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LES GLACIS

Quant aux glacis, il ne faut jamais les étendre à sec, si Ton veut qu'ils soient bien réguhers.

Voici les précautions qu'il est convenable de prendre. Si l'endroit sur lequel on désire mettre un glacis est déjà recouvert de vernis à retoucher, on le frottera d'huile de pétrole et l'on attendra quelques minutes que le vernis en soit bien détrempé, puis on étendra le glacis en mêlant à la couleur un peu de vernis à peindre et un peu de siccatif si cette couleur est une laque.

Quand l'endroit à glacer n'est pas encore recouvert de vernis, on le frottera d'un peu de vernis à peindre et Ton étendra le glacis comme ci-dessus. En plus de ces préparations, on peut être, dans de certains cas, désireux de liquéfier la couleur plus ou moins pour l'employer en glacis, jusqu'à même ne lui laisser que la consistance d'une teinte au lavis. On a pour cela l'essence ou l'huile de pétrole, selon que l'on désire une dessiccation plus ou moins prompte. 11 n'y a qu'une seule observation à faire : c'est que plus vous mettez de pétrole dans le glacis, plus il est nécessaire que le dessous soit bien sec. Quant au plus ou moins de viscosité ou de liquidité que l'on désire donner aux couleurs pendant le travail, ce sont des questions de goût. Chaque peintre, avec ses deux vernis qu'il peut mélanger dans toutes les proportions qu'il voudra et ses pétroles plus ou moins volatils, peut agir comme il l'entend : rien n'est défendu, aucun excès nuisible n'est à redouter.

Le siccatif qui solidifie l'huile, au contraire, doit être rigoureusemeni dosé, qu'il soit en

l'ébauche et l'exécution.

pâte ou liquide. On n'en doit mettre que fort peu dans les tons clairs, jamais dans le blanc de plomb, et il doit être bien mélangé aux couleurs avec le couteau sur la palette pour être également réparti.

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