‹ La science au point de vue philosophiqueChapitre 26 sur 70 · SUR LA CHALEUR DE LA TERRE · texte numérisé non relu

SUR LA CHALEUR DE LA TERRE

l'empire de notre soleil et par delà cet empire. Cette eommui.auté que nous avons avec les mondes semés dans l'univers, c est à elle que nous devons d'avoir entrevu une image des lointains objets, une lueur des profonds mystères. Sans cette communauté, au^ rions-nous pu nous élancer jamais hors de notre terre ?^ Autrement, de telles choses n'auraient pas été ma^ niables à l'entendement humain ; et il ne serait peut* être pas trop hardi de dire que, si cet entendement a pusaisir, jusqu'aux limites les plus reculées de l'univers' visible, des rapports et des conformités avec ce qui existe ici-bas, ces rapports et ces conformités donnent à croire à leur tour que les entendements et les intelligences répandus en ces mondes ne diffèrent pas essentiellement des nôtres. Là où les lois physiques sont les mêmes dans leur généralité, les, lois intellectuelles ne peuvent pas être radicalement dissemblables.

(i Le plus expédient, a dit Charron sur des questions analogues S est que l'âme s'élève par-dessus tout comme en un vide vague et infini, avec. un silence profond et chaste et une admiration toute pleine de craintive humilité. » C'est aussi le plus expédient pour nous. Retournons à la terre dont nous venons de reconnaître l'antique chaleur, la température actuelle, ainsi que les causes qui la maintiennent. Ces connaissances déjà précises et celles qui sont réservées aux générations à venir sont des armes dont l'homme se servira pour lutter contre la nature, changer la face du globe où il est maîtrCr et améliorer les conditions de son existence. Nous avons vu que sa race n'est pas contemporaine de la planète, et qu'elle y a été jetée par des propriétés latentes, à une époque qui n'est pas même excessivement

t . Des trois vérités, Liy. I^ ch. &,

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