‹ La science au théâtre, comédiesChapitre 54 sur 272 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

BERNARJ)

Eh bien ! il faut la refuser !

GILBERT

Refuser la fille derintendant dujardin de Trianoii?... Goiunie tu y vas !... Et puis, une femme en vaut une autre. Suzette me plait, mais Mlle Louise ne me déplait pas. Elle n'est ni laide, ni sotte.

BERNARD

Dis donc qu'elle est adorable!... Jeunesse, grâce vertu, candeur, elle a tout pour elle, c'est un ange ! c'est...

GILBERT, sévèrement

M. Bernard, vous aimez Louise !

BERNARD, confus

Moi ?. . . (Résolument.) Eh bien ! oui !

GILBERT, gaiement Alors, tope là. (il lui tend la main.) Je te la laisse.

BERNARD, joyeusement Ah ! mon ami !

Mais, dis donc, si tu aimes la iille, le père ne t'aime guère... Ta façon de bouleverser le jardin est peu de son goût .. Voudra-t-il de toi? (Mouvement désespère tic Bernard.) Mais pourquoi, aussi, t'obstiner à vouloir classer les plantes autrement que tout le monde ?

86 Le jardin de trianon

BERNARD

Tu ne connais donc pas cette fièvre mystérieuse^ qui pousse sans cesse vers le progrès? Tu n'as donc jamais entendu une voix te crier : « Cherche, travaille» a dépasse par ton génie ceux qui tont précédé... Fais « grandir la science, pour qu'elle puisse porter ton « nom à la postérité. » Je veux devenir célèbre, po^u' mettre ma renommée aux pieds de Louise. (H se dirige vers la druile.)

GILBERT

Où vas-tu?

BERNARD

Je vais chercher, chercher encore, chercher toujours.

GILBERT Et que cherches-lu donc?

BERNARD

% secret des familles végétales.

(Il suri Icnleincnl, \tnv le lund, à droite.)

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