département la production a plus que doublée au cours des quatre dernières années. Le gouvernement prête son support à toute entreprise coopérative fondée par les fermiers. Si une compagnie désire ériger une crémerie, et peut donner des témoignages satisfaisants qu'elle mérite le support du gouvernement, un emprunt à intérêt très réduit et à termes faciles de repaiement peut être obtenue.

Sur un total de 37 crémeries, 18 sont à base coopératives et sont

L'Elevage est Lucratif

aidées par le Département de l'Agriculture qui s'occupe du bon fonctionnement des établissements, engage le personnel nécessaire: gérants, assistants, inspecteurs, achète tout le nécessaire, fait la vente des produits, les paiements aux fermiers pour leur crème, et ne charge aux compagnies que le prix coûtant de l'administration. Cette méthode d'opération assure l'augmentation de la production en réduisant les dépenses au minimum.

En vertu d'arrangements conclus entre le département et les compagnies de chemin de fer, les fermiers résidant à une grande distance des crémeries ne paient pas plus cher pour l'expédition de leur crème que les fermiers qui sont plus rapprochés, les taux de transport sont peu de chose.

Il y a 4 ou 5 ans, les crémeries ne fonctionnaient pas l'hiver, mais maintenant grâce à l'impulsion du gouvernement elles n'ont pas d'arrêt.

L'industrie du fromage n'est pas encore développée, quelques entreprises privées seulement s'en occupe actuellement.

Pour conclure cette partie de notre brochure traitant du sujet agricole, nous reproduisons ci-dessous le rapport du gouvernement pour 1915, trcQtant des rendements et valeurs des récoltes de grains et autres produits agricoles, du nombre et valeur des animaux, indiquant la valeur totale aux fermiers de la province.

Blé

Avoine

Orge

Lin

Foin . . .

Patates

Végétaux

Beurre, lait

Laine

Poisson

Chasse et fourares.. .

Horticulture et jarci dinages

Nombre d'acres

Volailles et produits

Chevaux

Vaches à lait

Bêtes à cornes

Mountons

Ne

Production

Produit par

VéJeur totale de produits aux fermiers.

Pri:

valeur

Valeur au

producteur

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