CLOCHER DE BALLAV'SON
enthousiasmes. On a dit que les Syonnaz étaient, avec les Blonay, les Menthon, les Viry, les quatre grands chevaux de Savoie. Monsieur de Boisy, comme on appelait le père de saint François de Sales, avait épousé Françoise de Syonnaz. Et les seigneurs d' Avully, de Langin, Yvoire et autres lieux, qui d'ailleurs entretenaient avec lui des relations cordiales, craignaient les uns le retour offensif de Genève ou jalousaient le gouvernement du duc de Savoie, les autres ayant contracté des alliances avec des familles protestantes, sans rompre ouvertement avec le fils de leur ami, déclinaient ses prédications. « Je ne perds point d'occasion de les accoster, écrivait-il à un religieux. .... Mais ils fuient, tant qu'ils peuvent, ma conversation. »
J'ai frappé, moi aussi, à la porte de ces châteaux où il avait expérimenté la souffrance réservée à tous les passionnés, et connu l'accueil du scepticisme souriant. De même que la pavane majestueuse est devenue la gaillarde, danse plus rustique, de même la plupart des châteaux de Savoie sont devenus des fermes. A Marclaz, comme en d'autres gentilhommières, ce sont des cours entrevues sous des arcades ruinées que Hubert Robert, en son goût champêtre.