SCÈNE XIîI
chetriDée.tire la boite blanche Je sa poche, regarde, et reconnaît son errear.)
(A pari). Sapristi! je me suis trompé de boite .. (Il
jelle la boîte bl.ncbe sur le guéridon). ^Haul.) Je me SUIS trompé Madame, (mettant la boile blanche sur le guéridon.) mais je Vais
réparer ma méprise. Attendez un peu! (,ii prend la boiie
tim^f sur la cheiuinée, mange des pilules rouges, et laisse la boite sur le gaéridoD, puis il pose sa robe de chambre). A présent, Madame, VOUS allez voir !
M™e DE SAINT-YVES
Ah ça ! êtes-vous fou ?
BRANCOLAJR, très surexcité
Oui, je suis fou de toi, femme adorable ?
(Josqa'à la fin de la scène, la surexcitation ra crescendo.) M"* DE SAIXT-YVES
Monsieur Brancolar, je ne vous reconnais plus.
BRANGOLA.R, à part
Ni moi! (Haut) Laisse-moi te dire, femme charmante, que je t'aime, que je t'adoi-e, que je t'idolâtre !
M"»* DE SAJXT-YVE3
Eh bien ! eh bien ! Jules ! . . ,
BRAXGOLAR
Paméla ! chère Paméla ! divine Paméla ! (M"« deSainu Yves recule.) As tu entendu parler des amours d'un lion? Eh bien ! les amours de cet enfant du désert ne sont rien en comparaison de l'ardeur qui me brûle. Et je te dis: t Viens ma sultane!... viens, ma reine!... viens, mon idole ! viens!... » {U s'agenouille.)
M"»e DE SAINT-YVES
Chez le bijoutier ?
BRANCOLA.R, il se relève Eh ! il s'agit Lien de bijoutier !
• M"'« DE SAINT-YVES
Et de quoi donc ?
«RANCOLAR
Mais de mon amour ! de ma flamme, de mon délire I
M'"6 DE SAINT-YYES, à part
Mais qu'a-t-il donc?... Tout à l'heure, vieux, cacochyme et prenant delà tisane; maintenant jeune, ardent, audacieux, et vous prenant la taille ! . . . (Haut.) M. Brancolar, j'en suis bien fâchée, mais je ne peux rester davantage.
(Fausse sortie ) BRANCOLAR
Paméla !
M">e DE SAINT-YVES
C'est l'heure de la vente des chevaux russes au
Tattersall. (Elle fait une révérence comique.) Et les chevaux
russes, ça n'attend pas...
(Elle sort par le fond.) BRANCOLAR
Comment! elle s'en va?... Elle est partie!... Et j'ai mangé toutes les pilules rouges !... C'était bien la peine !