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SCÈNE DIX-HUITIÈME

LUDOVIC

Les grandes manœuvres.

RAMPONEAU

Quelles grandes manœuvres ?... Je ne vois pas bien...

LUDOVIC

Si vous voulez, les vingt-huit jours de M. de Beaugençy.

RAMPONEAU

Les vingt-huit jours de M. de Beaugençy?... (Se frappant le front.) Ah! j'y suis !... Très bien ! très bien; je me rappelle. (11 lui serre la main plus fort.) Nouvelles félicitations, Monsieur mon neveu, et plus vives encore, cette fois... (A Diane.) Alors, ma nièce, tu ne regrettes pas ton voyage en Sibérie ?

DIANE, vivement.

La Sibérie, mon oncle, est le premier pays du monde I On y épouse les veuves...

LUDOVIC, lui baisant la main.

Qui n'oQt jamais eu de mari I

Rideau.

COMÉDIE EN UN ACTE

Représentée pour la première fois, h Paris, sur le Théâtre des Menus-Plaisirs, le 20 avril 1889

PERSONNAGES

BRANCOLAR, 50 ans .M- Pekier.

THÉOGENE, 70 ans Vavasseur

ALOÏS Verlac.

GUSTAVE Froment.

BAPTISTE, domestique Berthier.

Mme DE SAINT- YVES IV^s Brunner.

EUGÉNIE Savelli.

GERTRUDE Lorig.

La scène esta Paris, de nos jours.

Un salon. — Porte au fond. — Portes latérales. — A droite, une cheminée et un fauteuil. — A gauche, un canai^é ; au troisième plan, une croisée. — Au milieu, un eruéridon.

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