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La maladie de Kôhler paraît à peine connue en France jusqu’en l’année 1920. Le début de cette année est marqué par la présentation d’une observation de /iæderer presque simultanément à la Société de Pédiâtrie (février 1920) età la Société de Chirurgie (mars 1920) et par une étude approfondie d'Albert Mouchet à la Société de Chirurgie qui rapporte le cas de Rœderer et y ajoute deux observations personnelles (avril 1920).
En juillet 1920, paraît dans la Revue d'orthopédie un mémoire ‘de Mouchet et Ræderer qui met au point la question de la scaphoïdile tarsienne des jeunes enfants.
C'est en effet saus cette dénomination que les auteurs proposent de désigner la maladie de Kôhler. Le mot de scaphoïdite, déjà employé par Frœælich (de Nancy) a l'avantage d’être court ; il ne préjuge pas la nature de affection, bien qu'il tende, par sa terminaison en &ite » à faire plutôt admettre une lésion d'ordre ‘inflammatoire, ce dont nous ne sommes pas sûr. Il faut le prendre comme synonyme d’altération du scaphoïde tout simplement. L’adjectif « tarsienne » permet d’éliminer une affection du poignet.
Enfin l’adjonction « des jeunes enfants » n’est pas moins indispensable puisqu’un caractère essentiel de la scaphoïdite est de se rencontrer seulement chez des enfants de 3 à 10 ans. |
La dénomination de maladie de Kôbler, qui ne dit rien à l'esprit, est d’autant plus fâcheuse actuellement qu'elle prête à une confusion regrettable. Kôhler qui a signalé le premier la scaphoïdite tarsienne, a fait depuis
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quelques années la description d’une ostéo-arthrite sèche, déformante, assez spéciale, de l'articulation métatarso-phalangienne du deuxième orteil, et les Allemands appellent aussi celte arthrite Maladie de Kôhler. De sorte qu’il y a maintenant deux maladies de Koôhler ! et on ne peut plus s’y reconnaitre.
Depuis leur travail d'ensemble M. Mouchet a présenté une nouvelle observation de scaphoïdite à l4 Société de Chirurgie et M. Rœderer, une nouvelle observation de scaphoïdite chez le frère de sa première malade à la Société de Pédiâtrie (scaphoïdite familiale).
Signalons enfin, toujours en France, les observations récentes de NVove-Josserand, de Stulz el Brandner ; nous les publions à la fin de ce travail avec les observations étrangères qu’il serait fastidieux d’énumérer
Récemment, Mouchet et Roederer ont publié dans le Journal de Radiologie une étude radiographique de la scaphoïdite tarsienne.