‹ La science au théâtre, comédiesChapitre 31 sur 272 · SCENE XYIII · texte numérisé non relu

SCENE XYIII

FRANKLIN, DIGK, ROSALIE, Ils entrent par le fond. DÎCK, une grosse montre à la main

Ah ! M. Franklin, c'est vraiment prodigieux, merveilleux, miraculeux !

FRÂ.NKLIN Quoi donc ?

DIGK

Imaginez vous que je viens de trouver la montre du docteur James appliquée contre le cadran de l'horloge de l'Hôtel de ville ! Une montre qui va se régler toute seule, ce n'est pas naturel. Il y a là dessous quelque sortilège.'

\ FRANKLIN

Non, mon ami, il n'y a pas de sortilège, il n'y a qtie de la physique. La montre se trouvait dans la vieille tour, et la foudre, qui a la propriété de transporter.

les corps à distance, l'a lancée contre le cadran de l'horloge, qui est en face.

DKJK

11 parait que le tonnerre est horloger.

ROSALIE, qui a écouté Dick avec surprise

Ah ça ! mais, Dieu me pardonne, Dick. tu parles sans bégayer?

DICK étonné.

Tiens! c'est vrai ! je ne bâgaye plus ! .. C'est le résultat de la frayeur Quand la foudre est tombée sur la vieille tour, ça m'a donné un coup... Et il parait que ça m'a rendu la parole, (soupirant.) Mais maintenant que je n'ai plus peur, je crois bien que je vais bégayer de nouveau.

Non, mon ami, la commotion a délié ta langue paralysée. Le tonnerre t'a guéri pour toujours.

DICK gaiement.

il parait que le tonnerreest médecin !... Alors, Mlle Rosalie, sans bégayer, j'ai l'honneur de vous demander votre main.

ROSALIE

Monsieur Dick, je n'ai qu'une parole : puisque Vous parlez si bien, voilà ma main.

(Elle lui tend la main.)

Page 1