LIVRE IV. HES ÉDJtFIGES MILITAIRES
Le plancher des banquettes a 6 pieds de largeur sur 2^ pouces
d'épaisseur.
Les poteaux des garde-fous ont 6 pieds de lotig sur 8 et 10 pouces
dé grosseur.
Les liens pendants ont lo pieds de longueur sur 10 pouces par ie
bout^ et ao sur le bout du chapeau.
Le^ décharges ou jetées ont chacune ao pieds de longueur ^sur 8 à 9 pouces de grosseur.
Les garde-fous ont 7^8 pouces de grosseur.
Quant aux brise-glaces, les pilots sont de différentes longueurs sur i3 à 19 pouces de grosseur.
Les moises sont aussi de différentes longueurs^ et ont 8 à 10 pouces de grosseur.
n se fait des ponts tournants qui sont tres-commodes pour faciliter le passage au-dessus des écluses , ou aux autres endroits d'une rivière ou canal où il doit passer des bateaux. Je ne m^étais pas proposé de parler ici de ces sortes de ponts, parce qu'étant relatifs aux écluses, ils appartiennent plutôt à Tarchitecture hydraulique qu'à la matière que je traite présentement. Mais comme, sans y faire attention, on en a rapporté deux dessins sur la pi. XXI, je me trouve dans la nécessité d'en donner l'explication, quoique assez hors de propos, par rapport au plan que je me suis fait de ne parler de chaque chose que dans Tendroit qui lui convient naturelletnent.
Le plan G I du premier pont fait voir qu'il est coupé en deux égale- p^^^ xxi. ment, afin que chaque moitié puisse se séparer et se rejoindre en tournant comme sur un pivot. Une de ces moitiés* est représentée à jour pour montrer l'assemblage de sa charpente, et l'autre est recouverte de madriers. On observera que la jonction des deux moitiés se fait en portion de cercle à l'endroit A A, afin qu'étant arrêtée par des verrous, Funion en soit plus ferme: à l'égard de l'élévation , elle n'a rien de particulier , sinon que les garde-fous sont de fer, pour que le pont en paraisse plus léger.
L'autre dessin représente encore un pont tournant dont la jonction se Élit obliquement à Tendroit D. Le plan est-à-peu-prës semblable au précédent: il n'y a de différence que dans Télévation, où les gardefous, au lieu d'être de fer^sont de bois, et d'un assemblage particulier,
qu'il auffit d'examiner pour voir que l'on a eu en me de rendre ce pont beaucoup plus solide que l'autre. £t comme une pareille construction chargerait beaucoup la crapaudine^ on a cru que^ pour la soulager, il fallait faire des roulettes à l'entour^ afin de faire tourner le pont aisément 9 et qu'il demeure toujours en équilibre^ sans pencher plus d'un côté que de l'autre. A l'yard des dimensions du pont de la XX^ planche,. je n'en parlerai pas, parce qu'il sera aisé de les déterminer sur ce que je viens de dire au sujet de l'autre.
Gomme tout ce qui peut faciliter la communication des ouvrages appartient à ce chapitre, je crois devoir ajouter que quand les fosés ^ d'une place sont inondés, on fait de petits ponts à fleur d'eau, qui vont des poternes du corps de la place à la demi-lune ou à quelque autre ouvrage. On en fait aussi de semblables le long des gorges , pour aller de la demi-lune dans le chemin couvert, ou dans les contre-gardes, Plahchb ^^^^^ qu'on le peut voir dans la XXV« planche. On pratique pourtant XXY. quelquefois des poternes dans les faces , et en ce cas le pont qui communique aux autres ouvrages voisins répond à la poterne, et n'est plus à la gorge de la demi-lune. C'est ainsi, par exemple , qu'au Neuf-Brisach l'on communique des contre-gardes dans les tenailles, en passant par les poternes qui sont aux flancs.
Quand les fossés sont à sec , on fait des caponnières qui assurent et couvrent parfaitement les communications. Ces caponnières ne sont autre chose qu'un parapet fait en glacis, à droite et à gauche du passage que l'on pratique dans le fond des fossés, comme on le peut voir sur la planche que viens de citer.