SCÈNE IV
LE^ MEMES, SUZIlTTE,PLACJDE, (entrant parle fond)
SUZETTE , à Pla( ide, qui reste en arrière, pour se brosser, se peigncrj s'épousseter, etc.
Par ici, monsieur, par ici. (A Dorothée.) Mam'zelle Dorothée, c'étiont un monsieur qu'arriviont deParis^
DOROTHÉE, à Placide
M. Placide Buziquet?
Placide *
Moi-même, en chair et en os... c'est-à-dire en eau.*. (Il s'éponge le front avec son mouchoir.) Il fait une clialeur ! Et de Paris ici!... Vous permettez, (il s'assied sur le banc, il respire un flacon de sels, il s'évente, il se brosse; il se peigne.)
' Placide, Suzette, DorothéC) Louise.
DOROTHÉE, à SuzcUc, qui regarde d'un air Tn(j(iueur le llacon, le petit miroir, le peigne, la brosse et revcnlail de Placide.
Que faites-vous là, petite sotte?
SUZETTE Je regarde Monsieur.
DOROTHÉE Retirez-vous .
SUZETTE
C'est ]3on: on s'en va... (Chantant.)
Sa prunelle Etincelle Comme l'astre du matin.
(Elle sort par la gauche.)
PLA.GIDE *, qui a remis tous les petits objets dans sa poche
se lève
Là, me voilà un peu remis. (Apercevant Louise assise à la table, et la saluant.) Mademoiselle Barueville, sans doute ? (Louise salue et fait un signe aflirmatif.) (Saluant Dorothée.) Et Mme Barneville ?
DOROTHÉE
Du tout! du tout! Je suis demoiselle... Mademoiselle Dorothée. (Elle fait une révérence.)
PLACIDE
Ah ! bah !
• Dorolliée, Placide, Louise, assise à la table.