‹ La science de l'économie politiqueChapitre 33 sur 62 · j emploi naturel des capitaux que les · texte numérisé non relu

j emploi naturel des capitaux que les

Einpioyans d'un lieu dirigeront vers l'agricullure , ne pourra s'étendre à la production de ces denrées dont la culture sera préférablement choisie par les Employans à'' autres lieux pour en fournir toute la quantité demandée , selon les lois qui établissent YidonéUé de l'entreprise des emplois.

208. Pareillement les capitaux que les E/nployans d'un lieu dirigeront vers d'autres entreprises quelconques , ne doivent pas s'étendre à un genre (ïcjnploi qui , suivant l'esprit des mêmes règles ci-dessus énoncées, serapréférablement choisi par les Employans d'autres lieux.

209. Si des Employans demeurant dans un lieu occupent des capitaux à la culture du sol par un choix convenable , le profit naturel que tous les ÊV///?/o)Y7«5, demeurant dans le même lieu , retireront par leurs emplois quelconques , sera égal au profit naturel agricole , ou , ce qui revient au même , sera égal à la valeur naturelle du revenu qu'au-dessus de la valeur du travail individuel et de la perte du revenu antérieur produisent les capitaux circulans, employablcs dans la classe du terrain qui, parmi tous les terrains convenablement choisis pour y employer les capitaux, résulte le moins propre à procurer un revenu utile par l'échange , sous les effets combinés de faptitude productive ,

— du coût de culture , transport et vente , — du travail des Employans — et de la perte du revenu antérieur à Fépoque du période qui doit nécessairement s'écouler du moment de la culture jusqu'à la vente des produits recueillis.

2IO. Le profit naturel que les Employant demeurant dans un lieu peuvent obtenir de leurs emplois^ ne peut élre au-dessous du profit naturel qu'ils acquerraient en employant leurs capitaux dans un autre lieu lequel^ parmi tous les lieux de l'Etat, serait le plus propre à l'occupation des capitaux, si on devait les employer hors du propre pays : et par conséquent le profit naturel ne peut tomber au-dessous du profit naturel de ce lieu , que dans les limites du moindre rapport naturel qui, par les effets, soit du plus grand travail, soit du risque, soit du retardement de retour, les Employans qui occupent leurs capitaux hors de leur pays, doivent retirer en comparaison des Employans qui demeurent dans le même lieu de 1 emploi.

2.1 1. Vice versa le profit naturel que les Employans demeurant dans un lieu peuvent obtenir de leurs emplois^ ne peut être au-dessusdu profit naturel que, en occupant les capitaux dans ce lieu, retireraient les Employans de cet autre pays de FEtat, pour lequel à son tour ce lieu

,8; rcssoiliraU le plus propre à y envoyer les capitaux, si \cs Einplojans de cet autre pays devaient les employer hors de leur pays. Par conscquetn le profit naturel ne peut s'élever au-dessus du profit naturel de ce pays éloigné que dans les limites duplusgrand rapport qvxtV emploi des capitaux donne aux Einployans du lieu où les capitaux sont occupés , en comparaison des Ernployans du dehors qui auraient à y envoyer leurs capitaux.

2X2. La différence entre le profit naturel dû aux TLinployans d'un lieu, et le profit naturel dû aux Kmployans d'un autre lieu, est en raison directe de la différence qui dérive de V emploi le plus propre à produire le moins de différence dans la comparaison des profits naturels des Ernploya/is des deux lieux, quand il arrive que la différence produite est moindre que celle qui pourrait en résulter par le rapport indirect de la comparaison du profit naturel de fun de ces lieux avec le profit naturel de chaque lieu de fEtat, et de la comparaison du profit naturel de chaque lieu de l'Etat avec le profit naturel de l'autre lieu comparé.

Etablissons l'hypothèse :

Que tous les Emphyans soient répartis en trois lieux A , B , C.

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Que , d'après le résultat d'un choix convenable , le lieu A emploie des capitaux dans l'endroit B , — que la raison du profit naturel dans A et dans B soit de 5 p. o/o , — que l'endroit C. emploie des capitaux dans B , — que la raison du profit naturel dans C , soit de 4 P- o/o-

Cela posé, la différence ào. raison àQ profit naturel entre A et C ne pourra s'élever audessus d'un p. o/o, quand même, si VEmployant d'A avait à occuper directement ses capitaux dans G, la valeur du risque, du travail et du retardement de retour monterait à4 P- ^/^ ^"~ dessus de la valeur du profit naturel des capitaux à employer dans les lieux respectifs.

Rien n'explique mieux ces principes que l'exemple des arbitrages.

Si le change de Milan sur Lyon élait de lor, et celui de Lyon sur Paris de loo , il est certain que la valeur naturelle du change de Milan sur Paris, dans la supposition que le montant des frais et de la provision des banquiers fût d'un quart p. o/o, s'élèverait à loi 1/4, quoique, si l'on voulait envoyer directement ioof.de Milan à Paris, le change dût monter à 104. Et, s'il y avait une autre ville qui donnât une différence moindre que celle rapportée par fcntremise du change de Lyon , la valeur naturelle du

i89 change entre Milan etParIs dériverait de la liaison de leurs rapports de change avec cette autre ville.

21 3. Par conséquent la différence entre le profit naturel dû aux Employans d'un lieu , et le profit naturel dû aux Employans d'un autre lieu, est toujours constituée par la liaison directe , ou indirecte la plus propre à donner le moins de différence entre les profits des deux lieux.

214. Or, si l'on veut connaître la différence du profit naturel d'un lieu où il n'y ait que des Employans commerçans, en comparaison du profit naturel d'un lieu où il y ait des Employans agricoles ; on établira le calcul sur le rapport de liaison que, selon les principes ci-dessus-énoncés, auront le profit naturel commercial du lieu commerçant, et le profit naturel agricole du lieu où il y a des Employans agricoles.

La différence dans le profit des deux lieux qui renferment des Employans agricoles , dérivera des rapports de liaison directe ou indirecte qu'auront les profits agricoles des deux lieux.

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