‹ La science au tháâtre; comédiesChapitre 230 sur 259 · SCENE m · texte numérisé non relu

SCENE m

Les Mêmes, FOUGASSE, tenant un Jonc, sur lequel sont enfilées quelques lasses.

FOUGASSE, à Mirjolet, sans voir le Marquis.

Eh! ben ! te v'ià toi, les bras croisés ? (Très vile.) Les bestiaux sont-y soignés, l'eau tirée, Tétable balayée, la cour arrosée? Les vaches ont-y bu ? les chèvres ont-y mangé ? Les poulains ont-y promené ■ les juments ont-y leur paille ? les brebis leur litière ? les poules leur picotin ? L'-s ànesses sonty tant seulement étrillées ?

MIRJOLET.

Je navons point quatre bras î...

Pour faire ce que tu fais, tu en as ben deux de trop, va! (Mirjolet montre le Marquis, en mettant un doigt sur les lèvres.) (Au Marquis.) Faites e ;cuse, M'ssieu le Marquis, je ne vous avions point vil... Vous v'ià donc à Langrune, à c't'heure ?

LE M.\ROUIS

Oui. je suis arrivé ce matin.

FOUGASSE, à Mirjolet

Eh! ben ? quoi que tu fais là, à bayer aux corneilles? Et ces tasses, faut donc point les remplir, et les porter au château ? (Elle lui donne le jonc.) Allons, plus vite que ça ! ^Mino^et laisse tomber le ;onc et

d2 CHERCHEZ LA FRAISE

les tasses,) (lui donnant un soufflet.) Via qui t'apprendra à casser la vaisselle !..

LE MARQUIS

Et tu te laisses traiter ainsi, mon pauvre Mirjolet?

MIRJOLET.

C'est que je pouvions point me regimber, M'ssieu le Marquis.

LE MARQUIS

. Et pourquoi donc ?

FOUaASSE.

Parce qu'y mérite d'être traité dur... Si vous saviez ce qu'il a fait, M'ssieu le Marquis, vous taperiez dessus plus dur que moi encore.

Qu'a-t-il donc fait ?

FOUGASSE

Une bêtise qu'a point sa pareille...

MIRJOLET, bas à Fougasse, en la tirant par sa jupe.

Y penses-tu de conter la bêtise à M'ssieu le Marquis ?

FOUGASSE, bas.

Saperlotte! c'est vrai!... J'métions emportée comme un bourrique!, sans savoir ce que je faisions. (Haut, se ravisant.) Cette bêtise... M'ssieu le Marquis!... (Très vile.) c'est que, sauf votre respect, Mirjolet faisiont tout le contraire de ce qu'il falliont faire. Pour aller à droite, il va à gauche; il commence, quand ij faudrait finir; il flnit, quand il

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