SCENE ONZIEME
Et puis, à la campagne, morbleii! comme à-la campagne.
LE MARQUIS, à part.
Et les Bellemare qui sont réputés pour la parfaite convenance de leurs manières!... C'est à croire vraiment qu'on l'a changé en nourrice. (Il prend sur le dossier de la chaise la cravate de Charles ) (Haut.) Vous allez me faire le plaisir, Monsieur, de remettre tout de suite, votre cravate... (11 s'approche de Charles.) (Regardant son cou.) Ah! mon Dieu! que vois-je.^.. Ou plutôt, que ne vuis-je pas?.. Est-ce que je me trompe? est-ce que je n'y vois pas clair?... Mais il n'y a rien!... (Regardant encore le cou.) rien de rien!... pas le moindre vestige, pas la moindre trace ! . . .
CHARLES, se frottant le cou.
De quoi donc? Et que me manque-t-il?...
LE MARQUIS
Ce qu'il vous manque? vous allez le savoir... Mais ne m'appelez plus votre oncle ; car je ne le suis plus !
CHARLES
Vous n'êtes plus mon oncle ? Et depuis quand ?
LE MARQUIS
Depuis que vous avez posé votre cravate.
CHARLES, à part.
Est-Kîe qu'il est fou?....
LE MARQUIS, à part marchant avec agitation.
. Mais que signifie cela ? que s'est-il passé ici ? Il faut que Mirjolet et Fougasse me l'expliquent à l'instant. ( A Charles.) Quant à vous, Monsieur, je ne vous retiens plus... vous êtes libre...
42 chekchl:/ la fraisl
CHARLES, tirant sa pipe tle sa poche.
Je SUIS libre 1... Eh! bien aloi's !...
Il bourre sa pipe, et sort, par la droite, en chantant.
Margot! Margot !
Pose Ion-sabot.
LE MARQUIS, appelant Mirjolet ! Fougasse! MirjoleL!...