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LIV. VL DE LA MANIÈRE DE FAIRE LES DEVIS. 58i

troisième deux briques et demie , la quatrième deux briques ^ et la cin- < quième une et demie, afin d'observer une bonne liaison ; et rintervalle entre lesdites briques et celles qui ont garni le derrière de la graisserie, seront maçonnées en mortier posé à la main , pressé du talon du marteau en bon moellon ordinaire, en sorte qu'il souffle de toutes parts, et arrasé à chaque pied de hauteur*

XIII. Au-dessus des cinq assises de graisserie, on fera parement de briques par plombées, comme ci-devant, et Tentre-deux maçonné en moellon , observant que le dehors et le dedans montent également, et , en même temps avec des coins de grès retournés en liaison à tous les angles posés en mortier de ciment.

XIV. Les longs côtés seront élevés de même jusqu'à 5 ou 6 pieds plus ou moins, selon le besoin, après quoi ils seront terminés par cinq assises de briques , traversant d'tin parement à l'autre pour recevoir la naissance de la voûte, dont la dernière assise sera posée par précaution en doùelle et coupe de voussoir, selon le cintre de la voûte, pour éviter le défaut des cales ou gros mortier que les maçons mettent mal-à-propropos sous la première brique qu'ils posent , pour racheter la retombée du cintre ;'le tout à petits joints et à petits lits, sans faire de trop gros mortier-

XV. La voûte sera faite en plein cintre , comme la plus solide , de 3 pieds et demi d'épaisseur au moins, toute de bonnes briques choisies, bien cuites et bien moulées, frottées et dressées à la main l'une contre l'autre , posées à petits joints en bon mortier, sans grumeaux ni grains de sable , très-bien et également cintrées dans toute sa longueur .et largeur; tous les matériaux choisis et bien appareillés, c'est-à-dire, des voussoirs pendants et clavaux conditionnés , et taillés exprès , si c'est de pierres.

Mais si c'est de briques, comme la meilleure matière à ce sujet, il faudra d'abord les bâtir par une brique d'épaisseur, bandée et bien fichée de coins de bois sur la clef, et ^ bien arrondir son extrados, pour recommencer une seconde voûte , répétées jusqu'à quatre fois l'une sur l'autre , faisant ensemble au moins 3 pieds. .

XVI. On élèvera en même temps les piédroits, les piliers buttants et les murs des pignons au-dessus de la voûte , que l'on terminera en dos d'âne ou cape de bâtardeau, avec des pentes de part et d'autre, diri-

^8a LA SCfENCE DFS INGÉNIEURS,

gëes comme^Ues des dégoûts d'un toit; le tout en brîqaeiansinoëlonnage, à cause de lageiëe. Sorte superficie desdites penttex>n fera «ne crëmaillière, dont les intenraltes seront proportknBës selon la longueur de la tuile et de son crodiet , afin d'obs^nier le puteau ordhMÛre, pour lequel effet on prëfiérera tonjoura la tnîle du gnnni modeè eette du petit, Tune et l'autre posées en bon mortier ouMnaii», et moore mieiux en 'mortier de ciment, ou tout au moins moilië 'de Tun et de Tautre de cesdemien-, bien mêlés ensemble, et la oonvertore ântem bonne saison.

XVII. Si Ton ne veut pas mettre en usage teadites crënoalHèfes , on encastrera à sec dans la maçonnerie les pannes , sablières ou TentrièreSy et les chevrons de bois de chêne, espaces de quatre à la latte, qu'on laissera déborder de toute Fépaisseur de ladite latte , pour recevoir le crochet de ta tuile , et posée en mortier comme ci-devant.

XVIIL Et si l'on voulait coimrir d'ardoise , au lieu de lattes voKsses , on mettra de bons feuillets de chêne bien sec, cloués aveb deux dons à chaque chevron, avec des eontre-lattes de sciage, sur tesqa<dles'0n posera l'ardoise attachée au moins avec trois dons chacune, observant toujours le pureau ordinah^ ; et en ces deux derniers cas , il faudra ab^ solument mettre un entablement de pierres de taille, ou de briques de champ, avec une plateforme de charpente au-dessus^ pour recevoir et retenir les pas des chêvrobs, au bas desquels on pourra mettre 'des coyaux; mais cela est bien sujet au feu^ et empêche de voir les en*droits par oà les eaux de pluies peuvent tomber sur la maçûnnerie "dt la dégrader ; quant nux couvertures de dalles de {Merres , uon-seutemait elles châtient trop , mais elles août encore sujettes à s'édater et fendw par les neiges et les grandes gelées i, et les mortien s'àffimient,^ il faut toujours recommencer à les réparer.

XIX. Les baies des deux portes des pignons- auront* cliacune4'pî^ds de large sur 7 et demi de hauteur, voûtées en plein cintrevleun piédroits garnis de pierres de^ taille, avec deux battées; les^^deux fen^res au-dessus auront chacune 3 pied» de l^irge sur & de hanteur^avee double battée , et voûtées en cintre surbaissé.

XX. Les doubles fermetures des baiea desdites portes* seront fiiites à deux^ventaux avec des pknchea de bon bois de chêne i>ten sec, de a pouces d'épaisseur, bien jointes à feuillures l'une contre i'MMre, gar-

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