‹ La science au point de vue philosophiqueChapitre 25 sur 70 · NOUVELLES RECHERCHES DES OÊOMËTRES · texte numérisé non relu

NOUVELLES RECHERCHES DES OÊOMËTRES

avaient un froid intînî, notre atmosphère éprouverait un refroidissement dont on ne peut fixer la limite, et probablement nul être organisé ne pourrait vivre sur le glcibe; mais cette chaleur de 60 degrés au-dessous de zéro, jointe aux 73 degrés au-dessus de zéro, sontme moyenne que le soleil fournit à tout le globe, donne pour la surtace de la terre la température moyenne de 4 3 à 44 degrés. Les espaces célestes ont un état thermométrique parfaitement stable, puisqu'il résulte du rayonnement de tous les astres, dont les masses énormes et les immenses distances réduisent à rien les dimensions de notre système solaire. Cette belle découverte, qui est due à Fourier, éclaircit beaucoup de questions; Von comprend aujourd'hui que les planètes les plus éloignées du soleil aient une chaleur compatible avec l'existence de corps organisés; et Uranus lui-même, qui est placé aux confins du système, ayant déjà la chaleur planétaire, peut, à l'aide d'une atmosphère, acquérir une température qui en permette le séjour à des êtres analogues à nous.

Ce n'est pas seulement sur notre petit globe, mais c*est aussi dans les régions illimitées que se poursuit le travail de créations sans cesse nouvelles. En observant les nébuleuses, Herschel a reconnu qu'il se formait continuellement des étoiles par la condensation des substances qui composent la nébuleuse; et c'est sans doute de cette manière que notre soleil et ses planètes ont été constitués. Les lois de l'attraction, qui règlent tout notre système solaire, ont été reconnues vraies encore par delà ce système. Ce sont elles qui déterminent aussi la marche des étoiles; et M. Savary a pu, à Vaide de ces lois, déterminer les orbites des étoiles doubles. Ainsi l'on conçoit que la matière et les forces qui la régissent sont les mêmes dans les bornes de

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