SCÈNE XIV
PLACIDE Vous m'aviez dit, ce matin,. Mademoiselle Dorotht-e ?
DOROTHÉE
Dorothée est mon nom de baptême. Li personne dont le duc et la comtesse vous ont parlé, c'est moi.
PLACIDE, surpris
Bah !... (A part.) Au fait, les mille livres d'économies et les 1200 livres de la Reine, «:» f:^il "ne jolie dot î (Regardant Dorothée.) Ma foi, assise derrière un comptoir, . au milieu des tètes de pavots, des racines de guimauve et des paquets de centaurée, elle figurerait fort bien, pendant que j'irais faire la belle jambe aux Porcherons ! i.Il fait un rond de jambe.) (S'aJressant à Dorothée.) Eh! bien, Mlle Barneville, je vous offre mon nom, ma main et mon herboristerie !
DOROTHÉE Et moi, monsieur Placide, j'accepte le tout.
PLACIDE
Alors, retournons chez le notaire. Il n'y aura qu'un nom ù changer sur le contrat.
DOROTHÉE
Je prends votre bras.
(ils sortent par la gauche.)
BARNEVILLE, à Louise
Ah ! ça, mais te voilà sans mari, ma fille, et mon projet d'aller pêcher le goujon à Suresnes, tombe dans IV^au.
SGËNE XV
Les mêmes, GILBERT
GILBERT, entrant vivement par la droite
Mais non, M. Barneville, vous pouvez marier votre fille et aller à Suresnes, pêcher le goujon,
8ARNEVJLLE
Que dis-tu?
Si vous saviez Quoi donc ?
BARNEVILLE
GILBERT
Bei'nard est un grand botaniste, Bernard est un gt^nie ! Vous ne lui refuserez plus la main de Mlle Louise. Vous serez, au contraire, lier de la lui donner I
BARNEVILLE
Ah ! ça, t'expliqueras-tu ?
GILBERT
Je reviens du Jardin botanique. Bernard a classé ses plantes avec un art admirable, merveilleux ! Tenez, voilà la copie des nouvelles étiquettes que j'ai trouvées sur les plantes. (Lisant un papier.) « Qala- Ingue des plantes du Jardin de Trianon, par