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CONCLUSION DE L*AUTEUR POUR FORTIFIER CE QUI S8T ÉGBIT

^ LA TBS BB SAINTS AJRVE.

Ckmime rien n'est impossible à Dîea, il ne €mI nullement douter des grandes merveilles que DiM a opérées en ceux qui ont vécu sûntement sur la terre ; c'est pourquoi nous voyons dans la vie des saints et saintes que Dieu leur a accordé le don de faire une infinité de miracles, et des ehoaes extraordinaires par la vertu de son aaint nom.

Ceux qui ont réclamé et qui réclament déYOtement sainte Anne^ ont ressenti les eiffets de sa puissante intercession auprès de Dieu.

Ainsi, au commencement (Archos), était la lumière (la dame des jours, Émérantiana) , et la lumière enfanta la grâce, et la grâce enfanta la beauté sans tache, qui fut nommée Marie. Ainsi commence cette légende qu'on pourrait appeler 4'éYangile de la Vierge.

Anne, comme sa fille Marie, se sanctifie dans les douleurs, car le génie du christianisme c'est le sacrifice.

L'innocent sacrifié pour le coupable! Quelle injustice! diraMichelet. 0 philosophe de l'amour ! pouvez-vous appeler injuste un sacrifice volontaire?

Le christianisme, c'est la grâce, parce que c'est le sacrifice.

C'est le devoir préféré au droit, parce que l'homme, en eiffet, n'a pas d'autre droit que celui de faire son devoir.

Et le christianisme lui dit que son devoir, c'est de se sacrifier pour les autres.

C'est en cela que le christianisme est surhumain.

C'est pour cela que si les fables païennes, justement admirées par Michelet, sont la Bible de l'humanité, l'Évangile est et restera le Testament de la Divinité.

Michelet, dans son livre, affecte de diviser la grâce et la loi, et de les opposer l'une à l'autre.

Comment ne comprend-il pas qu'au lieu de les diviser il faut les réunir, et que la grâce sans loi, mais aussi la loi sans grâce, sont deux souveraines injustices?

Son livre a toutefois ceci de grand et de vrai, qu'il démontre la grande et unique religion de l'humanité, toujours révélée à la foi par le génie, et toujours la même sous les voiles de toutes les mythologies et de tous les symboles.

M. de Mirville lui-même, ce diaboliste incorrigible, rend hommage à cette merveilleuse unité du dogme universel, qui est la catholicité des nations.

La haute philosophie de la nature, cachée sous les voiles de l'allégorie, a créé les mythologies

qui se continnei^ et se oouq^tent dans noft légendes.

La légende ée sainfe Anne tirat à ee c^e d^in génieuses fables chrétiennes qu'on appelle lé*gende d^rée.

ûefjte légende^ où res^rit symbolique du duris^ tianisme primitif se mêle aux nmves cro^BBoes du moyen âge, nous a semblé digne d'être reprodbiite et conservée. On y trouve quei^ae chose d'analogue à la belle fabte de Psyché. La gracîeitôe, la fiUe de la luix^bère^ c'est rame hiunaine, qisà a enfanté le mythe sublime de Marie, mère

Elle perd ses enfants comme Psyché a perdu l'Amour , et les cherche à travers les plus rudes épreuve. Elle est livrée à la malignité du mauvais ange comme Psyché à la colère de Vénus; mais le démon qui la traîne à travers les pierres aiguës et tranchantes la conduit cependant au but. Elle retrouve ses enfants après tant de fatigues, et s'endort pour l'éternité sur la pmtrinede Jésus.

Le sacrifice : voilà le grand mot du christiant^ne, et c'est ce que les Renan et les Miehelet ne comprennent pas. Le sacrifice est au^ssws

de toute justice, et c'est pour cela qu'il <M»i k raison sup{*ême de la grâce.

La nature est belle ssms doute . tnais elto est pleine de mort et de cûrraptkMi. C'est le sacrifice qui la transfigure et qui la conserve ; la kiatufe sacrifiée s'élève au-dessus d'elle-même, et de^ vient surnaturelle. Nous avons dit que le surnaturalisme n'est que le naturel exalté. Orti, exalté (^t divinisé par le sacrifice.

Sacrifice de l'esprit par la foi; sacrifice de la volonté par l'obéissance; sacrifice dos sens par l'austérité; sacrifice de la vie même par le martyre. Chrétiens! voilà vos titres à l'immortalité. Les anciens l'avaient compris lorsqu'ils inventaient le dévouement sublime, les pérégrinations, la virginité et le martyre d' Antigène. Psyché n'épouse l'Amour qu'après avoir poussé l'obéissance jusqu'à la mort. Hercule ne monte glorieux au ciel qu'après avoir arraché, lambeau par laml)(»au, avec sa chair saignante, la tunique de Déjanire.

Souffrir pour être fort, mourir pour renaître immortel.

Voilà, suivant le symbolisme religieux universel. Tunique clef des grands mystères.

Résumons-nous.

L'esprit de sacrifice est esprit de Jésus-Christ. L'esprit de Jésus-Christ est celui de Dieu et de l'humanité, et la science des esprits n'est autre, si on la comprend bien , que la science de l'Évangile.

ËPIL06UE

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