‹ La science au théâtre, comédiesChapitre 14 sur 272 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

M^* GODFREY, appuyant Oui, et pour la îire.

REA.D, se recriant Ah! mistress Godfrey, quelle indiscrétion!

M^s GODFREY

Le bonheur de votre fille peut bien, je pense, excuser une indiscrétion.

READ, sentencieusement

Mistress Godfrey, Roger est prodigieusement riche; son physique est agréable, son caractère excellent. Je ne pouvais espérer trouver un meilleur parti pour ma fille. Ne troublez donc pas, je vous prie, ma joie, par des craintes chimériques.

M^s GODFREY

Il serait pourtant si facile de s'assurer, en lisant cette lettre...

RE AD

Ecoutez, mistress Godfrey, vous avez gouverné à votre fantaisie, la J)arque de votre existence. Vous avez voulu épouser celui que vous aimiez . Mai^s Godfrey est mort ; vous êtes restée veuve, et maintenant, vous dirigez seule cette taverne, sans avoir jamais connu ni le bonheur, ni l'aisance. Eh bien! moi, je veux diriger à mon gré la barque de ma fille. Et je vous prie de croire que je ne la laisserai pas sombrer. . . A insi, plus un mot ! Le repas de noces aura lieu ici. Je pense que pour deux dollars par tèt'^, vous pourrez nous faire servir un repas con\enable. La bénédiction nuptiale sera donnée à l'église Presbyte-

rienne. Allez vous habiller, et vous me ferez l'amitié d'assister à la cérémonie,.. Moi, je vais chercher ma lille. (Il sort par la gauche.)

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