LIVRE V. DE LA DÉCORATION. 5o
Mt le centi-è. le n« dis rien de celles qu'on. fait à pans^ c'est-à-dire ternrinëes p&r piusieufs feces^ parte qu elles ont mauvaise grâce et n« sont point approuvées.
Si Ton veàt avoir nh baleoci au-deteus de la porte , on peut le faire porter par des colonnes qoàtad le lied te permet. En ce cas ^ on fait saillir lés ornem«nlB d*architebture , ou bien, si Ton ne fait pas de colonnes, le balcon est portij par des consoles. Mais, lorsqu'on est oblige de ménager la place , on fait des pilastres ou aYant-corps qui ont peu dé saillie. Quelquefois même on prend la porte dans un renfoneemient ^ et alors les ornements se âitstribdent selon la nécessité et les circotiAtailces.
A l'égard des entablements qui couronnent les portés, Scamozzy veut qu'ils aient ^ pour l'ordre Toscan, la quAtriëme partie de la hauteur du vide, et la cinquiëilie partie pour Tordre Composite, et qu'on prenne des moyenties proportionnelles entre de» deux ordres pour Tlonique, le I>>rrque et le Composite. Ensuite la hauteur dé Tentafolëment doit être divisée en quinze parties, dont on donne cinq à Tarehitravé, quatre à la-frise et six à la cômii:he, et les moult^i^es se font à proportion ; la largeur des piédroits du montants' des chambranles et les moulurés, doiveiit être pareilles à celles du linteau, dont le profil est ordinairement semblable à celui de l'architrave^
n fhut, autant quHl est possible , kililser les ventàiDc des g^ndes portes de toute leut* hauteur, à moins qu'oti n'en soit empêché pat^ ùti éntresbi. Si la porte est rondb, et qii'on y mette un dormant, il doit Occuper la partie cintrée, fen sorte que rimpbste Continuée serve de linteau; à . regard de leur compartiment il y faut peu de patlheau^ , et que «ceux d^en bas soient arrasés comme du parquet, que la richesse dbs cadres et des moulures sôit conforme à la décoration de l'ai^hitecture. Si Ton y pratique des ornements de sculpture , il faut qu'ils aient peu de relief, faisant en sorte qu'ils se trouvent dans l'épaisseur du bois sans être rapportés.
Pour dire aussi (Juelcjue ch&se de l'intérieur des édifices , il faut' c6iivenir qu'on n'a jamais eu't&tlt' de goût qu'on en remarque aujoiil'd*hui dans les appartements un péti considérables. La mâhièi'é^d'oTnèr leà chemitiées detAf&nderait elle seule ub grand détail , sî l'bn vôiilàît rapporter d«» ebtem|>I«À pôtt* irièntfër Tc/rt de ritèlèf i ptbpos l6 matbrir, la sculpture et le bronze doré pour acccittipfàgnei* te* ^âtefsr (Jttî ètî font Ife
5o4 LA SCIENCE DES INGÉNIEURS,
principal ornemeut Mais je renvoie le lecteur au livre de Daviler^ qui a traite ce sujet à fond , et me contenterai de parler des autres ornements qui semblent appartenir essentiellement à rarchitecture.
Les anciens^ au rapport de Vitruve , ornaient leurs plafonds de bois
précieux et d'ouvrages de marquetterie fort riches^ par la diversité des
bois de couleur, l'ivoire et la nacre de perle , dont ils composaieiil des
compartiments^ qui étaient enrichis par des lames de bronze. Il est
consent que les plafonds conviennent fort aux salons et aux grandes
pièces^ où la hauteur des planchers donne assez d'éloignemeot pour les
voir d*une distance raisonnable , parce que dans les petites pièces il fâut
le moins de relief qu*il se peut. Pour faire la division descompartimenb^
les cadres doivent répondre au vide des murs, comme fenêtres et portes,
ce que les poutres règlent assez facilement* Dans les grandes pièces, il
faut de grandes parties^ particulièrement une qui marque le roilieUfeE
qui soit différente des autres par sa figure; par exemple, elle doit être
ronde ou octogone pour les pièces quarrées, et ovale pour les loDçaes:
les enfoncements peuvent être ornés de roses tombantes qui ne doiveût
point excéder larrasement des poutres principales. Les corniches ou eo-
tabjements doivent être tellement proportionnés que leurs profils aient
la même hauteur que s'il y avait un ordre au-dessous, parce qaalors
on est sûr que la corniche ne sera ni trop puissante, ni trop ftiWê,
lorsqu elle sera élevée à la hauteur de Tordre qu elle doit couroiiBer
A 1 égard de la frise, elle peut recevoir de beaux ornements; mais il faut
quils soient répandus avec choix et avec goût, et qu'ils conviennent au
Heu où ils sont employés. Mais, pour régler d'une manière géoérak 1*
proportion qne doivent avoir les entablements qui portent les plafonds,
s'il ny a qu'une architrave ou imposte, il faut , selon Scamozzy, qu'elle
ait la seizième partie de la hauteur, depuis le plancher jusque sous le
plafond j et si le lieu permet d'y mettre une corniche, soit avec modil*
Ions ou sans raodillons, il faut qu'elle ait alors Ja trei:&ième partie et
demie de cette hauteur. Daviler veut qu'on donne aux cornicbes la
dou2^iëme partie de la hauteur des chambres^ ou, ce qui revieut aa
même, un pouce par pied, et cela pour les pièces qui auraient depuis
8 pieds jusqu'à r 5 dexhaussement ; et pour celles qui en ont davantage
et oii Ton a coutume de faire des entablements, il prétend qu'un dixième
de la hauteur conviendrait mieux.