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n’en ést plus de même lorsqu'il s’agit. d'évaluer la fréquence de la scarlatine puerpérale, Cette fréquence est suivant les auteurs, infiniment variable d'autant que la maladie procède par petites épidémies plus ou moins rapprochées et reste ensuite un temps parfois très long sans réapparaître.
Senn en 1825, observe 32 cas de scarlatine puerpérale sur 800 accouchées suivies à la Maternité de Paris. Denham à Dublin en 1852 en note 8 cas sur 150 accouchements alors que Martin ne trouve que 3 cas sur 38.000 accouchées. Il s’agit donc dans l’ensemble, d’une maladie plutôt rare.
Notons encore qu'on l’observe le plus souvent chez des primipares (Lesage) et presque toujours après un accouchement normal, qui s’est passé régulièrement, et dont les suites de couches ne semblaient présenter aucun caractère anormal. ;
Il est intéressant de noter que dans la plupart des cas il est impossible de retrouver la source du contage.
Le plus souvent, les femmes ont été admises dans les Maternités, 40 à 15 jours avant l’accouchement, c’est-àdire un laps de temps bien supérieur à la durée d'incubation de la scarlatine; elles y sont à l’abri de toute cause apparente de contagion. La maladie a donc l'apparence de la génération spontanée mais de nombreux auteurs font observer que, dans bien des cas, il est difficile de retrouver l’origine du contage d'une scarlatine banale, non puerpérale.
Nous pouvons donc résumer en quelques mots les données étiologiques essentielles de la scarlaline puer-
pen 94 au pérale ; d'apparition rapide du 3e au 5e jour après un accouchement normal chez des primipares ;' d’allure épidémique avec impossibilité habituelle de remonter à la source de la contagion.