‹ La science des espritsChapitre 53 sur 84 · LIVRE m. ÉcoNOMii 1 1^^ ^^^ï*^®» Unité et force de · texte numérisé non relu

LIVRE m. ÉcoNOMii 1 1^^ ^^^ï*^®» Unité et force de

DES AGES. i I^i^^*

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Epoque de^ mthiqoe.

Loi chrétienne ( ^^°*ï° •( amiadeDieu.

Époque de ûiomphe

Epoque de {jg,,^ ««

L'esprit de charité traversant les âges.

Réponse à toutes les objections contre la foi.

LIVRE IV. l'esprit) Explication claire el universelle des DE CHARnÉ. \ points essentiels de la doctrine.

jLa catholicité nécessaire.

Récapitulation et synthèse universelle en deux mots qui n'en font qu'un, Vesprtt de charité.

Vaincre lu grossièreté dans la recherche des satisfactions naturelles, c'est Tœuvre d'une bonne éducation .

Vaincre les attraits du plaisir et le sacrifier au devoir, c'est tout le mérite de l'honneur.

Vaincre l'appréhension de la douleur et même de la mort pour obéir à l'honneur, c'est l'héroïsme, c'est la perfection humaine. On arrive à cette perfection par une éducation progressive de la volonté. L'ascétisme était l'apprentissage du martyre : on ne meurt pas comme Curtius lorsqu'on a vécu comme Natta. - Pour tendre ainsi à la perfection, il faut l'aimer. — L'amour de la perfection, c'est l'esprit de charité.

Les expiations sont les reprises d'une éducation manquée; heureux qui sait les reconnaître et les accepter !

Expier, c'est manger après le dessert le sel qu'on avait négligé de mêler à ses aliments.

Un homme bien élevé n'est ni débauché, ni ivrogne, ni glouton.

Un homme d'honneur pratique sévèrement la morale humaine; un chrétien seul professe le renoncement et la charité qui est l'héroïsme de toutes les vertus.

L'homme sortant des mains de la nature n'est pas bon, comme l'a prétendu Rousseau, il a l'instinct de l'égoïsme, et ses passions, en se développant, en feront bientôt une bête féroce. La société, en lui faisant craindre ses châtiments, lui apprendra plutôt l'hypocrisie et la lâcheté, qu'elle ne parviendra à le former à la vertu, si la religion n'intervient; et c'est ce qui arrive pour tous les hommes vraiment vertueux. Le sentiment de l'honneur et du devoir est un sentiment religieux. Sans une foi réelle au principe même de l'honneur et du devoir, il suffirait de paraître honnête et d'éluder la loi pour vivre tranquille, et il n'y aurait de vertueux que les niais. C'est en ce sens qu'il n'y a réellement pas de probité sans religion.

L'amonr du beau, du bon, de Tbonnête, est naturel; mais, c'est un attrait qui doit être développé par Fédocation et vivifié par la foi reli* gieuse.

Tout est confusion de mots. On se fait un Dieu de fantaisie qu'on trouve absurde, et Ton en inient à déclarer que Dieu n'est pas. — On appelle catholiques des pharisiens modernes, et l'on en conclut que le catholicisme n'est qu'ostentation et hypocrisie. On prend les hypocrites pour des dévots, et l'on confond ensuite à plaisir les vrais dévots avec les hypocrites. — On rencontre par hasard tin mauvai» prêtre, et l'on rompt en vîsîère pour cela avec tout te clergé. Tout cela est-il juste, tout cela a-t-il même l'œnbre de h. logique et de la raison?

Personne n'attaque la vraie religion, la vraie piété, le vrai Dieu, mais tout le monde se bat contre des moulins à vent.

Nous ne connaissons Dieu que par l'esprit de Jésus-Christ qui est l'esprit de charité manifesté par ses enseignements et par ses œuvres ; en cela consiste toute la révélation, évidemment divine comme la charité est divine. La science conteste

les inimcle» et discute les prophéÉksi, mm» il y a quelque chose de pkis fort qjm 1& sdeuce et et plus merveilleuxque les miracles, c'est la charité. (Voir le texte de saint PauL)

L'esprit de Jésus-Christ est toujours vivant sur la terre, autrement tout mourrait ; et là où se trouve l'esprit de Jésus-Christ, Dieu est présent, agissant, et en quelque sorte visible.

Celui qui,^ sans croire en Jésus-Christ, prononce le mot Dieu, ne sait certainement pas ce qu'il dit. Il n'existe aucun article de foi concernant le diable. Tout ce qu'on en dit est de croyance et de tradition. Le diable, c'est l'esprit opposé à cdttî de Dreu, voilà te principe. Qne ce maHieureuT esprit exîste, les erreurs ef les criimes- dtes hommes le démontrent assez. On le représfiatrfe difforine, bien qu'un esprit soit sans formes, pour fetre comprendre: que c'est Fei^t de désordre. Il esè étermUmnBEt répcetcvé,. para» que tei Biâl est k jamais liieondUable a^stec lei Usn^.

Diiie que Dieu est impersenncdl^ c'est eu» ôter toute idée possible à l'intelligence. Le fair« unipersonnel, ce serait en faire quelque chose deli-

mité et d'incomplet. — Il est tripersonnel, pour être un en plusieurs et tout en tous.

L'arianisme tendait à faire de Jésus-Christ une idole vivante, une sorte de sous-dieu; — le monothélisme anéantissait en lui Thumanité.

Deux natures distinctes en Jésus-Christ, mais non deux personnes; — deux natures sont en nous tous, spirituelle et corporelle; — deux personnes, ce serait un conflit.

La religion est un ensemble de secours organisés pour aider les hommes à vivre suivant la sagesse.

L' unité de religion ne peut s'établir que par l'esprit de charité. Ce sera la communion universelle des hommes, et dès que l'esprit de charité aura triomphé dans le sein de l'Église môme, de tous les vices qui lui font la guerre, il se répandra dans le monde entier qui l'appelle et qui en a soif-

Les martyrs des premiers siècles ont prouvé Tesprit de charité par le courage dans les supplices ; les témoins du renouvellement de la foi devront faire à leur tour leur preuve dans l'abnégation, la pauvreté, par la résignation aux calomnies, aux mépris, aux abandons, et souvent aux persécutions les plus imméritées et les plus cruelles.

Si Ton ne peut connaître le bien et le pratiquer qu'en se faisant une juste idée de Dieu, si nous ne pouvons connaître Dieu que par Jésus-Christ, et Jésus-Christ que par son Église, il est rigoureusement vrai dédire : hors TÉglise point de salut. Mais l'Église est universelle, c'est-à-dire qu'elle étend l'influence de ses grâces et la puissance de ses prières sur tous ceux qui lui appartiennent par la bonne volonté, par la rectitude du cœur et des désirs. Sur tous ceux qui seraient à elle, s'ils pouvaient la connaître, n'y a-t-il pas un baptême de désir? et la lumière de vérité a-t-elle jamais un long chemin à faire pour éclairer une âme et toucher un cœur? Avant la venue de Jésus-Christ, tous ceux qui désiraient la vraie lumière croyaient implicitement en lui. L'âme de l'Église est plus

religion est évidente etnamêmepas besoin d'être démontrée.

Le devoir est clairement tracé, et facile à suivre dans toutes les conditions de la vie.

Il est faux que le monde soit sans religion ; la société est plus catholique qu'on ne pense : tout le monde adore, désire et attend lesprit de charité.

Plus les misères sont grandes, plus le renou*vellement par cet esprit est proche.

Personne n'a aimé la souffrance pour la souf-^ france même, pas même Notre-Seigneur ; on aime la souffrance pour la charité, dont on obtient à ce prix les mérites et les joies.

Si Ton veut te prendre ta robe, abandonne aussi ton manteau. Le Maître a dit cela aux individus et non à la société; la propriété est un principe, et les sociétés sont gardiennes des principes sous peine de mort. Le chrétien Mastaï doit se laisser dépouiller, mais le pape Pie IX ne doit pas permettre qu'on dépouille l'Église.

— Faites des concessions, ou Ton vous prendra tout, dit-on au souyevBin^^oniife. Non possumi/s y

répond le pape, et en disant cela c'est un principe qu'il défend; il sait qu'il s'expose à tout perdre, et il persiste. Ce n'est certes pas là sacrifier le spirituel au temporel. La justice est éternelle, et le pape défend la justice.

Il eût mieux valu mourir sur son siège en disant non posmmus , que de laisser couler le sang (pour ne pas dire plus) à Pérouse et à Castelfidardo. Mais tous les hommes font des fautes, et les papes aussi sont des hommes.

Certaines paraboles de l'Évangile ne paraissent pas finies, celle de l'enfant prodigue par exemple. Le voilà rentré chez son père, et l'on a tué le veau gras; mais il n'a plus rien, et son père, qui a partagé sou bien entre ses deux enfants, n'a plus rien à donner au prodigue. Qu'arrivera-t-il ? Le frère sage prêtera au prodigue corrigé; ce dernier travaillera et fera valoir, il redeviendra riche grâce à son frère et à ses propres efforts : voilà ce que Jésus-Christ n'a pas voulu dire, sans doute parce qu'il n'était pas encore temps. m

Un homme est jeté hors de la salle du festin parce qu'il n'a pas de robe nuptiale ; mais si un

des convives Sort et lui dotlne la sienne^ ne pourrat^ii jpas rentrer? dt le pèï*e dd familte lai^^era-t'-il à là porte belui qui aura été si gébérall? Je oxûs au contraîne qu'il donnera luinxièiae Une de ses robes au convive charitable^ Yoifêi âB ises ekoses ctu'on peut espérer, mais qu'il île iwt pas ^^seigner*

Si les esprïts de iautrônKmde peuvent coâimu^ niquer avec les hommes deeelui**di, pourquoi ne Tont-ils pas toujours fait? Pourquoi un Christ ? j^urquoi une Église? pourquoi des oônciles? pourquoi nos travaux? pourquoi ûm sciences? pourquoi notre tiaison? Mais noud savons qu'il y a eu de tout temps des visionnaires et des imposteurs; tous les hérésiarques se croyaient inspirés. Luther conversait familièrement avec le diable, et ce diable de Luther était un théologien retors et brutal comme son maître. Qu'est-il sorti de tout cela? confusion, anarchie, et en définitive scepticisme ou démence. Les mêmes causes produiront toujours les mêmes effets. On reconnaît l'arbre à ses fruits.

Si un ange dé Dieu, disait saint P&ul, vous

âaËBOfiÇdit un atitne évangile <|ii6 cdm ^ui tous « été aimoûcé) qta'il s<Ht anatbêime 1 On ne r^é^hit pais «igseis à la profondeur de o^te parole. Si Dâeu fi^me, en t^et, pontait doubler Voitlre ^e lui*" même a établi, to^t iBtt^mberait dàni; la Dônfu-» i^ion, et Dien même ne seiait plus Dieu.

it ,i'1 Hi

Tant qu'il y aura dès abu« dans l'Église l^tlnve^ les protestants auront une raison d'être; mais si les abuis ^nt supprimés^ la protestation tombe d'elle-m^toie.

1 i « ■ ' i « ■ m g—^liJA»

Qmnâ Im juifisi peurront comprendre ^ae nous adot^ôiËs Dieu en Jésus-Christ, et non pas Jésus^ Christ à lia place de Dieu^ ils se souTiendrent que Jésus-Christ a été le plus saint des juifs, ils ae^ ront chrétiens comme nous, et nous serons juifs contmelliii

Quand les euMte seront uusisi expérimentée que les pères, quand les hommes naîtront tout sages et tout formés, quand il n'y aura plus d'esprits faibles et incomplets, la hiérarehie, n'existant plus dans la nature, cessera d'être néceissaire dans l'Église. La liberté de conscienee sera alors

seulement une vérité, et l'on pourra se passer de prêtres et de pape. Mais quel est donc le père de famille qui, sans être un monstre, permettrait à ses enfants de s'empoisonner sous prétexte qu'ils sont libres? Non, celui-là n'est pas libre, qui, si on l'abandonne à lui-même, fera nécessairement le mal. Ne pas empêcher, même par la force, un fou de se tuer, c'est être soi-même un assassin.

Savez-vous quel est le crime des chrétiens de nos jours? C'est de n'être pas assez chrétiens. Celui des catholiques est également de n'être pas assez catholiques. Les vrais protestants doivent se croire plus chrétiens et plus catholiques que le pape. Ils sont alors archi-papistes, ou ils ne sont rien.

L'homme ne peut se passer d'autorité, et tel qui croit au-dessous de sa raison de consulter l'Église, ira gravement consulter son guéridon ou son chapeau.

Le spiritisme est une photographie des idées courantes. Les livres d'AUan Kardec sont farcis de saiut-simonisme, de swedenborgisme et de

mormonisme ; mais c'est moins savant que Saint- Simon, moins élevé que Svsredenborg, moins logique que Joë Smith. Il faudrait donc croire qu'on vieillit encore après la mort et qu'on rejette sur la terre les radotages d'outre-tombe. Quelle triste perspective pour les grands hommes ! Quelle triste aubaine pour les vivants !

Belle et sainte monarchie du ciel, Jésus homme-Dieu, et Marie mère de Dieu! Anges de fra Angelico, saints de la légende dorée, vierges du paradis de Dante, combien vous êtes plus grands, plus poétiques, plus beaux que les spectres de Gahaguet et les larves errantes d'Allan Kardec ! Dogme sévère et incorruptible, belle et sainte charité qui distribuez les élus sur l'échelle d'or de la hiérarchie, doctrine profonde pleine de lumière pour la douceur d'esprit et de ténèbres pour l'orgueil, soleil de gloire et de justice, les hommes ne vous voient plus parce qu'ils ont les yeux malades. Qu'ils reviennent à la raison, et ils reviendront à la foi, car la foi et la véritable raison sont sœurs, et toutes deux sont les filles chéries de Dieu. Malheur à celui qui ne les dis-

seulement une vérité, et Ton pourra se passer de prêtres et de pape. Mais quel est donc le père de famille qui, sans être un monstre, permettrait à ses enfants de s'empoisonner sous prétexte qu'ils sont libres? Non, celui-là n'est pas libre, qui, si on l'abandonne à lui-même, fera nécessairement le mal. Ne pas empêcher, même par la force, un fou de se tuer, c'est être soi-même un assassin.

Savez-vous quel est le crime des chrétiens de nos jours? C'est de n'être pas assez chrétiens. Celui des catholiques est également de n'être pas assez catholiques. Les vrais protestants doivent se croire plus chrétiens et plus catholiques que le pape. Ils sont alors archi-papistes, ou ils ne sont rien.

L'homme ne peut se passer d'autorité, et tel qui croit au-dessous de sa raison de consulter l'Église, ira gravement consulter son guéridon ou son chapeau.

Le spiritisme est une photographie des idées courantes. Les livres d'AUan Kardec sont farcis de saiut-simonisme, de swedenborgisme et de

mormonisme ; mais c'est moins savant que Saint- Simon, moins élevé que Svsredenborg, moins logique que Joë Smith. Il faudrait donc croire qu'on vieillit encore après la mort et qu'on rejette sur la terre les radotages d'outre-tombe. Quelle triste perspective pour les grands hommes ! Quelle triste aubaine pour les vivants !

Belle et sainte monarchie du ciel, Jésus homme-Dieu, et Marie mère de Dieu! Anges de fra Angelico, saints de la légende dorée, vierges du paradis de Dante, combien vous êtes plus grands, plus poétiques, plus beaux que les spectres de Gahaguet et les larves errantes d'Allan Kardec ! Dogme sévère et incorruptible, belle et sainte charité qui distribuez les élus sur l'échelle d'or de la hiérarchie, doctrine profonde pleine de lumière pour la douceur d'esprit et de ténèbres pour l'orgueil, soleil de gloire et de justice, les hommes ne vous voient plus parce qu'ils ont les yeux malades. Qu'ils reviennent à la raison, et ils reviendront à la foi, car la foi et la véritable raison sont sœurs, et toutes deux sont les filles chéries de Dieu. Malheur à celui qui ne les dis-

tiogue piHs^ mais ticâsi fûb umBiâUF à Qd;in ^ui

! I t et M "f > » .fi

Nofiis soDHEïesà la yettla d'une teaoâforniatkm rdKgieuiiffî, leeomtei de Maâstre Ta dit et tout le msmde le^ sait; maàs epieUa serai o^te tmoi^foi^ mation ?

La science et la foi nous le disent assez , ce sera le passage de l'analyse à la synthèse, du diristianrsme au messidnkma, es. eatholicîsme aveug^le à lia catholicité éclairée.

Ce sera fe réconetliattott (te la raison iBMÈaïqiie âtiôc îa M chrétieniie r le- retei*r aux éftréea IfflAbalîstîques^ préparera ce^ gramï évéïiemen* pî^fit parles apôtres, et attend» généralement pffptaus les pèrres' de rÉgKse. Les juîft tes pl\îs êefeîrés, ceux qui connaissent et qui étiidfenf le Saftar, s'attendent à et rapprochement. M. Franck, dan^ son livre sur la Kahbate, parle d*une éeole de Soharîtes qui pres€fue tous se sont faits ehrétiens; mais, srjonie-t-il, ils ne consîdéraîenit le ehristianisme> éBcto«l q«e comme nne^ t^ansitien nécessaire de lancien dogme d»Moïdeà me 9jEnthèse religieuse^ miiver^elle^

Cette synthèse, toate» te». iûtelUjgfendes^. ébméês

— se? —

de notre tempfs ht pressentent. Gœthe Fa magnîfiqtiement rêTÔe ; Lamennais Touîaif la fkîre accoter par î'Éj^e officielle; Chateaubriand la laisse deviner sou^ les voiîes de poésie dont il couTre îa prêtresse d'Homère, la chrétienne Cymodocêe; Michelet la chante en prose rhythmée dtas la Bible de rhumanité, mais on sent trop en lui l'enfant de Voltaire aigri contre le christianisme par les barbaries théologiques du moyen-âge. Quoi qu*îl en soit, la synthèse se fait. Michelet explique les symboles de Thicte, de ta Perse et de fe Grèce, mais il comprend moins ceux de la Rome chrétienne, peut-être parce que la Rome chrétienne en est venue à ne plus les comprendre elle-même. L'esprit qui inspirait les évangiles apocryphes s'est perdu avec les mystères du gnosticisme, et la critique ecclésiastique moderne, tyrannisée par la froide et étroite raison protestante, a mieux aimé mutiler les légendes ou les effacer que d'en chercher la portée allégorique.

Nous en avons retrouvé une parmi les petits livres de la bibliothèque bleue, et cette légende, évidemment ancienne, paraît remonter jusqu'à l'époque des évangiles gnostiques; elle est pleine d'allégories touchantes et de noms qui viennent

du grec. C'est la légende de sainte Anne, mère de la sainte Vierge ; Anne, dont le nom signifie la gracieuse ou la grâce. Sa naissance est annoncée par un vieillard nommé Archos, nom qui signifie le principe ou le commencement; elle naît d'une dame nommée Émérantiane, ou la dame de nos jours. Sa légende est une véritable épopée allégorique , et nous la donnons ici comme le complément de notre travail sur les évangiles apocryphes, et comme une pièce justificative en faveur de notre opinion sur le génie des premiers âges chrétiens et sur la signification philosophique de nos livres sacrés.

LA

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