‹ La science de la peintureChapitre 1 sur 63 · AU LECTEUR · texte numérisé non relu

AU LECTEUR

L'auteur, à la suite du cours public qu'il a fait à FEcole des Beaux- Arts, se rendant au désir de plusieurs de ses auditeurs, s'est décidé, sans résistance d'ailleurs, à réunir ses conférences dans un volume qu'il a l'honneur de vous présenter aujourd'hui.

N'ayant pas la prétention de donner à ses confrères des leçons, ni même des conseils, autrement que pour la conservation de leurs œuvres, il laissera de côté toutes les questions d'esthétique, de dessin, d'anatomie, de perspective et de composition qui font partie de Fart de la peinture, mais qui n'ont aucune influence sur sa solidité ; ne voulant s'occuper que des moyens pratiques, ce qu^'on appelle vulgairement : les ficelles du métier. Tout au plus fera-t-il quelques di-

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gressions scientifiques nécessaires parce que certains effets ne peuvent être bien compris si on n'en connaît pas les causes.

Cet ouv/age, fruit de trente années d'étude et d'expérience, est ce quel'on a écritdeplus sérieux et de plus honnête sur ce sujet. Du moins l'auteur le pense, et il est bien obligé de le dire, car si, par modestie, il c^^sait le contraire on ne le croirait pas!

Ce livre, malgré les qualités que l'auteur lui reconnaît, aura-t-il les résultats qu'il en attend? Fera-t-il adopter aux peintres une méthode plus rationnelle? Verra-t-on, grâce à lui, les chefsd'œuvre de l'avenir conserver leur éclat et leur fraîcheur ?

De cela l'auteur n'est pas bien sûr. N'osant prévoir un tel succès, il se trouvera déjà récompensé de ses efforts, n'eût-il qu'un lecteur, si ce lecteur le lit jusqu'au bout, et il vous salue respectueusement, car, peut-être, serez-vous celui-là.

DE

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