LIV. VI. DE LA UANIÈRE DE FAIRE LES DEVIS
nie» par leore. derrières de bonnes barres 4e pareil bois ^ et bien clouëeii avec des doua. picards rivéa par le dedaïAs; les volets des fenêtres ser ront simplss r mais avec des bois et.plancbes des mêmes qualités^ et les nnes et les autres recouvertes avec des lames de tôle de Hollande, clouées sur. les plancheSii et riyés. aussi par le derrière^ garnis de leurs gonds, pentureS) pivots ou pioebesy avec.des crapaudines^ scellées eb plomb dans des dés dç grès ; de bonnes sermses à bosses^ à doubles tours, tontes diiSerentes^ «vec de bons et forts verrons*
XXI. La voûte bien achevée et couverte, on la laissera cintrée pen* dant cinq ou six mois , pour donn^^^l». temps au mortier de se consolider et faire corps .avec les briques, après quoi on la décinU^era tout doucement par travée, et non tout-à-la-fois ; on la^ réparera entloiiaks lits et les joints avea de bon mortier blanc, et; reciré; on dâ^laiera les bois et décombres , faisant place nette.
XXII. Ensuite on mettra. tout le spl ou. aire du -magasin bien dressé, battu et de niveau.» unpÂed plus haut que le rezrdcHchauasée sur lequel on posera dès poutrelles de 8 pouces quarrés, soiteu. longuerines ou traversines de a pieds de milieu en milieu, en sorte qu'il^ne neste plus que 1 6 pouces d'intervaUes entre elleS)^ dont la hauteur sera arraséè avec des escarbilles ou mâchefer, provenant des forges des serruriers ou maréchaux; et après les aMÛr biea« arrangés «et battus paur remplir tous les vides , on remettra du charbon de bois jusqu'à fleur du dessus desdites poutrelles > sur lesqueUes on posera le plàndier de madriers au moins de » pouces d'épaisseur, bien câMivillés»et proprement joints ensemble y ainsi que les cbantierspour ranger les bariôques, et le tout de bon bois de chêne bien sec,, sans aubier ni gerçures: lequel plan«cher sera tenu. un pied plus haut que le res-dcrchaiissée, par lequel on montera par deux marches de 6 pouces chacune , faisant les seuils des deux portes avoo battéepar le bas,. pour qu'on n'y puisse pas introduire du feu.
XXIII. Paver sur 6 pieds.de lai^e tout autour dudit magasin avec des carreaux de grès de 9 à 8 «pouces quarrés à bar face, sur 8 à 10 de quene^ posés sur un coucbisou Corme de sable de 8 à 9 pouces de hauteur^ bien battus au refus de la demoiselle, et mis en.pente de 6 pouces y depuis le parement des gros murs allant vers le petit mur d'enceinte, qui doit être un pied et demi pu a pieds plus bas avec de
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petites oaverturefl ou tuyaux de a ou 3 .pouces, pour servir d'ëcoulc'ment aux eaux qui tomberont des ëgouts des toits , pour éviter les humidités; et si ledit pavé était posé en bon mortier de ciment, il serait encore meilleur. ^
XXIV. Ledit petit mur d'enceinte ou d'envdoppe sera fondé solidement avec deux retraites de 3 pouces de part et d'autre , et réduit ensuite à un pied et demi d'épaisseur sur lo k la pieds de hauteur plus ou moins selon la situation du magasin, fait en mêmes matériaux que ci-devant
Toute la maçonnerie qui composera ce magasin , y compris la voûte et les angles de pierres de taille , sera payée à la toise cube ^ sans y comprendre aucun vide.
La maçonnerie du petit mur d'enceinte sera payée k la toise quarrée d'un pied et demi d'épaisseur réduite.
Les terres à la toise cube , déblai et remblai compris.
Les bois de charpente payés au cent de solives mises en œuvre.
Les portes à la pièce.
Les fenêtres à la pièce.
Les gros fers au cent de livres pesant , poids de marc.
Les serrures avec leurs clefs et verroux à la pièce , mis en place.
La tôle au cent de livres pesant , poids de marc , la pose et dons compris.
Le pavé de grès à la toise quarrée selon sa construction. Au surplus on mettra à l'ordinaire toutes les conditions auxquelles on voudra obliger les entrepreneurs , ainsi que de fournir bonne et sufifisante caution, tant pour la sûreté des deniers du roi qui leur seront délivrés , que pour la garantie de leurs ouvrages un an et jour après leur réception.
Gomme il n'y a point de maçonnerie nouvellement faite qui ne tasse ou ne fasse quelque affaissement , plus ou moins , selon la bonne oa mauvaise qualité des matériaux , j'estime, pour plus de solidité tlans la construction d'un magasin à poudre, d'où peut dépendre la conservation ou la perte d'une place, qu'il ne &udrait rien faire avec précipi* tation , et qu'après que la fondation serait mi;»e à hauteur de la retraite*, on aurait soin de la couvrir de gros fumier et de terre au*dessus mise en dos d'âne ^ pour l'écoulement des neiges et eaux des pluies; afin de