‹ La science des religionsChapitre 19 sur 31 · ACTION DES RAGES · texte numérisé non relu

ACTION DES RAGES

d*Ethiopique$. C'est en effet un épisode de l'histoire de la civilisatiou en £thiopie« On y voit un peuple noir dont le roi et la reine portent des noms perses, et ont pour directeur spirituel un prêtre nommé Sutimiiia, nom sanscrit signifiant « Tarai des purs. » La religion de ce missionnaire asiatique était déjà puissante en Ethiopie, que l'on y célébrait encore des samfiees sanglants et même des sacrifices humains, comme aujourd'hui au Dahomey. Ënûn, ces usages disparaissent au dénoûment du livre, et la douceur des moeurs âryennes triomphe ; mais on ne dit pas que ces peuples aient jamais rien compris aux doctrines métaphysiques sur lesquelles cette morale était fondée^ Chaque race d'hommes prend *de la religion ce qu'elle est capable d'en prendre : — les uns, la métaphysique avec les symboles et les rites sublimes qui en découlent, ce sont ceux-là que Jésus appelait f les fils de la lumière > ; les autres, Tanthropomorpbisme sans raison, les figures d'animaux sacrés et les allégories sacerdotales ; d'autres, les superstitions et les cnltes barbares. 11 existe encore aujourd'hui sur la terre assez de représentants des races infimes, qui n^ont reçu rinfluence d'aucune religion supé* rîeure, pour que noun puissions juger ce dont elles sont capables. L'Afrique et le Nouveau-Monde en renferment. La salle des Missions évangéliques à l'exposition de 1867 offrait réunis de précieux spécimens de leurs divinités ; mais elle montrait aussi des dieux symboliques d'origine âryenne, transformés par les

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bomm^ de couleor da sud de l'Asie et d«i îles de VOcéan. Il eut été juste^ que les zélés auteurs de cette eoUaction réaemssrat une plaee m figures secréM du chrisliaaismû, telles que ces mômes populations las ont faites. La religion n'y aurait rien perdu ; la science y pouvait gagner quelque chose.

Les voyages el las livres nous en ont assez appris pour quUl soit possible aujourd'hui d'affirmer qaa toute religion, transportée cUez un peuple de race inférieure, y subit une déehéanee; qu'elle n'eieree sur lui qu'une action incomplàte, parce que ce peuple ne prend d'elle que çe qu'il peut en prendre : tout le reste demeure aindessus et par ecrnséquent eu drtmra de son entendement. L'expérience démontre que les | races humaines n'eiereent physiquement et morale-» ment les unes sur les autres que des actions auperfi** cielles et passagères, dont l'effet ne tarde pas à disperaitre quand la cause qui l'a produit est épuisée.

Parmi ces races» il en est une qui a joué dans rhistoire religieuse du monde un rôle important, le premier après la race éryenne ; nous voulons parler des Sémites, Les savants qui se sont occupes d'anthropologie s'eecordent presque tous à placer les Sémites entre ieâ Aryas et les peuples jaunes ; non que leurs oaractéres distinetifs loisiit un moyen terme enlie cêm de notre race et ceux des Asiatiques orientaus; mais, notablement supérieurs aux jaunes, ils présea-i tant vi8«&-*vis de nous des différMoes qui ne permettant pas de les confondre avec les Indo^Européens. Le vr^

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Sémite a le cheveu aplati et par conséquent la chevelure crépue, le nez fortement courbé, les lèvres niUaates et charnues, les eitrémités massives, le mollet exigu et le pied plat. Ce qui forme un carac*tère beaucoup plus important, il appartient aux raoes occipitales, c'est*^-dire chez lesquelles la partie postérieure de la téte est plus développée que la partie antérieure ou frontale- Sa croissanoe est très-rapide ; à quinze ou seize ans elle est terminée. A cet âge, lit pièces antérieures de son erâne, où scmt renfermés les organes de rintelligence, sont déjà solidement engrenées, souvent même soudées entre elles. Dès leurs, tout accroissement ultérieur du cmeau et en particulier de la matière grise est devenu impossible. Dans les races âryennes, de tels phénomènes ne se produisent à aucune époque de la vie ; du moins on ne les y rencontre pas chez les personnes dont le développement a été normal. Les os de la téte, con* servant toujours une sorte de mobilité les uns par rapport aun autres, permettent à Tor^ne intérieur de eentinuer son évolution, et d'éprouver des transfor-

I mations jusqu'au dernier jour de la vie. Lorsque dans les dernières années nos fonctions cérébrales viennent à se troubler, ce dérangement est dû non

• point à la conformation externe de la tête, mais, selon toute ?raisemblance, à Tossification des artères. Aussi voyons-nous fréquemment parmi nous des vieillards •OBserver le lilMre eiereiee de leurs fonctions cérébrales jusqu'à leur mort.

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 ces fâits d'une nature toute physiologique en répond un autre qu'il importe de signaler, car il dépend aussi de la loi qui préside au développement pbysi^ que et moral des races humaines. A quinze ou seine ans, le Sémite est parfait, son inteiligoace a tout le développement qu'elle peut acquérir. Depuis ce mommt, le jeune homme ne fiiit plus de progrès, et pendant le reste de son existence, sa vie intellectuelle s'entretient sur ce fonds primitif auquel il ne peut plus rien ajoutei*. U y a en Égypte, en Palestine, sur les côtes de la mer Rouge et ailleurs, des hommes fort bien constitués, dont le développement intaUec^^ tuel s'arrête avant Tage de dix ans. Durant Thiver de 1868, nous avons relevé ces faits dans tout le levant de la Méditerranée, dont les grandes écoles ont successivemeot passé sous nos yeux. Âu Caire, dans un magnifique établissement crié aux frais du vice* roi, les frères de la doctrine chrétienne donnent Tins* truction à des musulmans, i des Grecs, à des Juifs et à des catholiques. Les .élèves arabes y sont d'abord classés quant à Tintelligence avant les Francs, mais ne tardent pas à être dépassés par ces demîm. k Beyrouth, où se rencontrent aussi des enfants de plusieurs races, les maîtres observent que ches les Sémites le progrès, qui est très-rapide dans les pii^** mières années, s'arrête à l'uge de huit ans ; dès lors ces élèves n'apprennent plus rien. De semblables observations ont été faites à Alexandrie chez les frères, à Ghazir chez les jésuites, à Antoura diea les la«h

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