‹ La science au théâtre, comédiesChapitre 161 sur 272 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

Les Mêmes, VAN BREECK, entrant par le fond.

VAN BREECK, entrant.

M. Huber, je me rends à votre appel. Allezvous me donner la bonne nouvelle que j'attends? Consentez-vous à me vendre votre collection ?

FRANÇOIS huber.

C'est précisément cela, M. Van Breeck. J'ai réfléchi à votre proposition, et j'accepte les quinze mille livres que vous m'en offrez.

VAN BREECK.

Alors, marché conclu !

H lui donne la main.

FRANÇOIS HUBER

Mais vous n'avez jeté qu'un coup d'oeil général sur ma collection, et je liens, avant de vous la livrer, à ce que vous la visitiez en détail... Voyez, ici sont les papillons ; dans la chambre voisine, les scarabées et les éphémères. Les libellules se trouvent dans un pavillon au bout du jardin.

VAN BREEGK.

Eh bien, je vais commencer par les papillons. (II met un lorgnon, et s'approche des cadres.) Papillons diurnes... complets... Papillons nocturnes... idem... Papillons crépusculaires... Sphinx... Mais je ne vois pas, parmi les sphinx, le plus beau de tous, le Sphinx Atropos.

FRANÇOIS HUBER

Non! le Sphinx Atropos est ici très rare, et je n'ai pas encore pu me le procurer.

VAN BREEGK.

C'est fâcheux, car la chenille du Sphinx Atropos se nourrit sur la plante que M. Parmeniier vient. d'importer en France, et j'aurais voulu être le pre* mier à faire connaître en Hollande le papillon de la Parmentièrè. Le Sphinx Atropos est, d'ailleurs, un papillon magnifique, qui eût fait le plus bel ornement de ces cadres. Vous me pardonnerez, mon cher M. Huber, mais une collection incomplète n'a aucune valeur à mes yeux. Je repartirai ce soir pour la Hollande.

FRANÇOIS HUBER, avec tristesse.

Alors, le marché est rompu?

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