‹ La science de l'économie politiqueChapitre 11 sur 62 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Valeur du traçail au marché.

70. La valeur naturelle du travail établie par les principes sus-énoncés, devrait être le prix naturel de l'échange sur le marché , si l'on connaissait :

i". La concurrence des travailleurs.

2°. Là demande des travaux au marché.

3**. L'aptitude, et la situation économique de chaque travailleur.

y I . S'il arrive que sur le marché la quantité des choses demandées par ceux qui, en ayant les moyens, sont disposés à payer une valeur non moindre que la valeur du mérite naturel du travail, soit plus grande que la quantité offerte par ceux qui sont disposés à les vendre à un prix qui n'excède pas la valeur du mérite naturel du travail, il doit s'en suivre que ceux parmi les demandeurs qui sont poussés par le besoin à en faire l'acquisition j et qui ontde quoi payer encore au-delà de la valeur naturelle , s'empressent, par la crainte de ne pas être pourvus , d'offrir aux possesseurs un prix excédant le prix naturel , afin d'être préférés aux autres; et il doit s'en suivre également que les possesseurs profitent de cette concurrence pour en retirer la plus grande utilité possible. Si, au contraire, la quantité demandée était moindre que la quantité offerte, il doit, vice versa , en résulter, que ceux parmi les vendeurs, qui sont dans le besoin de réaliser leurs marchandises afin de pourvoir à ce qui leur est nécessaire , offrent la marchandise à un moindre prix, pour que les demandeurs viennent acheter chez eux de préférence ; et il doit en résulter aussi que les demandeurs profitent de

cette concurrence, afin d'en retirer le plus grand avantage possible.

72. Pour obtenir le prix naturel du travail, il est donc nécessaire que la quantité des chosesoffcrtcs par ceux qui seraient disposés à les vendre , si le prix du marcbé était leur prix naturel, soit égale à la quantité demandée par les individus qui, ayant les moyens, seraient disposés à les acheter, si le prix de ces choses au marché était leur prix naturel. En pareille circonstance, y ayant demande naturelle et offre naturelle, il doit nécessairement en dériver le prix naturel.

73. Sous la considération des effets ordinaires de l'échange dans les marchés, la hausse delà valeur diminue dans le marché la concurrence de la demande , et augmente la concurrence de l'offre. La baisse de la valeur augmente au contraire la concurrence de la demande dans le marché, et diminue la concurrence de Toffre, en faisant retirer de la vente les objets.

La hausse de la valeur des objets en vente, accroît sur le marché le besoin d'autres objets supplétifs à ceux dont la valeur est augmentée, et sous ce rapport, augmente conséquemment la demande de ces objets supplétifs. La hausse de la valeur absorbe les moyens destinés à procurer l'acquisition d'autres objets, et sous ce rapport, en diminue par conséquent la demande.

La baisse de la valeur sur le marché augmente la demande des choses diminuées de valeur, et conséquemment diminue la demande des choses, au remplacement desquelles on supplée avec des choses diminuées de valeur. La baisse de la valeur sur le marché procure , par son effet même , un moyen d'acheter d'autres choses , et sous ce rapport, augmente , conséquemment, la demande d'autres choses.

74- La valeur des choses continue à augmenter ou à diminuer jusqu'à ce que la force de l'offre soit au niveau de la force de la demande. (*')

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