SCÈNE VIII
BERNARD
Tu chantes, Gilbert?
GILBERT
Oui, la chanson de Suzette... Et toi, mon pauvre Bernard, tu soupires ?
BERNARD, soupirnnl Ah ! oui !
GILBERT
Pour une lleur !
BERNARD
Oh ! non !
GILBERT
Pour une femme ? Et moi qui croyais que tu n'aimais que li botanique... Mais, à propos de femme, tu nesais pas, j'épouse Mlle Louise.
BERNARD, protestant
Par exemple t
Son père vient de m'accorder sa main.
BERNARD
Ce n'est pas une raison.
GILBERT
Gomment ce n'est pas une raison ? Il n'en est pas de meilleure, il me semble !
34 lt: jardin de trianon
BERNARD
Il te seml)le mal. .. Es-tu aimé de Louise ?
GILBERT
Je ne l'afllrmevais pas.
BERNARD Lui as-tu déclaré ton amour?
gili;e:it
Ali ! pour çà, non. Je n'ai pas osé!... Elle est si lière !... (Bas.) Entre nous, je préférerais une beauté
moins «(''Vère. ' (Chantant.)
Car sa bt)Uclio Quand j'y touche Mo i)arfumG de nectar.'
BERNARD
Encore cette chanson !
GILBERT
C'est SuZ' tte qui me l'a apprise. Elle prétond qu'elle est du l)on roi Henri IV... Je l'adore, cette petite, Suzette.
BERNARD, sr-andnliso Et tu veux épouser Louise ?
GILBERT
Ce n'est pas moi qui le veux, c'est son père.