‹ La science au théâtre, comédiesChapitre 43 sur 272 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

DOROTHÉE

Mon frère est veuf; et je sers de mère... (Se ropronanf,) c'est-à-dire de S(eur, à ma nièce. (Elle montre Louise.)

PLACIDE

Vous êtes la tante de Mlle Barneville : très bien !

DOROTHÉE

^ Soyez ici le bien venu, M. Placide.

PLACIDE, à Louise

Pourrai-je avoir l'honneur de parler à M. votre père, mademoiselle ?

»., LOUISE, embarrassée

Monsieur?... *-

DOROTHÉE, tirant vivement Placide par la manche

Mon frère est en ce moment fort occupé à l'Orangerie, mais c'est moi qui le remplace... Vous pouvez me dire ce qui vous amène.

PLACIDE

Eh bien ! Mlle Dorothée, je suis herboriste, à Paris, et le but de ma visite, (regardant Louise)... c'est, d'acheter les ileurs du jardin de Trianon.

DOROTHÉE

Eh bien ! moi, je suis lleuriste, et je peux vous montrer les plantes du jardin. (A Louise.) Ma nièce, le bouquet est-il terminé ?

16 LE JARDIN DE TRIANOÎs^

LOUISE * Oui, ma tante. (Elle so lève, le bouquet à la main.)

PLACIDE, à Louise en lui prenant le bouquet

Ah ! mademoiselle, toutes charmantes rjUe soient ces lleui's, elles le sont encoi'e moins que vous.

DOROTHÉE, prend vivement le bouquot des mains de Placi-'c

M. Placide, c'est moi qui ai coumiandé ce bouquet à ma nièce, qui est mon ouvrière.

PLACIDE, regardant le bouquet

Mademoiselle Barneville a vraiment des doigts (1(3 foe. (A Louise.) Vous êtes ileuriste, mademoiselle, et moi herboriste... Fleurs fraîches et Heurs sèclies, (;a. se donne la main, (il tend la main ;i Louise.)

DOROTHÉE, prenant vivenicMit la main de Plaeidc

M. Placide, ma nièce, je vous le répète, n'est qu'une simple ouvrière ! C'est moi qui suis la Ileuriste en titre ! Je suis Ileuriste de la Cour, et en cette qualité, je touche de la Reine, une pension de 1,200 livres.

PLACIDE 1,200 livres ! (A part.) J'ai trop regardé la nièce !

DOROTHÉE

Sans compter mes bénéfices, qui s'élèvent à plus de 10,000 livres !

• Placide, Louise, Dorothée.

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