‹ La science des ingénieursChapitre 147 sur 306 · LIVRE IV. DES ÉDIFICES MILITAIRES · texte numérisé non relu

LIVRE IV. DES ÉDIFICES MILITAIRES

par le& 4irm?A ceux qui , après avoir enfonce la première porte avec le pçtard ou le cauon ^ $6 trouvaient arTétés par la herse ou autre barrière ; et afin 4 enfiler et voir de revers , on faisait quelquefois le pasaage de biaifi I ce qui le rendait ai obscur^ à cause que l'entrée et la sortie n'étaient point directement opposes > qu'il ressemblait k un ooupe-gorge. Au^ jourd'hui que la forée des places consiste dans les ouvrages dëtaciiés , on fait ies portes beaucoup plus simples. On se contente de les ouvrir par une demi-luné lorsqu elles sont construites dans le milieu des courtines ; et d^en défendre l'entrée par les flanca des bastions voisins : et pour en juger d'un coup-d'œil, il suffira déconsidérer les planches XIII et XIV, qui comprennent les plans, profils et élévation d'une porte, avec toutes les dimensions de ses parties que l'on a cottées exprès P^^i" ^^ 'x(V n avoir pas recours à réchelle. Ainsi , sans entrer dans un grand détail , je dirai seulement que les ouvertures des portes entre les piédroits doivent avoir 9. à 10 pieds sur i3 à 44 de hauteur, que le passage est accompagné de pilastres de distance eii distance pour porter les arcs-* doubleaux de la voûte ^ que ces pilastres ont % pieds et demi de largeur sur 4 ou 5 pouces de saillie , qu'on pratique entre detts^ des niebes ména^ gees dans l'épaisseur des piédroits qui servent à retirer les gens de pied quand le passage est embarrassé par quelque voiture, A l'égard de 1 épaisseur des piédroits , je crois qu'il est inutile d en parler , puisque si l'on est bien prévenu de ce qui a été enseigné suc la poussée des terres et celle des voûtes , on pourra sans difficulté trouver l'épaisseur qu'il faut leur donner, selon la grandeur et la figure de la voûte. Et ayant dit aussi , dans le troisième livre les précautions qu'il fallait prendre pour garantir lés voûtes des injures du temps > on ne doit point ignorer non plus ce qu'il faudra faire si une partie du passage n'était point cou-» verte par un bâtiment qui régnât d'un bout à l'autre, comme cela se rencontre ordinairement, ainsi qu'on le peut voir dans le profil de la porte dont nous parlons, où l'on remarque que le passage du rempart

faites sur des fers de différentes natures, lui attribuent une résistance de 35 à 4o kilogrammes par millioiètre quarré. Biais ellea^ ont été faites sur des fers dont l'épaisseur ne sur passait point 10 à la milliraètreS; et il paraîtrait par d'autres expériences que If s gros fers ont une force beaucoup moins considérable^ On n'a rien encore de biei>

positif sur ce sujet fNJ.

au-dessus de la voûte n est pas entièrement couvert, n 'y ayant que deux petits bâtiments , dont Tun fait facâ^À la campagne , et l'autre à la ville. Le premier sert pour loger l'orgue ^ qui est une porte à coulisse qui se lève et s'abaisse perpendiculairement , par le moyen d'une tour qu'on lâche de façon que l'orgue peut tomber tout d'un coup. Cette porte sert à couper le passage aux ennemis en cas de quelque surprise en temps de de siège, si le pont-levis venait à être rompu par le canon. L'autre bâtiment, qui est du côte de la ville, est destiné à loger un capitaine des portes ou aide-major de la place.

Pour veiller à la sûreté des portes , on fait deux corps-de-garde , l'un pour l'officier et l'autre pour les soldats, et l'on pratique entre deux un vestibule au-dessus duquel est le bâtiment dont nous venons de parler. A côté de ces corps-de-garde , on fait deux escaliers en pierre de taille pour monter au rempart.

Le corps'de-garde de l'officier ne devant pas être à beaucoup près si grand que celui des soldats , on construit à côté une prison , et alors la façade des deux corps-de-garde se trouve de même grandeur, ce qui ofïre avec celle du bâtiment supérieur une décpration assez belle, comme on le peut voir sur la PL XIV , et même sur la X V , qui comprend encore une autre porte de ville à-peu.près semblable à la précédente. J'ai rapporté ces deux portes exprès , afin de donner quelque exemple de la manière, dont il faut détailler les dessins qui représentent les plans , profils et élévations des projets ou des réparations des édifices dont les ingénieurs sont chargés, puisque c'est en copiant de semblables morceaux que les jeunes gens peuvent se mettre dans l'habitude d'en faire d'autres. Pour avoir une plus grande intelligence de la construction de la première porte, il faut lire dans le VP livre le modèle d'un devis pour une place neuve, à l'article intitulé Grandes portes , passade, etc.

Comme dans les places considérables il y a plusieurs portes depuis la porte jusqu'à la dernière barrière , on y fait des corps-dé-garde qui sont à-peu-près semblables à celui qui est sur la PI. XV , dont il suffit de considérer le plan et l'élévation pour juger de la distribution. On remarquera seulement qu'on a pratiqué un poêle à la façon d'Allemagne, qui , se trouvant entre le corps-de-garde de l'officier et celui des soldats , peut les échauffer tous deux.

On fait des façades d'architecture en dehors des portes pour les

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