‹ La science au tháâtre; comédiesChapitre 121 sur 259 · SCÈNE TREIZIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE TREIZIÈME

DE VERSAC

Pardon, M. Montgolfler; mais, ma fille ne vientelle pas d'entrer ici ?

MONTGOLFIER, troublé.

Mademoiselle Glotilde ?... (Vivement.) Toutes les dames du château sont passées par ici, ce matin, pour aller voir mon ballon... mais, en ce moment, elles sont au jardin, oii elles l'ont vu partir. Nous pouvons aller les rejoindre.

Il se dirige vers le fond, en invitant, du geste, Versac à sortir avec lui.

DE VERSAC

Je ne parle pas des dames du château, M. Montgolfler, je parle de ma fille, de ma fille Glotilde... Je l'ai suivie, et l'ai vue entrer ici. Elle ne peut être que dans cette salle; car j'ai visité inutilement toutes les autres pièces.

D cherche autour de lui.

MONTGOLFIER

Mon cher baron, personne n'est entré ici.

DE VERSAC

Pardon ; j'ai vu Glotilde se diriger de ce côté...

MONTGOLFIER

Vous voyez, pourtant, que ces fortes donnent dans des pièces sans issue. Regardez plutôt. Il engage le baron à regarder par les deux portes latérales.

DE VERSAC, revenant.

A lors, je ne vois que cette montgolfière (Montrant la

montgolfière bleue) pour servir de cachette à une fugitive... que je saurai bien découvrir !.., Oni, je gage qu'elle est cachée dans ce ballon.

MONTGOLFIER, à part.

Je n'ai pas une goutte de sang dans les veines.

DE VERSAC, parlant à travers la montgolfière.

Sortez, Glotilde, sortez !. . . Je sais que vous êtes là!... Vous ne voulez pas sortir? Ah! ventrebleu! je saurai bien vous en tirer! (Il tire son épéeet fend, a^ej la pointe, la montgolfière bleue, qui, déchirée, découvre la montgolfière rose, contre laquelle est suspendu un miroir. Josiane, quia mis le costume de Clolilde, s'attiffe devant le miroir). (Prenant Josiane par la main, et la coniuisant sur le devant de la scène.) Je vous trouve enfin, Glotilde! (Regardant Josiane.) Ce n'est pas ma fiile I

MONTGOLFIER, joyeusement.

C'est ma nièce!...

JOSIANE, à de Versac.

Ah! Monsieur, je croyais mon cabinet de toilette fermé à tous les regards ; et voilà que vous m'y avez surprise en flagrant délit de coquetterie I

DE VERSAC

Je vous demande pardon, Mademoiselle, mais vous avez une toilette pareille à celle de Glotilde, et, tout à l'heure, en vous suivant dans le jardin, je vous avais pris pour elle.

JOSIANE

Il y a tant de désordre aujourd'hui, au château, que je ne savais où m'habiller, pour le dîner de ce

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