‹ La science au tháâtre; comédiesChapitre 58 sur 259 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

PLACIDE

Refuser de lui donner une dot, c'est encore plus fort!

BARNEVILLE

Ma fille est assez jolie pour qu'on la prenne sans dot!

PLACIDE

Les beaux yeux de votre fille pourraient-ils payer mon herboristerie du pont de la Tournelle ?

BARNEVILLE

L'hefboristerie n'est donc pas à vous?... C'est pour payer une boutique que vous vouliez épouser ma fille ?

PLACIDE

Pas pour autre chose.

BARNEVILLE

C'est indigne !

PLACIDE

Cela se voit tous les jours !

BARNEVILLE

Gela ne se verra pas aujourd'hui.

PLACIDE

J'en tombe d'accord! Dès que j'ai appris que Mlle Barneville n'avait que ses beaux yeux, j'ai retiré ma demande.

BARNEVJLLE Il ne fallait pas la faire, votre demande 1

PLACIDE

Il ne fallait pas me dire que votre fille était unique I

BARNEVILLE

Et je vous le redis, puisque c'est ma seule enfant !

PLACIDE, gromiiielaHt

Fille unique, cela veut dire héritière !

BARNEVILLE

Comment, héritière ? Mais, dites donc, je ne suis pas mort !

PLACIDE

C'est bien pour cela que votre lille n'a pas de dot... Et pourtant, le duc de Noailles et la comtesse de Mailly avaient fait briller à mes yeux la dot de Mlle Barneville.

DOROTHKE, s'avaiK.ariL»

La dot de Mlle Barneville brille toujours.

PLACIDE

Hein?

DOROTHÉE

On appelle ma nièce Mlle Louise, et moi Mlle Larneville.

* Placide. Dorothée. Buziquet. Barneville. Louise.

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