SCÈNE XIII S
de retour à Philadelphie: je vous retrouvais aimante et fidèle... Je me voyais, non plus simple apprenti imprimeur, comme j'étais parti, mais le chef d'une belle imprimerie . , . Nous unissions nos destinées ;nous échangions nos serments, sous le regard de Dieu, dans l'Eglise, où, le dimanche, la même prière nous avait si souvent réunis !ill lui prend la main) Notre fortune modeste s'augmentait peu à peu... La ville me comblait de titres et d'honneurs... De beaux, enfants réjouissaient no'tre foyer !.. Nous traversions la vie, en nous tenant parla main, pendant que notre amour, au lieu de s'amoindrir, grandissait tous les jours !.. Mais ce n'était qu'un rêve (il abandonne sa main). Vous vous appelez madame Roger. Il ne me reste plus qu'à vous dire un éternel adieu !...
DÉBORAH Franklin, vous voulez partir ?
FRANKLIN
Oui, je retournerai en Europe, le devoir l'exige. . . Malgi'é tout,* Déborah, je vous aime encore. Nous sommes malheureux, nous ne devons pas devenir coupables .
DÉBORAH
Ah! Je ne survivrai pas à cette séparation (Elle sort par la gauche) Adieu Franklin !
FIIANKLIN
Adieu Déborah !