‹ La science au théâtre, comédiesChapitre 162 sur 272 · SCÈNE IIU.TIKME · texte numérisé non relu

SCÈNE IIU.TIKME

VAN BREEGK.

Je le regrette plus que vous, et je vous prie d'agréer mes excuses.

Fausse sortie.

BURNENS, s'avançant.

Pardon, monsieur Van Breeck, à- quelle heure partez-vous, ce soir?

VAN BREEGK.

A neuf heures.

BURNENS.

Eh bien, ce soir, à neuf heures, vous aurez votre Sphinx Atropos.

VAN BREEGK.

Il se pourrait?

BURNENS.

Je VOUS en donne ma parole d'honneur.

FRANÇOIS HUBER

Mais sais-tu bien h quoi tu t'engages, Burnens?

BURNENS.

Oui, je sais que nous sommes à la fin du printemps, et qu'en ce moment, VAtropos déchire, pour renaître à la vie, le liaceul oii il dormait pendant l'hiver. Je sais aussi qu'au bord du Rhône, du côté de la France, se trouvent de nombreux champs de parmentières...

FRANÇOIS HUBER

D'ici à ce soir, ta n'auras jamais le temps d'aller si loin, et de revenir.

BURNENS.

Par la grande route, non, mais par la montagne?

FRANÇOIS HUBER

Par la montagne? Mais, malheureux enfant, c'est très dangereux! Il y a là d'affreux précipices!... Sans compter les bandits.

BURNENS.

Des précipices ? Vous oubliez que je suis montagnard, mon cher maître... (Riant.) Quant aux bandits, ils ne s'attaquent guère aux chasseurs de papillons!

VAN BREEGK.

C'est égal, jeune homme, je vous conseille de ne pas partir sans armes.

BURNENS, prenant le salabre qu'a laissé Jeany, et une boîte de fer blatic, dont il p isse lu coarrji^ autour de son cou, (Gaiement.)

Les armes d'un natm^aliste, les voilà !

VAN BREEGK, lui donnant une boit,3 de pistolets, qu'il tire de dessous son habit.

Permettez-moi d'y joindre cette boîte de pistolets. Je les avais pris pour mon voyage. Vous me es rendrez ce soir, à votre retour de la montagne.

s ci: M-: NErviK.ME 49

BURNENS, prenant les pistolets.

Puisque vous le voulez, merci, M. Van Breeck... Adieu, mon cher maître.. . Et à ce soir !

Il soit par le fond.

FRANÇOIS HUBER

Si VOUS voulez, en attendant le retour de Burnens, visiter le reste delà collection, mon cher M. Van Breeck, je suis à vos ordres.

lis sortent par la porte de droite.

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