‹ La science des ingénieursChapitre 131 sur 306 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

Ou Von remporte plusieurs expériences faites sur la force du boi^, et où Von expose ensuite T usage qu'on en peut faire dans la construction des édifices,

1: o u R exécuter les mêmes expériences de différentes manières , j'ai fait faire un nombre de petites solives bien équarries et toutes de bois de chêne passablement bon^ plus sec que vert, à-peu-près de même qualité , et coupées de façon que le fil du bois se trouvât toujours dans le même sens , par rapport à la situation où il devait être posé.

On s'ebt servi de deux chevalets pour tenir lieu d'appui , et l'on en a percé la tête afin d'y passer les valets de fer pour serrer les solives par les deui^ bouts quand on le jugerait à-propos ; et comme dans un arsenal tel que celui de la Fère, il y a un grand nombre de poids de toute sorte de pesaateur , et des machines pour les élever , j'ai été à portée -^de faire plusieurs de mes expériences en assez grand volume pour .pouvoir servir de base aux conséquences que j'en tirerai à la fin / de ce dbapître. Comkne il est difficile de rencontrer du bois dont les morceaux, quoique tirés d'une même pièce, soient assez égaux en toutes choses pour qu'il ne se rencontre pas des différences qui rendraient ta plupart des expériences équivoques si on n'y prenait garde , j'ai tépélé ehaqut^iexpériemce trois fois avec des pièces de mêmes dimensions , ensuite j'ai ajouté ensemble les poids que chacune a portés , et le tiers de la somme m'a donné un nombre qui peut exprimer la force moyenne, et c'est ce nombre que l'on trouve à côté de l'accolade de . chaque expérience.

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