CHAPITRE CINQUIÈME
Ayant fait remarquer, dans le second chapitre, que les triglyphes étaient des membres qui appartenaient particulièrement à l'ordre Dorique, et qui servaient à le faire reconnaître entre les autres , de même que les volutes du chapiteau ionique étaient affectés à cet ordre, ce qui sert à le distinguer aussi des autres, j'ajouterai ici que les volutes ont été regardées par les anciens comme exprimant les cotfhires des anciennes dames de la Grèce , et que les cannelures des colonnes avaient été faites à limitation des plis de leurs robes. 11 y a des auteurs qui ne sont point de ce sentiment , et qui veulent que les volutes aient été &ites pour représenter les pentes roulées des coussinets que l'on feignait avoir mis sur la tête des cariatides , pour leur donner moins de peine à porter le poids des architraves. Mais ce qu’il y a de certain , c'est que l'ordre Ionique a toujours été regardé des Grecs et des Romains comme étant le symbole du beau sexe.
Piédestal ionique.
La hauteur du piédestal, qui est de six modules, se partage en sorte que la base ait un demi-module , et la corniche autant : ainsi il reste cinq modules pour la hauteur du dé.
La base est composée d'une plinthe de quatre parties, d'un filet de deux tiers, d'une doucine de trois parties, et d’un astragale d’une partie et un tiers.
La saillie de la plinthe est de huit parties, celle du filet de sept, et celle du centre de l’astragale de six.
La largeur du dé doit être de deux modules quatorze parties ; ses moulures sont les réglets du dessous et du dessus avec leurs chanfreins qui ont chacun une partie, la saillie du réglet d’en bas est d'une partie , et celle d’en haut de deux.
Les moulures de la corniche sont l’astragale, qui a une partie, l'ove