‹ La science des espritsChapitre 7 sur 84 · DES SERPENTS · texte numérisé non relu

DES SERPENTS

En ce temps-là le roi Hérode, ayant peur de l'enfant du pauvre ouvrier, fit massacrer tous les 6lifafifts de Bethléem.

Car l'égoïsme usurpateur de la ten*ô^ ite

TBut pas qu'il y ait place pour tout le mon(te, et il a mis la mort en sentinelle aux portes de la vie.

Joseph alors fut forcé de s'enfuir avec Marie et son fils.

Or , comme ils étaient sur les confins de la Judée, ils s assirent à l'ombre, près d'une caverne près de laquelle aussi jouaient quelques enfants.

Tout à coup deux énormes serpents sortirent en sifflant de la caverne, et les enfants se mirent à fuir en poussant de grands cris.

Mais le petit enfant Jésus fit un signe, et le| serpents s'arrêtèrent devant lui comme pour l'adorer, et vinrent en rampant lentement, comme s'Us se fussent assoupis, par degrés, poser leurs têtes aux pieds de sa mère.

Joseph voulait alors les frapper de son bft<ton.

Mais Marie l'en empêcha, en lui disant : Laissez^es vivre, car leur venin s'est changé en douceur, et du moment qu'ils ont cessé de nuire vous n'avez plus le droit de les faire mourir.

Il est écrit de moi que la femme écrasera la

tête du serpent : mais si le serpent pouvait cesser d'être méchant et d'empoisonner ses morsures^ pourquoi n'aurais~je pas pitié de lui comme des autres êtres vivants ?

Dieu n'a rien créé d'inutile, et lorsque toutes les créatures seront dans l'ordre qui leur a été assigné, elles cesseront de se nuire les unes aux autres.

N'est-il pas écrit que les dragons mêmes et les serpents de la terre doivent louer Dieu ? Ne détruisez pas, mais instruisez et dirigez les êtres vivants.

Les enfants, qui avaient fui d'abord, voyant que les serpents ne faisaient point de mal à Jésus et à Marie, revinrent pas à pas et s'enhardirent enfin jusqu'à jouer avec ces reptiles, et les serpents se jouaient avec eux sans les blesser et sans s'irriter, car d'un seul regard de ses yeux si doux et d'un geste de sa main si tendre, Jésus les avait désarmés de tout leur venin et de toute leur colère.

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