LIVRE IV. DES ÉDIFICES MILITAIRES. 4i
3 pouces de hauteur qui valent autant que 4 pouces de niveau, elle n’aura que ao pouces de large , qui font ensemble a4 pouces à 3 pouces de hauteur , qui en valent C de niveau ; il n’eu faudra que i8 de large à
4 pouces de hauteur, qui valent 8 pouces de niveau ; il faut iG pouce.s de large à 5 pouces de hauteur, i4 pouces de giron à 6 pouces de haut, 13 pouces de large à 7 de haut, iode large à 8 de haut, 8 de large, à 9 de haut 6 de large ; et ainsi du re.ste : ce qui se trouve faire un parfaitement bon cflet , comme l’expérience le montre.
Pour rendre un escalier commode, il faut prendre garde de ne point faire les marches trop élevées ; pour cela il ne faut jamais leur donner plus de 6 pouces de hauteur , et moins encore si on le peut , et régler la largeur du giron selon la règle précédente ; quand on ne peut pas leur donner autant de largeur qu’on le désire , il faut les faire saillir d'un pouce, et tailler cette partie en quart de rond.
Il y a des architectes qui veulent qu’on lasse les marches un peu inclinées sur le devant pour les rendre plus faciles et plus commodes, quand on est tellement contraint par l’espace qu’on ne peut leur donner une largeur convenable; mais quand cela arrive, il vaut beaucoup mieux faire cette pente du sens opposé ; c’est-à-dire qu’en montant la ]>ointe du pied soit un peu plus basse que le talon , cette pente aidant tellement à monter, qu'il semble que l’on marche de niveau ; on a voulu aussi faire le giron des marches un peu creux dans le milieu pour rendre la montée plus douce ; mais cette pratique est très-dangereuse, l'expérience faisant voir que ces sortes d’escaliers sont dilBciles à descendre, le pied n’y étant jamais assuré.
La principale chose que l’on doit observer en construisant un esca. lier, est de faire en sorte qu’il soit bien éclairé; et comme on ne peut tirer du jour que des ouvertures qui sont assujétics au reste du bâtiment, il faut bien prendre garde au choix du lieu et à la disposition des rampes, pour qu’il n’y ait aucun endroit qui ne soit bien éclairé, par des fenêtres qui répondent au milieu de chaque rampe, sur les paliers, ou par les flancs ; mais il faut éviter que les fenêtifs soient coupées par les rampes, comme cela se lait assez communément, rien n’étant plus disgracieux à la vue. Mais ce qu’on vient de dire doit suffire pour ce sujet, passons à ce qui regarde les combles.
Les architectes sont assez partagés sur la hauteur qu’il faut donner
.'lia I.A SCIENCE DES INGÉNIEURS,
aux combles ; les uns veulent qu'ils fassent un triangle e'quilatëral , les autres un triangle rectangle et isoscèle, d’autres enfin prennent un milieu entre ces deux-ci, et leur donnent pour hauteur les trois quarts de la largeur du bâtiment (i). Cette proportion est fort bonne, ne ren. dant point les toits trop plats ni trop élevés, je l’aimerais mieux qu'aucune autre ; il faut avouer qu'autrefois on les faisait d’une hauteur excèssive, comme on le voit encore aujourd’hui à une quantité de bâtiments dont les combles sont plus élevés que les murs de face, défaut qui choque le bon sens et qui n'est pas 'pardonnable ; car à quoi bon employer une forêt de bois pour charger inutilement des murs qui semblent plier sous le poids dont ils sont accablés? il est vrai qu'on avait alors dessein du donner plus d’éeoulement à la neige et aux eaux pluviales; mais quand les toits ont une pente d'environ 5o degrés, l’expérience montre que les étages les plus élevés, comme les greniers, n'en sont pas moins secs.
I.es combles à la mansarde, que l’on nomme aussi combles brisés, ont fort bonne grâce (a) , et c'est ce que l’on a imaginé de mieux pour la couverture des maisons qui n'ont guère d’élévation et qui sont isolées, comme la plupart de celles que l’on fait à la campagne : un avantage encore de ces sortes de combles , est de rendre l’étage en galetas fort habitable, presque quarré, et les joues des lucarnes fort petites.
Bullet, pour faire le comble à le mansarde, décrit un demi-cercle dont le diamètre est supposé égal à la largeur du bâtiment ; il divise ensuite ce demi-cercle en quatre parties égales, pour tracer la moitié d’un octogone, dont deux descôtés représentent le vrai comble, et les deux autres ce qu'on appelle faux comble.
M. Davillcr , dans son cours d’architecture, n'approuve point cette construction, parce qu'en effet elle rend le toit trop plat, il en propose’ une autre en termes asseï obscurs, qui me parait aussi sujette à plu-
.(i) Il est raW <^ii'on donne acluellcmcnt aux cumbles une hauteur plus grande que le üers tle leur ouverture. Cette hauteur ne peut être inointlre que le sixième de cette ourerlure fNj,
(a) Le goût a changé à l'égard des combles i mansarde , et ib ne nous semblent jilus avoir aussi bonne grâce que le trouvait Bélidor (AJ,
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