SEMESTRE
Semestres.
Re'parations.
Capital.
Profits.
Totaux.
1er.
Ilrac.
Illme.
IVrae.
lO »
lOO »
Moyennant la péréquation de la rentrée à 3o,52 par chaque semestre, il résulte donc que le travailleur retire précisément la valeur naturelle du profit avec la compensation des capitaux consommés et des frais de réparation , et que l'on évite l'inégalité dans les demandes de compensation pour les capitaux consommés à la production d'ouvrages égaux.
La valeur naturelle de la compensation des capitaux consommés doit par conséquent s'établir d'après ces principes de péréquation.
QUATRIEME SECTION
J^aîeur naturelle des végétaux des terrains cultivés et des terrains incultes d'un Etat oii û y a variété de marchés , de lieux de consommation , et de demeures des Employans.
lyy. Le profit naturel à retirer par les Employans demeurant dans un lieu, doit être le profit des capitaux disponibles ou circulans que l'on dirige à X emploi le moins propre entre les plus propres à choisir par les Employans du même lieu pour occuper leur travail et les capitaux disponibles.
178. Si V Employant d'un endroit transporte sa demeure et celle de ses ouvriers sur le terrain qu'il doit cultiver, il aura des avantages et des préjudices en comparaison de celui qui demeure encore dans l'ancien endroit, et qui possède un terrain à distance égale. Diminution de coût du travail dans la direction de la culture , économie dans les frais de la consommation des
denrées produUcs dans le terrain de la nouvelle demeure, prompiiludc à apporter les secours aux besoins pressens etc. , seront les avantages qu'il acquerra. Augmentation de frais de de'penses pour l'achat des ouvrages exécute's dans le lieu de Tancicnne demeure, difficulté de connaître Tctat du marché, éducation moins instructive pour les enfans elc.j seront au contraire les préjudices auxquels il sera assujéti. Il ne se déterminera donc pas à y transporter sa demeure, si la somme des avantages n'est pas plus grande que la somme des préjudices.
179. Or, comme nous avons supposé, dans les sections précédentes, que tous les Employans eussent une même demeure, établissons maintenant l'hypothèse que partie de ces Employans se transportent avec leur famille dans un autre endroit pour y faire un meilleur emploi de leurs capitaux.
Les deux endroits de demeure des Employons nous les nommerons bourgs.
Par les mêmes principes qui r?*glent le profit naturel des emplois de l'ancien bourg, il faut que le profit naturel à retirer des Employans demeurant au nouveau, soit le profit de V emploi le moins propre parmi les plus propres que les Employans du nouveau bourg doivent convenablement choisir, sous les rapports com-
hincs «les capitaux disponibh'S cL du Uavail de \ Einplo)aut jusqu'à la vente effective.
Mais, si dans la supposition d'un seul I)ourg où demeurent tous les Emphyans et où s'accomplit la consommation de toutes choses, il faut que, pom' reconnaître Vidonc/lé des champs à cultiver , et pour déterminer le choix de tout autre emploi, quelconque , l'examen du travail et des capitaux requis se réfère aux circonstances de ce bourg; de même lorsqu'il s'ouvre de nouveaux marches, que la situation des ^772plois change, que de nouvelles demeures à'Employans s'établissent dans l'Etat, et que les lieux de consommation varient et s'augmentent , si l'on veut reconnaître Vidonéité des champs à cultiver, ou si l'on veut entreprendre le choix de tout autre emploi^ on doit, par les mêmes principes, considérer les effets du travail et des capitaux dans la situation différente des marchés , des emplois et de la demeure des Employans.
Cela établi, le choix, dans l'hypothèse donnée de l'existence des deux bourgs, se fera par la masse des Employans de l'ancien bourg et par celle des Employans du nouveau bourg, selon Vidonéiië tjui naîtra des circonstances partielles des deux bourgs. Et , comme par la loi suprême qui pousse tous les honnnes au plus grand utile possible, il faut que l'on choisisse les
i58 emplois et les travaux les plus propres , il s'ensuit que le profit naturel à retirer par les Employans demeurant dans un bourg, sera le profit le moins convenable parmi les plus propres que les Employnns de ce bourg doivent choisir dans le rapport de tous les emplois et de la concurrence de tous les Employons des deux bourgs.
i8o. Le nouveau bourg étant formé , les terrains mis en culture par les Employans de chaque bourg se classifient d'après Yidonéité relative à la masse des Employans^ avec les mêmes principes établis pour la gradation des terrains à l'époque de l'existence d'un seul bourg. Mais Yidonéité alors n'était fondée que sur la considération de l'existence de la masse â^ Employans , de la situation , de la consommation de ce bourg, et de toutes les circonstances relatives à ce bourg seulement : maintenant Yidonéité , autant pour l'un que pour l'autre bourg , doit s'établir sur la considération de l'existence et de la concurrence des deux masses ^Employons avec leurs capitaux, et se référer à leur demeure, à la localité des marchés, /à la consommation commune , à la situation, fertihté et culture de tous les terrains, au prix de la valeur du travail et du profit dans les deux bourgs ; enfin à toutes
les circonstances des deux bourgs, et sous les rapports communs, et sous les rapports particuliers de chaque bourg.
En dernier résultat , ce sont toujours les mêmes principes que ceux indiqués au § lyi. Le choix des terrains à cultiver et le choix des produits doivent être naturellement les plus propres à procurer la comparaison la plus avantageuse par les effets combinés de l'aptitude productive, — du coût de culture, transport et vente, — et de la perte du revenu antérieure à l'époque qui doit nécessairement s'écouler du moment de la culture jusqu'à la vente du produit recueilli.
i8i. Si la classe qui, à l'égard d'une classe de terrain , résulte la moins inférieure , parmi toutes les classes inférieures, était la classe d'un terrain cultivé par les Employans d'un autre bourg, l'échange des denrées de la classe supérieure se ferait contre les denrées de la classe inférieure, en raison composée de la valeur comparative que les denrées de la classe supérieure ont à l'égard de la denrée qui détermine son degré de supériorité sur la classe inférieure, et de la valeur comparative que cette même denrée, qui détermine le degré respectif, présente à l'égard des denrées de la classe inférieure.
182. Les rapports d'échange entre les produits de ces deux classes de terrains des deux bourgs, lesquelles se rapprochent le plus par affinité, étant reconnus, de même que les rapports d'échange que les produits des terrains de chaque bourg ont avec les produits de ce terrain , lequel est en affinité avec les terrains du bourg étranger, on aura par suite la notion des valeurs d'échange entre tous les produits des deux bourgs.
Afin d'éclaircir cette donnée , établissons FLypothcse :
i". Qu'en comparant les terrains de l'un de ces deux bourgs avec les terrains de l'autre bourg, il ne s'en rencontre que deux qui soient en affinité.
2". Que par les lettres A B, soient désignés les deux bourgs ; et par les n"^ i et 2 les deux terrains ; et que le n". i appartienne au bourg A, et le n". 2 au bourg B.
30. Que cent hect. de froment soient le capital convenable au cultivateur du no. i pour retirer d'un espace donné de terrain, transporter et vendre au marché de A quatre hect. d'avoine : que de même cent hect. de froment soient le capital convenable au cultivateur du n°. 2 pour retirer d'un égal espace de terrain, Iransportcr et vendre au marché de A trois hect. d'avoine.
i6i 4.° Que dans le n.° 2 on cultive non seulement l'avoine, mais aussi le seigle, et qu'un capital de deux cents hect. de froment soit requis pour retirer six hect. de seigle d'un espace égal au terrain producteur de trois hect. d'avoine, et pour en faire le transport et la vente au marché de A.
S." Qu'il n'y ait aucune consommation de capitaux.
6.° Que dans A le profit agricole s'élève à 4 et dans B à 5 p. 0/0, et qu'à coût égal, et à aptitude naturelle ou éduquée égale, se présente encore différente , dans les deux bourgs , la raison, ou, ce qui revient au même, l'équivalent du mérite du travail.
Cela posé, les quatre hect. d'avoine du n." i commanderont dans A. le seigle , à proportion de ce que commande l'avoine produite par le n.° 2. En conséquence, trois hect. d'avoine, produits par le n.° i, recevront en échange le seigle recueilli dans le terrain producteur des six hect. de seigle , à raison de la quantité qui restera après la compensation du profit du plus grand capital requis par le seigle, et du travail que V emploi de ce capital plus grand aura exigé de l'employant: mais ce calcul s'établira d'après la valeur qu'aie travail dans B et non dans A, r II
et sur le profit naturel de 5 p. 0/0 et non de 4 p. 0/0.
Quant aux autres produits du n." i , ils s'échangeront contre le seigle du n.° 2, à raison composée de la quantité d'avoine qu'ils commandent aux cultivateurs de l'avoine du terrain n." I , sous le calcul d'égalité dans le revenu excédant le profit de 4 p. 0/0 des capitaux employés, et le mérite du travail qu'en A présente le travail occupé par remployant, — et de la quantité de seigle que l'avoine équivalente commandera aux cultivateurs du n." 2 , dans le marché A, d'après le calcul d'égalité du revenu excédant le profit de 5 p. 0/0 des capitaux employés, et le mérite du travail qu'en B présente le travail occupé par remployant.
i83. Les mêmes lois détermineront pareillement la valeur des produits agricoles, Yidonéité des terrains à cultiver, et leur classification, quand il viendra à se former un troisième bourg ; si ce n'est que cette valeur , cette idonéîté et cette classification, lors de l'existence des deux bourgs seuls , s'établissaient d'après les rapports avec les terrains, les capitaux, les emplojans , les localités et toute autre circonstance de ces deux bourgs et de leur territoire : maintenant, dans l'existence d'un troisième bourg , la valeur des produits, Mdonciié
et la classification des terrains, doivent s'établir sous les mêmes principes, mais cependant , en rapport aux terrains, capitaux, employans ., localités et circonstances quelconques des trois bourgs et des trois territoires.
i84- Que , si le territoire du troisième bourgs renfermait des terrains qui ne fussent pas liés, par affinité de mérite de production, à aucun terrain d'un des autres deux bourgs, la différence de degré d'un terrain quelconque du troisième bourg à l'égard des terrains du bourg qui n'a aucun terrain en affinité, naîtra de la raison composée du degré de supériorité ou d'infériorité que le terrain du troisième bourg a à l'égard de la classe de terrain du même territoire, laquelle constitue le rapport de liaison du troisième bourg avec celui qui renferme le terrain d'affinité , — du degré de différence entre les deux terrains qui fixent la liaison des deux bourgs, — et du degré que réciproquement, et sous les mêmes principes, les terrains du bourg lié en affinité avec le troisième bourg présentent à fégard des terrains du bourg qui ne possède pas de terrain en affinité avec le troisième bourg. -
Supposez que les denrées que les terrains du premier bourg peuvent produire, soient totalement diverses de celles du terrain du troisième
bourg, et, par conséquent, qu'il n'y ait aucune affinité entre ces terrains. Supposez aussi que, d'après les principes qui déterminent la valeur comparative des denrées des bourgs ayant affinité entre eux, unbect. de froment produit par le terrain du premier bourg puisse, au marché du second bourg, commander en échange deux hect. de seigle produits par le terrain de ce second bourg; et qu'au même marché quatre hect. de maïs produits par les terrains du troisième bourg puissent commander deux hect. de seigle ; il s'ensuivra qu'au marché du second bourg un hect. de froment devra s'échanger contre quatre hect. de maïs.
Or donc , ensuite des rapports de liaison d'affinité que les terrains du premier et du troisième bourg ont avec les terrains du second bourg , la valeur naturelle de l'échange réciproque entre les produits du premier et du troisième bourg vient de s'établir quoique les terrains du premier et du troisième bourg soient différens en aptitude, au point de ne pas produire les mêmes denrées.
i85. Quelque riche que soit un Etat en hameaux et villages, en bourgs et villes, la valeur des produits agricoles, la idonélté des terrains à cultiver et leur classification , découlent toujours de ces mêmes principes (bb).
i8G. L'analyse delà valeur comparative des produits agricoles donne en résultat les maximes suivantes.
i.° L'homme , qui occupe ses capitaux et son travail à l'agriculture, tend à les employer dans les terrains, qui non seulement ne rapportent pas au-dessous de la valeur naturelle du travail et du profit naturel agricole , mais qui soient aussi les plus propres à donner la production la plus utile. Gonséquemment, il tend à cultiver les denrées les plus convenables à ce but.
2.° Chaque classe se compose de tous les terrains présentant égale raison de profit naturel agricole aux capitaux, égale raison de mérite naturel de travail, et égalité dans le revenu excédant la compensation des capitaux consommés, la valeur du travail de l employant et le profit agricole , par le niveau naturel de comparaison qui , dans le concours de tous les individus, de tous les capitaux et de tous les terrains de l'Etat , résulte des effets combinés, de l'aptitude productive , — du coût de culture , transport et vente , — et de la perte du revenu antérieur à l'époque qui doit nécessairement s'écouler du moment de la culture jusqu'à la vente des produits recueillis.
3." Le mérite naturel d'un produit agricole en échange est le mérite naturel qu'en peut ob-
tenir la classe de terrain pour laquelle la culture de ce produit est propre , sous les effets ci-dessus énoncés, à lui procurer la comparaison la plus utile. Ce mérite naturel constitue la valeur naturelle du produit agricole en échange.
4." La valeur naturelle qu'une classe de terrains obtient pour un produit agricole convenablement cultivé , consiste à commander en échange les produits des terrains de sa classe , à égalité dans le revenu excédant la valeur naturelle du travail de remployant et le profit agricole; et à commander en échange les produits des terrains d'autres classes , en raison du degré de supériorité ou d'infériorité qu'elle présente à leur égard.
5." Si la classe qui , à l'égard d'une classe de terrains, se présente la moins supérieure parmi toutes les classes supérieures, est dans une situation économique oii la raison du profit naturel et la raison de la valeur naturelle du mérite du travail ne diffèrent pas des raisons qui ont cours dans la situation de la classe inférieure, le degré de sa supériorité envers la classe inférieure découlera de la différence qui, dans le revenu excédant la valeur naturelle du travail de remployant., le profit agricole et la compensation des capitaux consommés, ressortira de la denrée la moins propre à procurer utilité
do comparaison, à Têtard de toulcs les classes inférieures de TEtat , parmi toutes les denrées convenablement cultivées par la même classe supérieure, pour atteindre ce but dans le concours des effets combinés de Taplitudc productive, — du coût de culture , transport et vente , — et de la perte du revenu antérieur à l'époque qui doit nécessairement s'écouler du moment de la culture jusqu a la vente des produits recueillis. 6°. Mais si, dans les lieux respectifs de ces deux classes, la raison du profit agricole et la raison de la valeur du mérite du travail étaient différentes , la denrée qui , entre toutes les denrées cultivées convenablement par la classe supérieure, sera la moins propre à procurer utilité de comparaison à l'égard de toutes les classes inférieures, s'écbangera contre chaque produit de la classe inférieure sous le calcul de cette valeur naturelle du travail de V employant^ — de ce profit naturel, — et de ce mérite de revenu excédant la valeur du travail de V employant ., et le profit naturel, que cette même denrée, cultivée dans la classe inférieure , présente à l'échange contre les autres produits de la classe inférieure. Et, dcevcrsâ^ cette même denrée produite par le terrain de la classe inférieure commandera toutes les denrées de la classe supérieure, à raison de ce profit naturel, de celte valeur natu-
i68 relie du travail do V employant , cl de cet excédant du revenu que la même qualité de denrée étant produite par le terrain de la classe supérieure représente dans l'échange contre lesproduits de la classe supérieure.
8°. Le régime de rechange des produits de quelque classe que ce soit, contre les produits de toute classe avec laquelle elle n'ait pas de rapport d'affinité, s'étahlira sur les mêmes principes , par l'enchaînement réciproque d'une classe à l'autre.
Par cette analyse du régime de l'échange entre les produits agricoles , il est facile de s'apercevoir que l'esprit des principes de cet échange est de nature égale à celui des principes d'où découle le niveau naturel de la valeur du mérite du travail des individus,
187. En conformité de cela, l'esprit des maximes désignées aux §§ 5o , 58 , Sg , 60 , et aux chapitres IV, V, VIj, du second période sur la théorie du mérite naturel du travail , est applicable à la théorie du mérite naturel des produits agricoles (ce).