CHAPITRE IX
V^aleur des végétaux des teirains cultivés et des leirains incultes, considérée dans l entier de la production de chaque denrée, (o)
PREMIÈRE SECTION
Valeur naturelle des denrées cultivées, dans l hypothèse : que l agriculture s introduise toutà-coup : — que les fonds à cultiver soient d'une égale fertilité spontanée^ et quils aient quantité et qualité égales de produits spontanés; — que les fonds incultes , aussitôt qu'ils sont exploités , deviennent la propriété du cultivateur, et que les autres fonds incultes restent à la libre disposition des hahitans pour en recueillir à leur aise les fruits spontanés; — qu il y ait un seul endroit de consommation , et que cet endroit soit le seul marché^ et soit aussi la seule demeure des employans : — que les capitaux ne se consomment pas.
iS'j. L'échange entre les denrées retirées de deux terrains d égale aptitude productive, et de pareille étendue de sol, et qui
ont requis un égal coût rcuni de culture , de transport et de vente au marché , doit tendre à s'établir en raison d'égalité de revenu, (p)
i5S. Le coût, soit de culture, soit de transport , soit de vente , consiste dans les capitaux employés et dans le travail relatif de Vemj)loyant. (q)
iSq. Ce principe étant reconnu, et conservant toujours rhypothèse d'une région existant sous les circonstances énoncées; que l'on suppose que les possesseurs de deux sortes de terrains introduisent entre eux l'échange des produits agricoles ; que ces individus soient privés de toute autre communication ; et que ces deux terrains se présentent sous les circonstances suivantes :
lo. Que les deux terrains soient aptes à produire égale quantité de denrées.
2f>. Que le coût réuni de culture, transport et vente des denrées produites dans imc pareille étendue de terrain , soit ce ni ; de manière que les denrées d'un poids , ou d'une mesure plus grande exigent d'autant moins de dépense de culture , que le montant du transport au marché et de la vente serait plus fort; de manière enfin que si, par exemple, un espace de ce terrain donnait un hect. de froment, et qu'un égal es-
pacc d'un terrain égal en donnât deux do seigle, le coiit réuni de culture, transport et vente d\in hect. de froment soit égal au coût réuni de culture , transport et vente de deux hcct. de seigle.
5". Que dans le tcirain qui produit une denrée en plus grande quantité que l'autre terrain, la dépense de culture de cette denrée soit d'autant moindre que le coût de transport et de vente au lieu du marché , serait plus grand à cause de la quantité excédante ; de sorte que si, par exemple, un fonds donnait deux hect. de froment et l'autre un seul, la culture de ce terrain qui donne deux hect. de froment, coûte moins que celui qui en donne un seul , d'autant que s'élève le montant du transport et de la vente de Ihect. de froment qu'on y a recueilli de plus, (r)
4*'. Que ces deux terrains soient à une égale distance du marché.
Les terrains de ces possesseurs étant assujéîis aux circonstances énoncées , il doit s'ensuivre :
Que si la demande naturelle de la denrée dans laquelle un de ces deux terrains se trouve plus fertile (s) que l'autre , était d'une telle étendue qu'on ne pût, avec la récolte de ce terrain, remplir la tolalilé de la demande naturelle; le 1er-
laiii plus apte sera cultive' en entier dans cette denrée , quand ce terrain , dans la production d'autres denrées demandées, ne serait pas plus fertile que l'autre terrain par une proportion plus forte que celle qui résulte de la comparaison de la production de la denrée en question. Le possesseur de ce terrain plus fertile prendra en échange de son produit , les autres denrées cultivées dans le terrain moins apte, sous la même proportion qu'avec cette denrée le possesseur du terrain moins apte a droit de prendre des possesseurs d'un terrain égal , en conséquence du principe établi précédemment au § iSn.
Si la demande naturelle de la denrée pour la production de laquelle le terrain dont il s'agit se trouve plus apte que l'autre, n'était pas assez élevée pour occuper la culture de tout ce terrain; si, en outre, ce terrain était plus fertile que l'autre terrain dans la production d'une autre denrée, par une supériorité cependant moins avantageuse ; et que la demande de cette autre denrée s'élevât de telle sorte qu'elle exigeât non seulement l'emploi du terrain excédant la culture requise pour la denrée la plus sortable , mais encore l'emploi d'une partie de l'autre terrain, il arrivera que dans le terrain plus apte à la culture des deux denrées on fera produire toute la quantité requise pour
accomplir la deniaiidc nalurclle tic la «Iciircc pour laquelle il est au premier degré plus fertile , et le restant du terrain sera cultive dans la denrée pour laquelle il est au second degré plus fertile que l'autre terrain.
Ainsi, par exemple, si la denrée dans laquelle il est au premier degré plus fertile était du seigle , et si la denrée pour laquelle il est au second degré plus fertile était du froment, le fonds sera occupé par la culture de toute la quantité de la demande naturelle du seigle, et le restant de ce terrain sera cultivé en froment. Les possesseurs de ce terrain plus fertile en seigle et froment, s'ils avaient à échanger le froment contre les denrées cultivées dans la classe moins apte, recevraient en proportion de la valeur que le froment du terrain inférieur doit, par raison d'égalité de revenu, avoir dans l'échange contre les denrées de cette classe moins apte , conformément aux principes établis au § iSy. Mais si , contre les denrées de la classe moins apte , ils avaient à échanger le seigle , l'appréciation de l'échange s'établirait en raison composée de la valeur que le seigle a en comparaison du froment , par les principes établis dans ledit § loy , et de la valeur que, par les mêmes principes, les denrées de la classe moins apte ont à l'égard du froment ; de manière que,
en supposant, que la culliuc convenablement choisie par la classe infe'ricure procUiisît non seulement du fromcnl , mais aussi du maïs; que par les principes clablis, deuxhcct. de seigle dussent avoir le même prix qu'un hect. de froment; et que deux hect. de maïs dussent, par la même la raison, être égaux à un demi- hect. de froment ; il s'ensuivrait que deux hect. de seigle prendraient en e'change quatre hect. de maïs.
Lorsque la demande du seigle et du froment ne serait pas assez élevée pour requérir l'occupation de tout le terrain le plus fertile dans la production de ces denrées , eLqueFautre terrain moins apte à la production du froment et du seigle serait plus fertile que celui-là pour la production des autres denrées, il s'ensuivrait que les possesseurs du terrain plus apte au froment et au seigle cultiveraient dans ce terrain le froment et le seigle suffisans pour remplir la demande naturelle de ces denrées, et que dans le reste du terrain ils cultiveraient la denrée qui , entre toutes celles à la production desquelles il est apte, présenterait le moindre degré d'infériorité en comparaison de la production de Fautre terrain. Si la demande de cette denrée ne suffisait point à remplir la culture de toute celle classe de terrain, on cultiverait la denrée
qui après celle-ci serait plus aplc à donner une moindre infériorilé dans la comparaison ; ainsi de suilc, si elle ne suffisait pas encore. Fice versa , les possesseurs de Tau Ire classe de terrain choisiront par un procédé égal successivement la culture des denrées les plus propres à présenter les plus heureuses comparaisons , de manière que cette deniTe qui, parmi toutes celles qu'ils auront choisies, sera la moins propre à donner une comparaison avantageuse , soit cependant la plus propre à ce but, parmi toutes celles non choisies.
L'échange des produits d'une classe contre ceux de l'autre classe s'établira en raison du degré de supériorité résultant de la comparaison dans le produit qui marque la supéiiorité de mérite d'aptitude productive d'une classe sur l'autre. Par la nature des mêmes lois qui dirigent l'échange des travaux entre les différentes classes des ouvriers , ce degré de supériorité devra dériver de la supériorité de iVrtilité que Tune des deux classes a sur l'autre dans la production de la denrée moins propre à présenter un échange utile parmi toutes celles qu'elle cultive pour être plus propre à obtenir ce but.
En dernière analyse, il résulte :
1°. Que de ces deux classes de terrains ressortira supérieure celle qui est plus fertile que
l'autre dans la production de la denre'c la moins propre à présenter une comparaison avantageuse de fertilité parmi toutes les denrées que l'on y cultive pour être les plus convenables à obtenir ce but ;
2". Que les produits de la classe supérieure s'échangeront contre ceux du terrain le moins apte en raison composée du coût et du degré de supériorité qui ressortira de la comparaison de l'aptitude dans la production de la denrée moins propre à présenter une comparaison avantageuse de fertilité entre toutes celles que l'on y cultive à cet effet, (t)
i6o. Si l'échange s'introduisait simultanément entre les possesseurs de diverses qualités de terrains, et que dans ces terrains concourussent les mêmes circonstances supposées, relativement aux deux sortes de terrains désignés dans le § iSg, soit d'égalité dans la distance au marché, soit d'égalité dans le coût réuni de culture , transport et vente ; si enfin ces possesseurs étaient privés de tout autre communication, et que l'échange de leurs produits agricoles se fît exclusivement entre eux, il en arriverait que la classe supérieure en fertilité à toutes les autres classes serait celle du terrain qui, par suite de l'empressement général de tous les cultivateurs à choisir la culture la plus
iililc, ressorlirait supérieure en fertilité à tous les autres terrains par la production de la denrée la moins propre à donner une comparaison avantageuse à l'égard de toute classe, entre les denrées cultivées dans ce terrain pour atteindre ce but.
Après cette première classe, se présentera supérieur, c'est-à-dire, en affinité avec elle par aptitude productive , le terrain qui réussira propre à la culture de cette même denrée la moins convenable à donner à la classe supérieure une comparaison avantageuse envers les terrains inférieurs , et ressortira le plus fertile de tout autre terrain dans la production de cette denrée.
De la différence résultant dans la production de cette denrée cultivée dans les deux classes de terrains, dérivera le prix de l'échange réciproque entre leurs autres produits, de manière que les denrées de la classe supérieure s'échangeront contre les denrées de la classe inférieure , en raison du coût et du degré de supériorité résultant de la comparaison de fertilité dans la production de la denrée cultivée par les deux classes.
Par les mêmes lois , l'échange des produits de la seconde classe de terrain contre les produits de la classe qui sera à son tour immé-
(lialcment inférieure à celte seconde classe, se fera en raison du coût et de la supc'riorite' re'suîtant de la comparaison de fertilité' dans la production de la denre'e la moins propre parmi les plus convenables que le cultivateur de la seconde classe aura dû cultiver pour atteindre le but de la comparaison la plus avantageuse à l'égard des classes qui lui sont réciproquement inférieures.
Or, en considérant que les produits du premier terrain peuvent commander les produits du second , en raison de la supériorité de degré que le premier terrain a sur le second ; il doit s'ensuivre que le premier pourra échanger ses produits contre ceux du troisième terrain, en raison réunie du degré de supériorité qu'il a sur le second, et du degré de supériorité que le second a sur le troisième.
C'est pourquoi, si le premier avec un hcct. de froment commande deux hect. de seigle au second, et que le second avec un hect. de seigle commande deux hect. de millet à son inférieur, un hect. de froment s'échangera contre quatre hect. de millet. Il en arrivera de même s'il y avait plusieurs autres classes inférieures ; de sorte que le terrain le plus apte de tous les terrains commandera les produits des autres terrains en raison combinée de la supériorité qu'il a sur
le terrain qni par apliludc s'en rapproche davantage, et (le la gradation complifjacc de supériorité que ce terrain, qui lui est inférieur, a sur celui qui a produit les denrées à recevoir en échange, (u)
11 résulte donc que rechange des produits de CCS terrains existant sous l'inllucncs des circonstances énoncées se fera en raison du coût et du degré de mérite d'aptitude productive dans laquelle j d'après les règles de gradation désignées, se trouvent les classes respectives des terrains producteurs.
C'est le caractère même des principes du mérite de Taptitude entre les individus , qui dirigerait la classification des terrains sous les circonstances énoncées. En effet , ces circonstances données , le degré de supériorité de chaque classe , à Tégard des autres classes , naît de la supériorité d'aptitude que présente la denrée qui , parmi les denrées que chaque classe aura du cultiver pour obtenir , à l'égard des classes inférieures, la meilleure comparaison dans les effets combinés du coût (y) et de la fertilité, est la moins propre à ce but. yice versa j le degré d'infériorité dérive de la tienrée qui , parmi les denrées que chaque classe aura dû cultiver pour obtenir, à l'égard des classes supérieures , la meilleure comparaison
dans les effets combinés du coût et de l'aptitude , en résulte la moins propre.
i6i. A l'effet de nous acheminer graduellement vers l'examen des principes qui constituent la valeur d'échange des produits agricoles, nousavons commencé par considérer la valeur de réchange entre les produits qui dériveraient de fonds requérant un égal coût réuni de transport, culture et vente an marché. 11 faut maintenant considérer qu'un terrain dans lequel on cultive deux ou plusieurs sortes de denrées , exige presque toujours , sinon un coût différent de culture , au moins un coût différent de transport.
Un hect. de froment et 2 hect. de seigle pourront bien exiger un coût égal de culture , mais ils exigeront un coût différent de transport. De même l'augmentation de production que l'augmentation de coût rapporte , est souvent bien différente. Ce fonds, par exemple, qui avec le coût de 100 journées donne un hect. de froment et 2 hect. de seigle, pourra, par l'augmentation d'un coût de iojournées,êtreapteàdonnerunaccroissement d'un cinquième de revenu en froment , et un accroissement d'un seul dixième de revenu en seigle. L'expérience démontre enfin évidemment combien , entre les unes et les autres classes de terrains, les unes et les autres sortes
de denrées, est grande la variété du coût réuni de transport, culture et vente.
Lorsque les denrées agricoles auront requis un coût différent de culture , transport et vente,, le prix d'échange entre elles sera dirigé par les règles suivantes, hypothèse conservée que les circonstances représentées au titre de cette Section subsistent toujours.
162. Les denrées produites par une égale classe de terrain doivent s'échanger entre elles à utilité pareille de rapport. L'échange de ces produits a lieu à utilité pareille, lorsque celui qui troque une denrée con tre une autre , laquelle , par la réunion du coût de culture, transport et vente au marché , ait requis de V employant un travail égal et un capital différent, en fait l'échange à raison d'égalité de revenu dans une pareille étendue de terrain , déduction préalablement faite de la compensation du profit naturel agricole du plus fort capital en faveur de la denrée qui l'a exigé. Tel est le prix naturel d'échange entre les denrées produites par une même classe.
Or donCj, pour que l'échange entre l^es denrées produites par une même classe de terrains soit fait à utilité égale de rapport, et par conséquent à prix naturel, il faut que, à étendue égale de terrain et à égal mérite de travail à
faire valoir les capitaux , le rapport obtenu par chaque échangcur au-delà du prix naturel du profit agricole et de la valeur naturelle du travail, soit égal.
i63. Le profit naturel agricole est égal au revenu qui, déduction préalablement faite de la valeur naturelle du mérite du travail de V employant .^ sera apporté par les capitaux occupés dans l'emploi agricole le moins apte à donner une utilité de revenu aux capitaux , parmi tous les emplois agricoles convenablement choisis pour atteindre cette utilité de revenu, (x)
164. Il résulte enfin que le prix naturel des produits agricoles d'une classe , échangés contre ceux d'une autre classe, doit tendre à être en raison composée du mérite naturel du travail de X employant ^ — du prix naturel du profit agricole des capitaux employés — et du degré de mérite d'aptitude que , pour la production du revenu excédant le prix naturel du profit agricole et le prix naturel du travail de V employant ^ possèdent, sous les rapports combinés de coût et de fertilité, les classes des terrains dans lesquels la culture des denrées échangées est propre à être exécutée pour atteindre le but de la comparaison la plus avantageuse,
iij5. Lfî degré de supériorité d'une classe,
à regard de la classe la moins inférieure entre toules les classes qui lui sont inférieures par les effets combinés du coiit et de la fertilité, dérivera de sa supériorité à rapporter un revenu excédant le prix naturel du travail de Y employant et le profit naturel agricole , au moyen de la denrée la moins propre à rapporter cet excédant de revenu , parmi les denrées les plus propres à être cultivées dans la susdite classe supérieure pour atteindre le but de la comparaison la plus avantageuse à Tégard des classes inférieures.
L'échange des produits de la classe supérieure contre ceux de la classe inférieure aura lieu en raison complexe, — du prix naturel du travail, — du profit agricole — et du degré de supériorité que la classe supérieure a sur la classe inférieure à rapporter le revenu excédant le prix naturel du travail de V employant et le profit agricole , au moyen de la denrée la moins propre à rapporter cet excédant de revenu parmi les plus convenables pour atteindre la comparaison la plus avantageuse à Tégard des classes inférieures .
La différence de degré de supériorité que la classe supérieure énoncée aura envers les autres classes inférieures, dérivera de l'enchaînement de gradation qui, de ces mêmes rèeles.
doil résulter d'une classe à l'autre; de manière que l'échange de ses produits contre ceux des autres classes inférieures se fera en raison du prix naturel du mérite du travail , — du profit agricole, — et du degré d'infériorité que, par l'effet de cette dégradation, les unes ont envers les autres.
Chaque classe devient z;/^:^ i^^r^a inférieure, ou par l'infériorité dans la comparaison de la denrée qui , entre les denrées cultivées par chaque classe, pour obtenir, à l'égard des classes supérieures, la meilleure comparaison dans les effets combinés de coût et de fertilité, est la moins propre à obtenir ce but; ou par l'infériorité présentée, à l'égard des autres classes, par cette classe supérieure qui s'approche le plus par affinité, (y)
1 66. Si les terrains étaient à une distance inégale du marché, il dériverait de cette différence de distance un coût différent de transport au marché. En outre, d'après l'hypothèse donnée que le marché soit le domicile de tous les employans , la direction de la culture des terrains les plus éloignés devrait exiger plus de travail. Or, cela posé, et reconnu aussi que la classification des terrains s'établit sur la supériorité et l'infériorité résultant des rapports combinés de coût et de fertilité, et que l'échange des pro-
duits agricoles entic les classes se f.iil en raison du mérile naturel du travail, — du profit naturel agricole, — et du degré de supériorité ou d'infériorité dechaque classe à fégard des aulres classes, il s'ensuit que, mcine la différence de coût, par effet de la différence de distance du lieu du marché, ou du lieu delà demeure des ernployans , doit influer sur la classification des terrains , et par conséquent sur la valeur des produits en échange.
Le montant du coût devra donc se calculer aussi d'après les effets produits par la distance inégale des terrains du lieu du marché et du lieu de la demeure. Le plus fort ou le moindre coût, à cause de la différente distance du lieu du marché ou du lieu de la demeure des ernployans^ agit comme le plus grand ou le moindre coût de culture dérivé de la différence d'aptitude productive.
DEUXIEME SECTION
P^aleiir naturelle des vcgélaux des terrains adtwés et des feiTfn'ns incultes dans les chxonstances — de dejricheînens de terrains incultes à diverses epot^ues , — de variations de culture dans les leirains déjà cultiiés , — de différence de fertilité entre les tcirnins inculies^ et de
différence d'âge dans les végelaiix de ces terrains^ — d IntrodiLcilon du droit de propriété de tous les terrains incultes , ou d une partie seulement : conservant toujours T hypothèse Cfuily ait un seul lieu de consommation , que ce lieu soit encore le seul lieu de mcnxhé^ et de demeure des employans ; que les capitaux ne se consomment pas.
167. En analysant la valeur comparative des produits agricoles , nous avons jusqu'à présent continuellement supposé que , dans un Etat sans agriculture , on entreprit tout-à-coup l'exploitaiion de diverses sortes de terrains, et que les terrains exploités fussent d'égale fertilité spontanée, et eussent, au moment de l'entreprise, qualité et quantité égales de produits spontanés.
D'après cela, en désignant la gradation de différence entre les diverses sortes de terrains, nous avons établi — que la classe inférieure suivant immédiatement un terrain, était celle qui, entre les classes inférieures, se rapprochait davantage de celui-ci par les rapports combinés de la fertilité et du coût requis pour la culture , le transport et la vente au lieu du marché; — que le degré de différence provenait de la supériorité que ce terrain avait sur l'in-
foriciir à donner, par los susdits rapports, le revenu excédant la valeur du mérite naturel du travail et la valeur du profit naturel agricole , au moyen de la denrée la moins propre , parmi les plus convenables à choisir par le cultivateur de ce terrain supérieur , pour atteindre le but de la comparaison la plus avantageuse à l'égard des classes inférieures; — que ces mêmes principes constituaient fenchaînement de gradations de supériorité et d'infériorité parmi tontes les classes de terrains.
De ces lois il résultait donc que la culture à choisir devait être celle qui se présenterait la plus convenable sous les effets combinés du coût et de la fertilité.
i68. Mais il faut maintenant considérer que, dans les diverses sortes de terrains incultes d'une région, on remarque une diversité d'aptitude dans la production spontanée ; que cette diversité d'aptitude spontanée ne va pas d'un pas égal avec la diversité d'aptitude qu'il y a d'une sorte de terrain à l'autre dans la production des denrées de culture , et que par conséquent on voit bien souvent une diverse fertilité de produits spontanés dans des terrains qui sont à peuprès d'égale ferl iité pour la production de quelques denrées de culture.
La différence des époques des récoltes, et la
différence de l'aplitudc spontanée entraînent aussi nécessairement la conséquence que l'âge , la quantité et la qualité des produits spontanés, soient différens de l'un à l'autre terrain inculte.
De même la progression de la culture va par degrés. A mesure que la culture avance, la demande des produits, la situation des marchés, et les moyens qui améliorent la fertilité des champs , éprouvent des variations ; de manière qu'un champ déjà labouré est sujet à la chance de l'accroissement, de la diminution, ou de la cessation de la demande de plusieurs denrées auxquelles il est apte; il peut se trouver aussi , tantôt près, tantôt loin du marché, tantôt jouissant de l'irrigation abondante d'une rivière, et tantôt dépouillé de ces dons par des revers inattendus.
169. Pour avancer l'analyse par une méthode simple, non seulement j'ai établi l'hypothèse d'une entreprise soudaine de la culture générale dans la région , et d'une égalité en toute sorte de terrains incultes, autant par fertilité spontanée que par quantité et qualité de productions existantes , mais j'ai encore supposé que les fonds incultes, aussitôt qu'ils seraient cultivés , deviendraient la propriété du cultivateur, et que les autres fonds incultes.
iBc)
ainsi que leurs produits resleraiciit à la libre disposition des habitans.
Lorsque tous les produits des terres incultes sont à la libre disposition de chaque individu de l'Etat, il faut que, par suite de la concurrence générale , le prix naturel de ces produits se fonde sur le mérite naturel du travail et sur le profit naturel des capitaux employés à les recueillir, les transporter et les vendre.
Mais , dès que la propriété des terrains incultes est introduite , chaque propriétaire tend à régler la récolte des produits de la manière la plus propre à en retirer un revenu utile par le travail et par les capitaux occupes à cet emploi. La valeur comparative des produits de ces terrains iîicultes se détermine par la nature des mêmes lois qui établissent la valeur des produits des terrains cultivés : dans l'établissement de la valeur de ces produits, l'équilibre dérive de la concurrence pour la culture la plus convenable : dans rétablissement de la valeur de ceux-là, l'équilibre naît de la concurrence vers la récolte la plus convenable.
Cela posé, il faut aussi que de ces principes découlent les conséquences suivantes :
i**. Tous les terrains cultivés et incultes se lient et s'enchaînent entre eux.
2". Chaque classe de terrain , soit cultivé,
soit inculte , devient supérieure ou inférieure aux autres classes de terrains , en raison de la différence résultant du produit le moins propre parmi les plus propres, à présenter, à l'égard des classes supérieures ou inférieures, la comparaison la plus avantageuse.
3", On n'entreprendra pas la culture d'une denrée égale à celle des terrains incultes, si ce ji'est lorsque Vemplol de la culture en sera plus convenable que celai de la récolte dans le terrain inculte , auquel on devrait recourir pour satisfaire la demande naturelle de la denrée.
4*". jNi dans les champs cultivés, ni dans les terres incultes des particuliers, on ne recueillira des produits pour lesquels soit plus convenable la récolte faite dans une terre inculte qui appartienne au public.
5°. La valeur naturelle des denrées des terres incidtes qui appartiennent au public , doit , même après l'établissement de la propriété des terres incultes, n'être, ni plus forte, ni moindre que la valeur naturelle du mérite du travail , et du profit des capitaux occupés à les recueillir , les transporter et les vendre ; et par conséquent on n'en fera pas la récolle dans les terres incultes de propriété publique , si les denrées produites par des champs
cullivos , ou par des lerres inculles de proprielc privée , présentent une moindre valeur naturelle
6". On retirera un revenu excédant le profit naturel des capitaux et le mérite naturel du travail de ces terrains incultes de propriété particulière, lesquels, sous les rapports combinés de coût et de ferlilité, sont supérieurs à ces terrains incultes qui ne donnent que le profit naturel des capitaux et le mérite naturel du travail.
D'après toutes ces réflexions, il est aisé de reconnaître que , pour que le cultivateur se détermine à employer ses capitaux à i exploitation d'un terrain inculie, il faut qu il ne puisse les occuper dans un autre genre quelconque de culture qui ait à rapporter plus que ce qu'à l'aide de la culture le terrain inculte rapporte au-dessus du revenu antérieur des produits spontanés.
170. En considérant les tenues incultes dans toute rétendue de ces causes et de ces effets, et en considérant que les variations dans la culture des champs déjà exploités, endommage presque toujours les capitaux employés à Tcxploitation antérieure, on voit que le terrain à choisir pour y introduire la culture d'une denrée , n'est pas celui (jui est le pl-.is convenable
par les seuls rapports du coût et de la fertilité'; mais bien celui qui est le plus convenable par les rapports combinés du coût, de la fertilité et de la perte du revenu antérieur.
171. Comme c'est en vertu de la concurrence générale de tous les agricoles à la culture la plus utile , que le choix des terrains qu'ils entreprennent de cultiver tend toujours à être le plus convenable dans les ef fe ts combinés du cou t , de la fertilité et de la perte du revenu antérieur , il résulte que le choix doit tomber sur les terrains qui, par les effets ci-dessus mentionnés, se préscn • tent les plus convenables à l'époque antérieure au période à parcourir, du moment où la culture commence , jusqu'à la vente des produits recueillis , et par conséquent qui sont les plus convenables au travail et aux capitaux considérés dans leur valeur , au moment de l'entreprise, (a a)
iy2. Ici, je dois rappeler 1 attention du lecteur à une remarque très-importante.
Attendu que le profit naturel agricole se constitue du rapport qui, déduction faite de la valeur naturelle du travail de l employant , dérive des capitaux requis pour la culture du terrain qui donne aux capitaux le moindre revenu parmi tous les terrains convenablement cultivés, il arrivera que, si l'emploi de la culture
i43 la plus convenable à choisir par l'agriculteur , sous lescffels ci-dessus menLionne's,éLait celui qui donnerait le moins de rapport aux capitaux disponibles parmi tous les terrains à cultiver, le profit naturel agricole se constituerait du revenu agricole de ce terrain à choisir, déduction faite de la valeur naturelle du travail de remployant et de la perte du revenu antérieur.
Ainsi, hypothèse donnée :
Que le capital employé dans un fonds inculte avant le commencement du défrichement , ait été de la valeur de cent hect. de froment ;
Que le terrain inculte , avec ce capital , rapportât au-dessus de la valeur naturelle du travail de l'employant un revenu net d'une valeur équivalente à six hect. de froment ;
Que la valeur du froment ne change pas;
Que la nouvelle culture de ce fonds exige le capital de quatre cents hect. de froment;
Que le revenu de la nouvelle culture monte à vingt hect. de froment, indépendamment du prix naturel du travail de l employant;
Que le capital de cent hect. de froment antérieurement occupé au terrain inculte perde, dans le changement de destination, la moitié de sa valeur;
Il s'ensuivra que le nouveau capital , cm-
ployé à la cullure, s'élèvera à quatre-cent-cinquante hcct. cl que le profit agricole s'établira dans la proportion suivante :
Pvevenu nouveau hect. 20
Revenu ancien » 6
Le montant du revenu net du nouveau capital de 35o hcct. se réduit à hcct. i4
Le piofil naturel agricole sera donc de 4 pour cent.
Dans l'esprit même do ces principes, on reconnaîtra quel doit être le profit naturel agricole, si le terrain inférieur à choisir pour remploi des capitaux est un terrain cultivé dont la culture doive être changée.
173. En récapitulant tous les principes cidessus énoncés, on a les maximes suivantes :
La classe , qui , parmi toutes les classes inférieures, se rapproche le plus d'une classe de terrain , est celle qui , sous les rapports combinés de l'aptitude productive et du coût de culture , transport et vente, résulte la moins inférieure dans la comparaison du produit, qui, parmi les produits les plus convenables à procurer à la même classe supérieure la meilleure comparaison à l'égard des classes inférieures, est
le moins propre à ce but, sous la considération de l'aptitude à la production du coût de culture, transport et vente, et de la perte du revenu antérieur à Tépoquc du période qui doit nécessaircmeut s'écouler du moment de la culture jusqu'à la vente des produits recueillis.
Le degré de supériorité que la classe supérieure présentera à l'égard de la classe immédiatement inférieure, dérivera de sa supériorité dans le revenu excédant le prix naturel du travail de l'employant y et le profit naturel agricole ^ moyeaoant le produit ci-dessus énoncé, qui constitue la liaison d'affinité entre les deux classes.
Les miemes règles établiront l'infériorité que cette classe supérieure aura à son tour à l'égard de celle qui lui est réciproquement supérieure.
L'échange entre les produits d'une même classe se fera en raison d'égalité de rapport dans une pareille étendue de terrain, déduction préalablement faite de la compensation > soit de la valeur du mérite naturel du plus grand travail de l'employant, soit du profit naturel du capital plus fort, que l'un de ces produits aura requis pour la culture , le transport et la vente , en comparaison du capital et du travail requis à V employant de l'autre produit recevable en échange.
L lo
i46 L'échange des produits agricoles d'une classe de terrains contre les produits de la classe immédiatement inférieure se fait à raison du mérite naturel du travail de f employant ^ du profit naturel agricole , et du degré de supériorité que la classe supérieure a sur la classe inférieure , à rapporter le revenu excédant le mérite naturel du travail de V employant y et le profit agricole, au moyen de la denrée qui constitue le degré de différence entre les deux classes.
Et à son tour, cette classe inférieure échangera, sous les mêmes lois, ses denrées contre celles de la classe qui lui est réciproquement inférieure.
Chaque classe échangera ses produits contre ceux des autres classes qui ne sont pas liées en affinité avec elle , en raison des rapports directs et indirects d'enchaînement que , par les mêmes principes, les classes liées en affinité ont avec tout autre classe.
174, L'esprit des principes du système de la classification des terrains^, donne à connaître que la supériorité d'une classe naît de la culture la moins propre parmi les plus propres à choisir, à l'égard des classes inférieures, et que, çice çersâ, Tinfériorité d'une classe naît de la culture la moins propre parmi les plus propres à choisir, à l'égard des classes supérieures. L'exactitude de cette donnée étant reconnue , il naît
i47 d'abord Tobservation que bien souvent la culture la moins propre entre les plus convenables à choisir, est celle d'un assemblage de denrées diverses, de manière qu'une classe de terrains peut être liée par affinité avec plusieurs classes. Les mêmes lois qui déterminent la valeur comparative d'un produit dérivant d'un fonds où. l'on ne cultive pas d'autres denrées, et le degré de classification de ce fonds, à l'égard des autres terrains, déterminent la valeur comparative des produits dérivés de champs cultivés en plusieurs denrées, et la liaison progressive de ces champs avec les autres terrains , par l'effet de la supériorité ou de l'infériorité que présentent les denrées diverses.
La récolte qui constitue la supériorité ou l'infériorité d'un terrain inculte, à l'égard des autres terrains, peut aussi comprendre l'assemblage de plusieurs denrées. La valeur comparative de ces denrées et la classification du terrain producteur suivent les principes qui règlent la valeur des produits, et la classification d'un champ cultivé en denrées diverses.
Afin d'avancer , avec la plus grande simplicité possible , dans le développement de la science des valeurs qu'ont dans l'échange les produits des terrains, je continuerai à représenter la liaison des classes à l'aide de la com-
i48 paraison de la cullure ou de la récolte d'une seule denrée. Le lecleur voudra bien appliquer la même théorie , lorsqu'il s'agit de reconnaître la supériorité ou l'infériorité, soit des terrains cultivés en plusieurs denrées, soit des terrains incultes qui donnent une production entremêlée de denrées diverses.
1^5. Attendu que les produits des terrains incultes reçoivent leur valeur comparative par les mêmes principes qui constituent la valeur naturelle comparative des produits des terrains cultivés, et que la classification que les terrains incultes prennent par le rapport de la récolte de leurs produits s'établit de même que la classification de ces terrains qui puiseraient leur mérite de comparaison dans le rapport de la culture, je n'énoncerai pas séparément, dans le progrès de l'analyse des valeurs, les produits des terrains cultivés et ceux des terrains incultes, mais je les réunirai sous une seule dénomination, à l'effet d'obtenir une plus grande brièveté dans les maximes; et également pour le même but, sous la dénomination de cultivateur, culture et produits agricoles, se trouveront désignés le travailleur , le travail et le produit , autant du terrain cultivé, que du terrain inculte.
t%l^ L'W^ h/WkkX-V^ Vl/Vl,
TROISIEME SECTION-
Considérations sur la consomniaiion des copiiaux dans les Emplois.
176. Jusqu'à présent je n'ai pas supposé la consommation des capitaux , laquelle cependant a toujours lieu.
Pour obtenir le profit naturel d'un Emploi il faut retirer :
1°. Le profit naturel de tout le capital employé.
1°. Les capitaux consommés en totalité par Y Emploi.
3°. La compensation de la consommation des capitaux destinés à la continuation de VEmplol.
En dernière analyse , pour obtenir le profit naturel d'un capital, il faut qu'avec le profit naturel on retire la compensation de la perte du capital consommé.
N'y ayant pas de profit naturel , si cette compensation n'y est associée, elle sera toujours sous-entendue quoiqu'elle ne soit pas exprimée. J'ai besoin de diminuer le plus qu'il m'est possible la quantité de répétitions que , malgré
i5o moi et malgré la crainte d'ennuyer les personnes douées d'une mémoire facile el d'une intelligence prompte, je suis obligé de faire si souvent dans cet ouvrage pour tenir toujours présente à la pensée de chaque lecteur la perception de Tenchaînement des lois économiques.
La compensation se répartit en quotités égales sur la masse des choses produites pendant la durée du capital à consommer , et cela avec une telle péréquation de partage , qu'à l'époque de la consommation totale du capital, VEmployant ne doive avoir reçu , ni plus ni moins, que le montant du même capital et du profit relatif, en proportion égale d'un capital qui se consomme dans la production d'une seule chose.
Supposons : — que loo onces d'argent soient la valeur d une machine de manufacture : — que la valeur de l'argent soit toujours la même : — que le profit naturel s'élève à lo p. o/o : — que la durée de la machine soit de 2 ans : — que la machine achève un ouvrage dans le période précis d'une année : — que l'ouvrage soit vendu aussitôt que le travail est exécuté: — que la machine n'exige aucune réparation la première année : — que dans la seconde année les réparations s'élèvent à 10 onces d'argent payables h la fin de l'année : — que la machine , à la fin
de la deuxième année , soit hors de serTice : — que détruite, elle ne puisse servir à aucun usage.
Il paraîtrait au premier abord que , pour la compensation de ce capital , le manufacturier devrait recevoir à la vente de l'ouvrage :
La première année
Pour le capital
5o onces.
Et pour le profit
lo onces.
i deuxième année
Pour le capital
5o onces.
Pour le profit
Et pour réparation
lO »
loo onces.
a5 onces.
Si cela arrivait , un fabricant , pour le travail d'un an , aurait à prétendre souvent une valeur plus grande que celle que demanderait un autre fabricant pour un travail égal fait dans la même année , ce qui ne saurait être, parce que chacun naturellement préfère acheter l'ouvrage qui est à meilleur marché.
!1 faut cependant qu'il s'établisse une péréquation de partage annuel , par le moyen de laquelle on puisse éviter ce désordre, et en même temps obtenir le profit naturel , et la compensation des capitaux consommés et des frais de réparation. On y parviendra en re-
ia2
ccvanl chaque année : onces, 62, 38 pour profit et compensation.
A l'aide de cette péréquation X employant reçoit ,
A la fin de la première année :
En compensation du capital. . onc.
Pour solde du profit »
A la fin de la seconde année :
Pour solde de la compensation du
capital onc.
Pour solde du profit du capital . »
Pour solde des réparations .... »
De sorte que , moyennant la perception annuelle de 62 onc. 38 c. , V employant retire à la fin de la consommation du capital , autant qu'il retirerait si la compensation ne se divisait pas en parties égales.
Si cette machine était un métier qui donnât tous les six mois une paire de bas , d'une vente immédiate aussitôt qu'elle serait ôtée du métier ; et si le profit naturel du capital du métier était de 5 p. 0/0 par chaque semestre , re777/7/o)^û'72Mevrait retirer 3o onces52 centièmes à la vente de chaque paire de bas.
DEMONSTRATiON
PARTAGE DE PEREQUATION.